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Célébration du seizième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant

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© UNICEF/HQ04-1202/ Ami Vitale
Elango Ramachandar et sa femme Asha Ramaiah jouent avec leur fils Yathin, de deux ans, à leur maison au Bangalore, Inde.

Par Chris Niles

NEW YORK, États-Unis, 18 novembre 2005 – La première convention internationale reconnaissant que tous les enfants ont les mêmes droits que les adultes a seize ans – et elle rencontre peu de ces problèmes de croissance familiers aux adolescents.

La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1989. Il s’agit du traité ayant obtenu l’accord le plus large de l’histoire. Deux pays seulement – les États-Unis d’Amérique et la Somalie – ne l’ont pas ratifié, encore que ces deux États aient manifesté l’intention de le faire en signant officiellement la Convention.

« La Convention signifie en fait que les enfants sont des êtres humains, et, en tant que tels, qu’ils bénéficient des droits de l’homme. Elle explique qu’un enfant doit être considéré comme une personne qui dispose de droits, mais qui a également besoin de protection », a déclaré Nadine Perrault, Administratrice de programmes à l’UNICEF et spécialiste de cette question.

La Convention indique que tous les enfants, partout, ont au minimum le droit à la vie et d’être protégés du danger. Mais elle évoque également, de façon claire, leurs droits dans le domaine social, familial et culturel. Elle fixe des normes de référence en matière de soins de santé, d’éducation et de services juridiques, publics et sociaux, et elle précise que les États parties ont l’obligation d’élaborer leurs politiques dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Le Comité des droits de l’enfant suit les progrès accomplis par chaque État partie dans l’observation de ces normes.

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© UNICEF/HQ04-0498/ Louise Gubb
Une petite fille parle devant la classe à l'école primaire de Chadza, un district rural près de Lilongwe, Malawi.

« Il y a eu des changements dans tous les pays du monde », a dit Mme Perrault, « que ce soit avec l’adoption d’une politique sociale ou dans la manière dont le gouvernement établit ses budgets – on prend en considération leurs effets sur les droits de l’enfant. Les changements ont été nombreux au niveau de la réglementation. Beaucoup de pays ont adopté des mesures légales afin de faire évoluer la façon dont les enfants sont regardés par la population. On considérait souvent les enfants comme un objet de charité. À présent, on doit raisonner en fonction de l’intérêt supérieur de chaque enfant ».

Les enfants autochtones sont spécialement reconnus par la Convention – qui est le seul traité à le faire. « Les droits des enfants autochtones constituent une grande priorité », a dit Mme Perrault.

Depuis que la convention a été approuvée, deux protocoles facultatifs à cette Convention ont été adoptés, qui insistent particulièrement sur la protection des enfants contre la traite, la prostitution et la pornographie, et lors des conflits armés.

Plus généralement, alors que la Convention vit ses années d’adolescence, elle va continuer à peaufiner sa jurisprudence relative aux droits de l’enfant.

« Maintenant, nous réfléchissons aux moyens de mettre en œuvre les droits de l’enfant au niveau du pays, de la communauté et à l’intérieur de la famille », a dit  Mme Perrault.


 

 

Vidéo (en anglais)


18 novembre 2005 :
Nadine Perrault, Administratrice de l’UNICEF, chargée des question de droits de l’enfant, examine les progrès réalisés dans ce domaine depuis l’adoption par les Nations Unies de la Convention relative aux droits de l’enfant.

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