Pakistan

Rétablir l’approvisionnement en eau dans les zones du Pakistan affectées par le tremblement de terre

Image de l'UNICEF
© UNICEF Pakistan/2005/Asad Zaidi
Des enfants d’un camp proche de Muzaffarabad, au Pakistan, puisent de l’eau à l’une des grandes citernes de stockage fournies par l’UNICEF. La capacité de chaque réservoir est de 700 gallons, environ 2 800 litres.

Par Kitty Logan

MUZAFFARABAD, Pakistan, 6 janvier 2006 – Près de trois mois après le séisme qui a ravagé la région frontalière entre le Pakistan et l’Inde, l’UNICEF poursuit ses efforts de secours dans cette zone. La distribution d’eau salubre aux personnes sinistrées demeure une priorité. Grâce aux réparations effectuées et au dispositif d’approvisionnement provisoire adopté, les besoins en eau de près de 90 pour cent de la population du Pakistan touchée par le séisme  – y compris ceux des résidents des camps et des habitants des villes – sont à présent satisfaits.

Rétablir l’approvisionnement en eau à Muzaffarabad

Le séisme du 8 octobre 2005 a mis en pièces le système de distribution d’eau de la ville de Muzaffarabad. L’usine de traitement de l’eau a subi des dégâts importants.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Pakistan/2005/Asad Zaidi
Un camion citerne livre de l’eau dans un camp, proche de Muzaffarabad, ouvert aux survivants du sinistre.

Mais dans les cinq jours suivant le tremblement de terre, les autorités locales ont remis les pompes en marche. L’UNICEF a aidé à la remise en état de l’usine, qui approvisionne en eau une population de plus de 150 000 personnes. Grâce à la réhabilitation du réseau d’eau de Muzaffarabad, plus de 95 pour cent des habitants ont à nouveau accès à de l’eau salubre.

«L’UNICEF a apporté son aide tant en matière de conseil qu’au niveau de la fourniture de matériel, à savoir des tuyaux, des pompes, des accessoires et des réservoirs », précise Bent Kjellerup, le spécialiste de l’UNICEF en matière d’eau et d’assainissement, qui a travaillé au côté des autorités locales, à Muzaffarabad.

La situation dans les camps

L’UNICEF contribue également à la poursuite d’un approvisionnement provisoire en eau dans les camps destinés aux personnes laissées sans abri à la suite du séisme. Des camions citernes acheminent de l’eau permettant de remplir les réservoirs de stockage sur le site – un système simple offrant un accès facile aux habitants du camp.

À la suite du séisme, Rabia Bibi a quitté une zone montagneuse isolée pour vivre dans un camp provisoire plus proche des ressources dont la ville dispose. « Nous avions l’habitude d’aller puiser notre eau dans le torrent », dit-elle. « Lorsque nous sommes arrivés ici, nous étions sales et je n’avais pas suffisamment d’eau pour me laver. Et ces gens ont fabriqué pour nous ces latrines puis cette citerne. À présent, nous disposons des équipements et nous sommes heureux ».

De nouvelles améliorations sont en cours, conduisant à l’approvisionnement en eau par des tuyaux définitifs venant remplacer les formules provisoires avec recours aux camions citernes. L’UNICEF et ses partenaires ont également construit près de 10 000 latrines sur les 16 000 qui sont nécessaires.

Plus de 73 000 personnes sont mortes, victimes du tremblement de terre d’octobre. On compte environ 3,3 millions de sans abri ; et 1,6 à 2,2 millions d’enfants ont été touchés.

Eric Mullerbeck et Sabine Dolan ont contribué à ce reportage.


 

 

Vidéo (en anglais)

6 janvier 2006 :
La correspondante de l’UNICEF, Sabine Dolan, décrit la tâche de l’organisation dans la remise en état au Pakistan des systèmes d’eau, gravement endommagés par le séisme d’octobre.

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