En bref : Niger

Dans les zones rurales du Niger, des nouveaux systèmes de distribution d'eau salubre permettent aux enfants d'aller à l'école

Image de l'UNICEF
© UNICEF Niger/2009/Bisin
Fatima Hamouma, 8 ans, peut aller à l'école primaire dans son village depuis maintenant un an. Grâce à l'installation d'un système de distribution d'eau dans son village du Niger, elle ne passe plus de longues heures à aller chercher de l'eau.

Par Sandra Bisin

Avec pour thème « De l'eau propre pour un monde sain », la Journée mondiale de l'eau de cette année, le 22 mars, a pour but de stimuler les initiatives destinées à améliorer la qualité de l'eau dans le monde. Voici un reportage sur ce sujet concernant les programmes d'eau potable de l'UNICEF au Niger. 

VILLAGE DE CHINWAGHARI, Niger, 22 mars 2010 – Entourée d'une foule d'autres enfants, chacun portant des récipients vides, Fatima Hamouma, 8 ans, se dirige vers les robinets d'eau tout neufs récemment installés de son village. En seulement quelques minutes, elle remplit ses six récipients. Il y a seulement un an, aller chercher de l'eau au vieux puits classique aurait exigé au moins trois heures d'un dur travail.

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« C'est facile, » dit Fatima. « Avant, nous devions faire la queue pendant longtemps pour avoir l'eau. Et la plupart du temps, elle n'était pas propre. »

Installation de robinets d'eau

Les nouveaux robinets, qui ont été installés il y a un an, offrent un accès direct à l'eau potable pour les 1100 habitants du village de Chinwaghari. Ils font partie d'un mini système de distribution d'eau ultramoderne mis en place par l'UNICEF, le Gouvernement du Niger et divers autres partenaires. Le but est d'accroître dans la communauté l'accès durable à l'eau salubre et à l'assainissement, ce qui réduit ainsi la prévalence des maladies d'origine hydrique, telles que la diarrhée, chez les enfants. 

 L'opération a été réalisée en collaboration avec Rotary Belgium et le Comité national belge de l'UNICEF. A ce jour, le Rotary Belgium a participé à ce programme à hauteur d'environ 400 000 dollars.

« Assurer l'accès à l'eau potable est un investissement essentiel pour améliorer la survie de l'enfant dans un pays qui a un des taux de mortalité infantile les plus élevés du monde, » expliquait Georges Richard, un représentant du Rotary Belgium lors d'une récente visite au Niger.

Les populations nomades marginalisées

La plus grande partie de la population du village aride et isolé de Fatima sont des Touaregs nomades éleveurs de bétail. Les nomades figurent parmi les populations les plus marginalisées du Niger en raison de leur style de vie et de leur niveau élevé d'analphabétisme.

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Des enfants utilisernt le nouveau système de distribution d'eau récemment installé avec l'aide de l'UNICEF Niger dans le village de Chinwaghari.

De nouvelles installations d'eau salubre comme celle de Chinwaghari facilitent à présent l’accès des installations sanitaires à plus de 19 000 personnes se trouvant dans des communautés difficilement accessibles. Plus de 12 pour cent de la population du district de Tchintabaraden, dans la région de Tahoua, a maintenant accès à de meilleures sources d'approvisionnement en eau. 

Néanmoins, plus de 80 pour cent de l'ensemble de la population du Niger vit dans les zones rurales et près des trois quarts de ces Nigériens n'ont toujours pas accès à l'eau potable. Au lieu de cela, ils se procurent l'eau à partir de puits non améliorés, du fleuve Niger ou d'étendues d'eau comme les étangs. En outre, seulement 7 pour cent de la population du pays (et seulement 3 pour cent dans les zones rurales) dispose de sanitaires adaptés.

Ces moyens d’assainissement insuffisants et cette mauvaise hygiène ont de graves répercussions sur la santé des enfants. Dans le monde, la diarrhée, souvent provoquée par la consommation d'eau contaminée, est la deuxième cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans. Environ 1,5 million d'enfants meurent chaque année de maladies diarrhéiques.

Lier l’eau salubre à l'enseignement

Retour à Chinwaghari où davantage d'enfants du village vont à l'école grâce au niveau système de distribution d'eau, non seulement parce qu'ils passent moins de temps à aller chercher de l'eau pour leurs familles mais aussi parce que l’amélioration de l’accès à l’eau incite les groupes nomades à s'établir à un endroit. 

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Avant que le nouveau système de distribution d'eau ne soit installé dans le village de Chinwaghari, Aïchatou Mahamma (à droite) devait passer la nuit auprès du puits sec pour obtenir le matin de l'eau pour sa famille.

Il y a trois ans, seulement sept enfants étaient inscrits à l'école primaire du village. Aujourd'hui, on y compte plus de 60 élèves.

« Avant, c'était difficile parce que le puits était loin du village, » se souvient Aïchatou Mahamma, 28 ans et qui est mère de six enfants. « Pour nous, l'eau signifie la vie. Ce qui se passe dans notre village grâce à cette opération nous amène l'espoir. » 

Tout en apportant une infrastructure indispensable, l'UNICEF et ses partenaires encouragent une bonne hygiène en organisant des discussions au sein de la population, en favorisant le dialogue et en soutenant activement le lavage des mains avec du savon, une habitude qui peut réduire de 40 pour cent les maladies diarrhéiques.


 

 

Vidéo (en anglais)

Le reportage de la correspondante de l'UNICEF Nina Martinek sur les systèmes de distribution d'eau potable qui permettent aux enfants d'aller à l'école dans les zones rurales du Niger.  
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