Eau, assainissement et hygiène

L’UNICEF fait la promotion d’un assainissement respectant l’hygiène pour la Journée mondiale de l’eau 2008

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© UNICEF/HQ07-0634/Pirozzi
Des garçons se dirigent vers des latrines installées par l’UNICEF dans le village de Kobelema, au Libéria. Dans les pays où il n’existe qu’un accès limité à l’assainissement, le fait de disposer chez soi de latrines simples peut exercer un impact important sur l’amélioration de la santé infantile.

Par Elizabeth Kiem

NEW YORK, Etats-Unis, le 20 mars 2008 –  Pendant la Journée mondiale de l’eau, comme tous les jours, environ 2,5 milliards de gens doivent faire leurs besoins ailleurs que dans des toilettes ou des latrines. Ce n’est pas une statistique que beaucoup de gens aiment regarder de près, mais il s’agit d’une donnée cruciale dans le cadre des actions menées pour diminuer la mortalité infantile.

La pénurie de toilettes salubres engendre 200 millions de tonnes de déchets non traités dans notre environnement tous les ans. Il s’agit de déchets dégorgeant de pathogènes responsables de diarrhées, deuxième cause de décès chez les enfants âgés de moins de cinq ans.

En diminuant l’exposition aux déchets humains grâce aux toilettes et aux latrines salubres, la contamination diminue énormément. On évite ainsi 400 millions de cas de maladie. Une enquête récente menée auprès de 11 000 praticiens médicaux par le British Medical Journal a identifié l’assainissement comme le plus grand progrès médical depuis 150 ans – un progrès plus important que la pénicilline, l’anesthésie appliquée avec succès et l’établissement de la carte du génome humain.

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© UNICEF/HQ06-1450/Bito
Une fille se lave les mains dans les toilettes alors que d’autres filles font la queue pour utiliser les lieux à l’Ecole primaire San Antonio de Capiz aux Philippines. L’UNICEF a installé l’eau courante et a amélioré également l’assainissement à l’école.

L’assainissement en tant qu’ « orphelin institutionnel »

L’installation de toilettes n’est pas seulement une mesure de santé publique efficace – c’est aussi une mesure peu onéreuse.

« Un bon assainissement ne veut pas dire un assainissement cher, » dit la Chef de la section Eau et assainissement de l’UNICEF, Clarissa Brocklehurst. « Il peut s’agir d’une latrine très simple à fosse, un trou au sol bien fermé. C’est aussi bien que des toilettes avec chasse d’eau. »

L’assainissement salubre peut être abordable et facile, mais il n’est réalisable que si les gens admettent son importance. Il y a une aversion générale à aborder la question des toilettes, sans parler de s’attaquer à ce problème, si bien que l’assainissement est devenu un « orphelin institutionnel »… pris entre le Ministère de l’eau et le Ministère de la santé, dit Mme Brocklehurst.

Des investissements dans l’assainissement ont un impact qui va au-delà de la santé publique. Selon une enquête de l’Organisation mondiale de la Santé, pour chaque dollar E.-U. investi dans la réalisation de l’Objectif n° 7 du millénaire pour le développement  –réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès à l’eau potable et à un assainissement de base d’ici 2015 – plus de 9 dollars seront économisés dans les domaines de la santé, de l’environnement et de l’éducation.

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© WASH 2008
Une affiche s’intégrant dans la campagne de sensibilisation WASH (water supply, sanitation and hygiene - approvisionnement en eau, assainissement et hygiène) incite la communauté internationale à régler le problème de la pénurie critique de toilettes.

De la même manière, l’inaction coûte cher. Lors de la flambée de choléra au Pérou en 1991, par exemple, qui a été déclenché par l’eau insalubre dans les bas quartiers et les   communautés de squatters, le coût pour l’économie nationale s’est élevé à un milliard de dollars E.-U. dans l’espace de seulement 10 semaines – une somme trois fois supérieure aux investissements totaux du Pérou permettant des améliorations dans le domaine de l’eau et de l’assainissement au cours des années 1980.

La campagne « Dépêchez-vous ! » 

La Journée mondiale de l’eau est célébrée partout dans le monde, où l’utilisation d’eau insalubre joue un rôle dans 88 pour cent de toutes les maladies. En 2008, qui est aussi l’Année internationale de l’assainissement, le message aux administrations publiques dans le monde entier est le suivant : les objectifs en matière d’eau salubre ne peuvent pas être réalisés sans s’attaquer à la crise mondiale de l’assainissement.

Afin de souligner l’urgence du problème, une nouvelle campagne de sensibilisation  WASH (water supply, sanitation and hygiene [approvisionnement en eau, assainissement et hygiène]) met l’accent sur le nombre grandissant de personnes concernées. Les affiches de la campagne WASH montrent les images universelles utilisées pour indiquer les toilettes des hommes et des femmes, et incitent à l’action rapide : « Dépêchez-vous ! 2,6 milliards de gens attendent pour aller aux toilettes. »

Il y a peu de temps, ce chiffre était de 2,4 milliards.


 

 

Vidéo (en anglais)

Le 20 mars 2008 :
La correspondante de l’UNICEF Elizabeth Kiem examine le tabou des toilettes et l’humour focalisé sur les pots de chambre – rien de drôle dans le contexte des objectifs mondiaux en matière d’assainissement.
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Mars 2008:
La correspondante de l'UNICEF Amy Bennett parle de "Stand Up for Those Who Can't Sit Down", un évènement sponsorisé par l'UNICEF et UN Water afin de promouvoir la conscientisation sur l'importance de l'assainissement.
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Audio (en anglais)

4 mars 2008:
La chef de la section Eau et assainissement de l’UNICEF, Clarissa Brocklehurst, explique à Radio UNICEF pourquoi l'importance de l'assainissement est souvent ignorée.
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