Eau, assainissement et hygiène

L’initiative WASH insiste sur la nécessité d’améliorer l’eau et l’assainissement pour les femmes africaines

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© UNICEF/HQ00-0180/ Pirozzi
Deux femmes puisent de l’eau pour la lessive au bord du fleuve Limpopo, au Mozambique. L’initiative WASH cherche à donner la priorité aux besoins des femmes et des filles en eau et en assainissement.

Par Rachel Bonham Carter

NEW YORK, 15 septembre 2005 – Alors que les dirigeants du monde se réunissent pour le Sommet mondial des Nations Unies, l’UNICEF contribue à attirer l’attention sur un problème qui gâche la vie de millions de femmes et d’enfants de l’Afrique subsaharienne : l’accès insuffisant à l’eau et à l’assainissement de base.

La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, va s’associer aux autres membres de l’initiative des Dirigeantes pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène (Water, Sanitation and Hygiene – WASH) pour insister sur cette question au cours du Sommet.

L’accès à l’eau salubre constitue l’une des principales priorités de l’UNICEF. Il ne s’agit pas seulement de l’une des questions sanitaires les plus urgentes dans le monde, c’est aussi un moyen permettant de donner un nouvel élan au progrès en Afrique.

« Plus de 58 pour cent de la population de l’Afrique subsaharienne vit à 30 minutes à pied d’un point d’eau salubre et seulement 16 pour cent des gens sont raccordés chez eux », explique Vanessa Tobin, Chef de la Section Eau, environnement et assainissement à l’UNICEF. « Ce sont les femmes et les enfants qui souffrent le plus de cette situation ».

« Ce sont toujours les femmes et les jeunes filles qui portent l’eau sur de longues distances. Parfois, elles passent jusqu’à trois et quatre heures par jour pour aller puiser de l’eau destinée à leur foyer. C’est à la fois un lourd fardeau, physiquement, pour les femmes et une charge, au plan économique, pour ces pays. Le temps et l’énergie que les femmes consacrent à puiser de l’eau se fait aux dépens d’autres activités ».

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© UNICEF/HQ00-0509/ Chalasani
Ayant rempli d’eau leurs bidons, deux femmes repartent à pied d’une source située entre les villages de Wajid et Rabdure, dans le sud de la Somalie. Parfois, des femmes passent trois à quatre heures par jour à la corvée de l’eau.

Vue d’ensemble

Le septième des huit Objectifs du Millénaire pour le développement demande aux gouvernements de réduire de moitié le pourcentage de la population n’ayant pas accès à de l’eau salubre et à un assainissement de base. L’Afrique subsaharienne est la seule région qui a très peu de chances d’atteindre ces deux objectifs, à moins qu’une action concertée ne soit menée.

Des moyens d’assainissement insuffisants se traduisent par une mauvaise santé de la population. Chaque année, plus de 700 000 enfants africains meurent de diarrhée. Des millions d’autres survivent mais souffrent d’une malnutrition chronique, responsable de plus de la moitié des décès d’enfant sur le continent.

La maladie contraint les enfants à manquer l’école et peut réduire leur aptitude à apprendre. On a montré qu’en équipant les écoles d’un assainissement de base, y compris des toilettes séparées pour les garçons et les filles, on faisait augmenter la fréquentation scolaire et on encourageait les filles à se scolariser. Lorsque les enfants apprennent de bonnes pratiques d’hygiène à l’école, ils les ramènent chez eux, et de là ces pratiques se diffusent dans la communauté.

« Ce sont encore les femmes qui souffrent lorsqu’il n’y a pas de latrines près de la maison », constate Mme Tobin. « Ce n’est jamais pour des raisons de santé ou d’hygiène qu’on désire des latrines chez soi, mais pour la commodité, la dignité et l’intimité qu’elles offrent aux femmes. Les avantages de la santé et de l’hygiène n’apparaissent qu’à long terme, une fois que les latrines permettent d’en bénéficier ».

Des dirigeantes pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène

La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, s’est associée à l’initiative des Dirigeantes pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène (Water, Sanitation and Hygiene – WASH), qui invite à insister davantage sur la satisfaction des besoins des femmes et des filles en la matière. Parmi les autres femmes en vue, figurent notamment Hilde Frafjord Johnson, la Ministre norvégienne du développement international, et Maria Mutagamba, la Ministre d’État ougandaise chargée de l’eau.

WASH aide les gouvernements à faire participer les femmes au processus de planification des projets concernant l’eau et l’assainissement. L’initiative part du concept selon lequel la fourniture de meilleurs services aux femmes et aux filles profite aux communautés entières.


 

 

Vidéo (en anglais)

15 septembre 2005 :
Alors que le Sommet mondial des Nations Unies se poursuit à New York, l’UNICEF invite les dirigeants du monde à améliorer l’approvisionnement en eau et l’assainissement afin de protéger les femmes et les enfants.

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Vidéo (en anglais)


15 septembre 2005 :
Vanessa Tobin, Chef de la Section Eau, environnement et assainissement à l’UNICEF, parle des conséquences d’une absence d’accès à l’eau salubre pour les femmes et les enfants en Afrique subsaharienne.

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