Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

L'UNICEF dépêche des secours d'urgence aux rescapés de la catastrophe en Asie

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© REUTERS/Babu AH
Des femmes et enfants indiens attendent des vivres à Madras, au sud de l’Inde.

NEW YORK,  27 décembre 2004 – L’UNICEF est en train de dépêcher des secours d’urgence aux communautés côtières dévastées par les raz-de-marée provoqués par le tremblement de terre de dimanche.
 
 « Des centaines de milliers de personnes ont survécu aux raz-de-marée de dimanche, maintenant nous devons les aider à survivre à ses conséquences », a dit la Directrice générale de l’UNICEF Carol Bellamy. « Pour les enfants, les jours à venir sont d’une  importance cruciale ».

Les rescapés de la catastrophe, qui a fait plus de 23 000 morts en Asie ce week-end, s’efforcent de retrouver les disparus et d’enterrer ou d’incinérer les morts.

« Dans la plupart de ces pays, la population est très jeune, nous sommes donc très préoccupés par le sort des enfants qui ont perdu leurs parents ou ont été séparés d’eux », a dit Carol Bellamy lundi.

Plus de 13 000 personnes ont trouvé la mort au Sri Lanka, d’après un bilan provisoire, 3 500 en Inde, 4 500 en Indonésie et 866 en Thaïlande lorsque une muraille d’eau haute de 10 mètres a surgi de la mer et tout englouti sur son passage dimanche matin.

Lisette Burgers, d’UNICEF-Inde, se trouvait en visite à Chennai au moment de la catastrophe.

« Nous revenons d’un village où 200 des 500 maisons ont été détruites. Les bateaux avaient été catapultés en haut des maisons, 200 bateaux. Même des maisons de ciment ont été démolies et à côté, les voitures avaient été balayées », a-t-elle dit.

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© UNICEF/SD/04/y.thoby
A Copenhague, un employé de l’UNICEF emballe des trousses sanitaires d’urgence à destination du Sri Lanka.

L’UNICEF, d’autres institutions de l’ONU et de nombreuses ONG travaillent avec les gouvernements des pays affectés pour évaluer les besoins et offrir une aide immédiate aux survivants.

« Si l’on peut donner une bonne nouvelle, c’est que l’UNICEF est à pied d’œuvre et que nous sommes déjà intervenus avec le reste de l’ONU », a dit Mme Bellamy.

« Nous avons envoyé des médicaments et des équipements pour abris aux différents pays touchés, a-t-elle ajouté. Nous avons réaffecté les sommes dont nous disposions déjà dans les budgets de ces pays, ce qui fait que l’on n’est pas obligé d’attendre un quelconque feu vert. Nos équipes sont en route, nous essayons d’aider. Nous voulons faire tout ce qui est possible », a-t-elle dit.

Au Sri Lanka, l’UNICEF est déjà intervenu et, conformément à ce que demandait le gouvernement, il a livré plus de 30 000 couvertures et matelas ainsi que des tee-shirts et autres vêtements récupérés dans les entrepôts d’urgence locaux. Un avion s’envolera de Copenhague en direction de Colombo mardi, avec 45 tonnes de matériel d’assistance humanitaire dans ses soutes. L’appareil transporte des sels de réhydratation orale pour enfants malades et des fournitures médicales, suffisamment pour couvrir les besoins de 150 000 personnes pendant trois mois, ainsi que du matériel pour abri, des tentes, des couvertures et autres équipements de secours. L’UNICEF-Sri Lanka devrait lancer un appel de fonds à hauteur de 6 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents des enfants du Sri Lanka. Plus de cinq pour cent de la population de Sri Lanka a été directement affectée par le raz-de-marée.

En Inde, l’UNICEF appuie les efforts accomplis par les autorités locales, des Etats et le Gouvernement fédéral. Dans l’Etat du Sud de Tamil Nadu,  l’UNICEF fournit des centaines de milliers de comprimés de purification de l’eau, 1 600 citernes d’eau (500 litres chacune), 200 000 sachets de réhydratation orale, des fournitures médicales susceptibles de satisfaire les besoins de 30 cliniques et 30 000 couvertures. 

Les autres Etats indiens affectés par le raz-de-marée ne signalent pas avoir besoin d’aide supplémentaire pour l’instant, bien que l’on éprouve beaucoup d’inquiétude à propos des îles indiennes d’Andaman et Nicobar. Ces deux îles sont proches de l’épicentre du tremblement de terre à l’origine du raz-de-marée et l’on n’a pas réussi à entrer en communication avec les habitants de manière régulière.

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© UNICEF/India/04/Galway
Du personnel de l’UNICEF à Chennai, (Inde) inspecte les citernes avant qu’elles soient expédiées dans les camps de secours installés dans les zônes côtières frappées par le raz de marée du 26 décembre.

En Indonésie, des employés de l’UNICEF font partie d’une équipe d’évaluation de l’ONU dépêchée dans la province d’Aceh pour identifier les besoins les plus urgents. Au centre d’approvisionnement de l’UNICEF à Copenhague, un avion est en train d’être chargé de fournitures médicales et nutritionnelles pour enfants, d’équipement pour abris et de comprimés de purification d’eau. Il est difficile d’entrer en contact avec les régions les plus isolées d’Aceh, et ce n’est qu’au cours des 48 heures à venir que l’on pourra évaluer avec plus de précision les besoins humanitaires.

Aux Maldives, frappées de plein fouet par le tsunami, l’UNICEF et les institutions des Nations Unies travaillent avec le gouvernement pour coordonner des secours internationaux qui permettront d’acheminer des fournitures de purification de l’eau, des vivres, des vêtements pour enfants, des fournitures pour abris et autres équipements essentiels. La communication avec les îles périphériques reste difficile mais il faudra certainement fournir davantage une fois que leurs besoins seront connus.

En Thaïlande, au Bangladesh, et à Myanmar, l’UNICEF appuie les efforts des autorités nationales pour répondre aux besoins sur place. L’impact de la catastrophe n’a pas été aussi vaste mais on ne dispose pas encore d’une évaluation d’ensemble

Dans chaque pays affecté, l’UNICEF a un bureau où travaillent des experts qui vivent sur place. L’UNICEF devrait lancer un appel de fonds pour aider à répondre aux besoins des enfants affectés dans ces régions dans les 48 heures.

« Il faut aller très vite, a dit Mme Bellamy, il y a beaucoup de gens, sur des milliers de kilomètres de côtes dont la vie, le foyer et les moyens d’existence ont été dévastés. Ils ont besoin de notre aide tout de suite ».


 

 

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27 décembre 2004 : la Directrice générale de l’UNICEF Carol Bellamy évoque la catastrophe en Asie

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Audio (en anglais)

  • John Budd, chargé de communication à l’UNICEF, commente la situation en Indonésie.


  • Martin Dawes, chargé de communication à l’UNICEF, commente la situation au Sri Lanka.


  • Lisette Burgers, la chef de la section d'Eau, assainissement et environnement commente la situation en Chennai, Inde.


  • Inese Zalitis, représentant de l’UNICEF en Thaïlande commente la situation en Thaïlande


  • Jason Rush, chargé de communication à l’UNICEF, commente la situation au Myanmar.


  • Tom Bergmann-Harris, le représentant adjoint de l’UNICEF, commente la situation aux Maldives.
     

  • Siddharth Chatterjee, Analyste à l’UNICEF, commente la situation en Somalie

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