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L’UNICEF et les « Special Olympics » marquent l’entrée dans une nouvelle période pour la protection des enfants handicapés

ATHÈNES, Grèce, 27 juin 2011 – Alors que le berceau des jeux olympiques modernes vibre à nouveau au rythme de la compétition, le Directeur général de l’UNICEF Anthony Lake a rejoint des athlètes, des membres de leurs familles, et d’autres supporters du monde entier dans le cadre des Jeux mondiaux d’été 2011 « Special Olympics ».

VIDÉO (en anglais) : le 26 juin 2011 – La correspondante de l’UNICEF Chris Niles fait le point sur l’ouverture à Athènes des Jeux olympiques spéciaux (Special Olympics).  Regarder dans RealPlayer

 

Ces jeux réunissent plus de 7000 athlètes handicapés mentaux de 180 pays qui s’affrontent dans 22 disciplines olympiques.

« Ces enfants, plus que les autres enfants, sont stigmatisés, exclus des écoles, de leurs familles, ils sont exposés aux types de traite d’enfants les plus sordides; et ils sont privés du droit de devenir des membres productifs de la société, ce qui représente une perte pour les sociétés comme pour les enfants », a expliqué Anthony Lake en regardant les jeunes athlètes depuis les tribunes du stade olympique d’Athènes.

« Hier soir, en pénétrant dans le stade, la foule était très dense et applaudissait chaleureusement. Les enfants avec qui je marchais, on pouvait le voir, étaient fiers », a-t-il dit.

Anthony Lake, qui s’est rendu à Athènes pour attirer l’attention sur le sujet des enfants handicapés, a participé à la cérémonie d’ouverture des jeux samedi soir, en accompagnant les sportifs des Special Olympics Vietnam dans le défilé des athlètes. Stevie Wonder,  le célèbre musicien, a joué pour un stade plein à craquer.

VIDÉO (en anglais) : 26 juin 2011 - Le Directeur général de l'UNICEF, Anthony Lake, parle de l'importance de l'équité pour les enfants handicapés.  Regarder dans RealPlayer

 

Des athlètes talentueux

Dimanche, Anthony Lake a rencontré les athlètes, notamment Sijida Khatun, 15 ans, qui représente l’Inde en volleyball. Elle vient d’une famille pauvre de Calcutta. Comme de nombreux enfants handicapés mentaux, Sijida a été placée en établissement spécialisé assez rapidement. « Tu peux être très fière de toi, nous sommes si fiers de toi », a dit Anthony Lake à Sijida, alors qu’ils discutaient  sur la pelouse à l’extérieur du stade, notamment de leur amour du sport.

L’UNICEF collabore avec des partenaires comme les Special Olympics afin de promouvoir l’égalité des chances pour les enfants handicapés et de les aider à atteindre leur plein potentiel. Le partenariat international avec les Special Olympics a débuté en 2007 et la collaboration s’étend actuellement à quinze pays.

Image de l'UNICEF
© Special Olympics/Will Schermerhorn
Anthony Lake, le Directeur général de l’UNICEF, avec Sijida Khatun qui, à 15 ans, représente l’Inde en volleyball aux Special Olympics à Athènes, en Grèce. Comme de nombreux enfants handicapés mentaux, elle a été placée dans un établissement spécialisé très tôt.

Avec les autres supporters et spectateurs, dont le joueur de basketball  Yao Ming,  une des grandes vedettes mondiales de ce sport,  Anthony Lake a également pris connaissance du programme de bonne santé des athlètes des Special Olympics. Ce programme a offert à plus d’un million d’athlètes des Special Olympics des examens de santé, un enseignement et des soins gratuits depuis son lancement il y a une dizaine d’années.

« Nous savons que même si ces athlètes voyagent depuis de nombreux pays pour s’affronter sur la scène mondiale, nombreux sont ceux qui arrivent aux jeux avec de sérieux problèmes de santé », a expliqué Darcie Mesereau, vice présidente des programmes de santé pour les Special Olympics International.

Les enfants handicapés se voient quotidiennement refuser l’accès à la santé, à l’éducation et aux services sociaux. Ils sont aussi souvent exclus de la participation à la vie familiale ou communautaire, et sont davantage exposés aux risques de violences et de sévices.

Image de l'UNICEF
© Special Olympics/Will Schermerhorn
Timothy P. Shriver, à gauche, président et administrateur des Special Olympics International, et Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF, ont signé un protocole d’entente global qui marquera le début d’une nouvelle collaboration entre les deux organismes dans le cadre du plaidoyer en faveur des droits des enfants handicapés.

Lundi, lors d’une cérémonie spéciale, l’UNICEF et les Special Olympics se sont engagés à renforcer leur partenariat global. Ensemble, Anthony Lake et M. Timothy P. Shriver, président et administrateur des Special Olympics, se sont engagés au nom de leurs organisations à lutter contre les comportements négatifs envers les enfants handicapés, et à changer les lois et politiques qui les privent d’un accès équitable à la santé, l’éducation et aux autres services sociaux.

Prendre soin de chaque enfant

Timothy P. Shriver a insisté sur l’engagement des organisations à concrétiser des résultats. « En signant cet accord, nous signalons notre détermination féroce et acharnée à agir. Nous ne nous reposerons pas tant que cet accord n’aura pas débouché sur des résultats concrets, dans un an, ou deux, ou trois ».

Inspiré par sa rencontre avec les jeunes athlètes des Special Olympics, Anthony Lake a ajouté : « Un monde qui prend soin de chaque enfant est un monde meilleur pour tous les enfants. Voilà ce à quoi nous aspirons, armons-nous de courage pour tenter de construire ce monde meilleur ».


 

 

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