| Vous trouverez sur cette page des informations précédentes, mises à jour en mai 2002 pour la dernière fois et qui constituent une documentation de référence. Pour les dernières informations concernant la Session extraordinaire consacrée aux enfants, veuillez consulter la page d'accueil de la Session extraordinaire.
Le journal de Malal
Merdredi 8 mai
Nous aussi, nous voulons fonder une famille, et nous voulons
travailler pour donner à nos enfants un monde meilleur.
C'est aujourd'hui que commence officiellement la Session
extraordinaire en faveur des enfants à l'ONU. Au cours
de la journée, j'ai assisté à diverses
réunions et rencontres.
Le matin, j'ai assisté à une rencontre portant
sur les moyens nécessaires pour assurer une éducation
de qualité pour tous les enfants vivant dans les quartiers
défavorisés. En après midi, j'ai assisté
à une réunion ou les participants ont discuté
du rôle des ONG à l'échelle internationale.
L'événement marquant de la journée a
été la Marche pour les droits de l'enfant. Des
centaines de personnes se sont rassemblés à
Union Square, au centre de la ville, pour marcher en faveur
des enfants. Il y avaient des gens de tous les âges,
de toute les nationalités. Nous avons porté
des pancartes du mouvement Tapori. L'atmosphère était
très animée et très bruyante. Nous avons
marché jusqu'au Nations Unies, un trajet d'environ
une heure et demie. C'était la première fois
que je participais à une marche de ce genre.
Tous les participants se sont réunis à la place
Dag Hammarskjöld, devant les bâtiments de l'ONU.
Il y avait une petite scène sur laquelle des enfants
ont chanté et ont raconté leurs expériences.
Plusieurs personnalités assistaient à l'événement,
y compris Juan Somavia, le Directeur de l'organisation mondiale
du travail.
Nick et moi sommes également montés sur la
scène pour raconter l'histoire de Barakissa et de bien
d'autres enfants qui ne peuvent aller à l'école
faute de moyens. Pendant les réunions à lONU
cette semaine, jai demandé aux autres enfants
combien dentre eux sont scolarisés.
La grande majorité le sont. Cest bien pour eux
mais ça veut dire que nous discutons des obstacles
à la scolarisation sans la participation dun
groupe denfants qui ne profitent pas eux-mêmes
de lécole. Sans prendre le temps pour bien connaître
les enfants comme Barakissa, Dominique ou Kassandra, comment
imaginer ce quils traversent avec leur famille, et quels
soutiens les aideraient vraiment pour gagner une éducation
?
Nick nous a rappelé que chaque enfant doit avoir la
chance dapprendre, non seulement pour avoir un emploi
plus tard, mais parce quon se sent si bien quand on
apprend quelque chose de nouveau.
Ils est important que les grands se rappellent que leurs
ancêtres ont travaillé pour eux. Les grands qui
ont du pouvoir doivent à leur tour travailler pour
nous. Nous aussi, nous voulons fonder une famille, et nous
voulons travailler pour donner à nos enfants un monde
meilleur.
L'UNICEF défend le droit de chaque enfant d'être
entendu et offre aux jeunes la possibilité d'exprimer
leurs points de vue et leurs impressions de la Session extraordinaire
des Nations Unies consacrée aux enfants. L'article
ci-dessus reflète les opinions d'un enfant délégué
à la Session et ne représente pas les politiques
ou positions de l'UNICEF
|