Centre de presse
Des maladies liées à la pollution tuent
chaque année des millions denfants
Ces chiffres alarmants apparaissent dans un nouveau
rapport de lONU publié à loccasion
de la conférence sur les enfants
New York/Nairobi/Genève, le 9 mai 2002
Chaque jour, 5 500 enfants meurent de maladies imputables
à la consommation deau ou daliments
pollués, selon une nouvelle étude publiée
par trois institutions des Nations Unies.
Ce chiffre alarmant, qui apparaît dans Les enfants
du nouveau millénaire : Impact de lenvironnement
sur la santé, montre que, dans le monde entier,
les enfants sont les premières victimes de la
détérioration de lenvironnement,
en dépit des progrès accomplis au cours
des dix dernières années pour améliorer
tant lenvironnement que le bien-être des
enfants. Les maladies les plus largement attribuées
à ces dégradations, à savoir la
diarrhée et les infections respiratoires aiguës,
constituent deux des principales causes de mortalité
infantile.
« Nous avons fait de grands progrès ces
dix dernières années. Les enfants sont
en meilleure santé de nos jours. Laccès
à leau potable sest amélioré.
Mais ces statistiques inquiétantes montrent que
nous avons à peine effleuré les problèmes
les plus importants, a affirmé Carol Bellamy,
Directrice générale de lUNICEF.
Il y a bien trop denfants qui meurent de maladies
qui pourraient être évitées sils
avaient accès à de leau salubre
et à lassainissement. »
La publication du rapport, long de 140 pages et publié
conjointement par lUNICEF, le Programme des Nations
Unies pour lenvironnement et lOrganisation
mondiale de la santé (OMS), coïncide avec
la Session extraordinaire de lAssemblée
générale consacrée aux enfants,
qui se tient du 8 au 10 mai. Cette conférence
capitale, à laquelle participeront plus de 60
chefs dEtat et de gouvernement et 170 délégations
nationales, a pour but de redonner à lenfance
une place prépondérante à lordre
du jour de la communauté internationale et de
favoriser une augmentation des investissements dans
les services sociaux essentiels pour les jeunes. Lun
de ses principaux objectifs est daméliorer
laccès des foyers à des installations
sanitaires et à une eau potable bon marché.
40 % des maladies liées à lenvironnement
touchent les enfants de moins de cinq ans.
Daprès lOMS, près du tiers
du total des maladies dans le monde peut être
imputé à des facteurs de risque environnementaux.
Plus de 40 % de ce total frappe les enfants de moins
de cinq ans, qui constituent 10 % de la population mondiale.
La malnutrition y contribue largement, car elle touche
environ 150 millions denfants et mine leur système
immunitaire. Malnutrition et diarrhée forment
un cercle vicieux : les organismes responsables de la
diarrhée abîment les parois intestinales
des enfants, ce qui les empêche de digérer
et dabsorber convenablement leurs aliments et
aggrave leur malnutrition
et leur vulnérabilité.
« Ce sont les plus jeunes qui sont les plus vulnérables.
Cela veut dire que nous devons placer les enfants au
premier plan quand nous cherchons à résoudre
le problème des milieux insalubres », a
dit la Directrice générale de l'OMS, Dr
Gro Harlem Brundtland,.
Le rapport met également en évidence
les problèmes écologiques qui touchent
directement les enfants, comme les niveaux élevés
de produits chimiques toxiques et la dégradation
ou lépuisement progressif des ressources
naturelles. La présence du plomb dans lenvironnement,
qui provient essentiellement de lessence avec
plomb, provoque des problèmes neurologiques permanents
et des troubles du développement chez lenfant.
Des millions de jeunes font des travaux agricoles, ce
qui les expose aux pesticides. Ils sont également
les premières victimes de problèmes écologiques
mondiaux tels que les changements climatiques, lépuisement
de la couche dozone ou la perte de diversité
biologique de la planète.
« Je suis convaincu quil faut assigner
un rang de priorité plus élevé
aux problèmes de santé environnementale
des enfants à léchelon international,
tant lors de la Session extraordinaire de lAssemblée
générale consacrée aux enfants
quau Sommet mondial sur le développement
durable », a fait valoir M. Klaus Töpfer,
Directeur général du Programme des Nations
Unies pour lenvironnement. « Il faut comprendre
que la réalisation des droits de lenfant
et la solution des problèmes écologiques
sont des objectifs complémentaires. Nous espérons
que cette publication poussera tous ceux qui se soucient
des enfants à agir de façon décisive
pour améliorer à la fois lenvironnement
et la santé des enfants. »
Il faut agir immédiatement sur tous les plans
Le rapport sinquiète du fait que les gens
ne sont pas très conscients de la vulnérabilité
particulière des enfants. Le rapport recommande,
entre autres, daccroître les investissements
nationaux en faveur des jeunes enfants, notamment les
investissements dans leur environnement, que ce soit
la maison, lécole ou la communauté.
Beaucoup de pays ont enregistré des succès
remarquables en passant à lessence sans
plomb, ce qui contribue à éliminer le
plomb de lenvironnement.
Grâce à ce rapport, les trois institutions
de lONU espèrent faire prendre conscience
aux gouvernements et organisations non gouvernementales
de ces problèmes pendant la Session extraordinaire
de lONU ainsi quau Sommet mondial sur le
développement durable qui se tiendra au mois
daoût à Johannesburg (Afrique du
Sud).
Note aux organismes de télévision : une
vidéo (comprenant 8 minutes dactualité
et une séquence dimages de télévision
de 22 minutes, avec des interviews des directeurs des
trois institutions) est disponible. Veuillez vous adresser
à : Jenny Richard, Television Trust for the Environment,
(44 20) 7586 5526, jenny.richards@tve.org.uk
Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser
à :
Jim Sniffen, PNUE New York, (212) 963-8094, sniffenj@un.org,
Karuna Nundy, UNICEF New York, (212) 303-7941, knundy@unicef.org
Gregory Hartl, OMS Genève, (41 22) 791 4458,
hartlg@who.int
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