Centre de presse
LONU constate quun enfant sur douze meurt
avant lâge de cinq ans
Un rapport remis à jour montre que des enfants
en bonne santé et instruits sont le moteur du
développement économique
Genève/New York, le 18 avril 2002 Un
enfant sur douze mourra avant lâge de cinq
ans, et presque certainement dune cause évitable,
ont annoncé les Nations Unies aujourdhui
lors de la publication du rapport, remis à jour,
de Nous,
les enfants : honorer les promesses du Sommet mondial
pour les enfants. Le taux de mortalité
infantile ainsi que les autres statistiques citées
dans ce rapport capital du Secrétaire général
des Nations Unies Kofi Annan, étayent la thèse
de base de lONU, à savoir que des investissements
massifs en faveur des droits et du développement
de lenfant sont nécessaires pour triompher
de la pauvreté.
Ce rapport est létude la plus complète
jamais publiée sur les conditions de vie des
enfants. Sappuyant sur des données recueillies
dans près de 150 pays, il montre que les disparités
actuelles et la pauvreté endémique sont
directement liées à un sous-investissement
dans lenfance, et en particulier dans leur santé,
leur éducation et leur protection. Le rapport
rappelle que si les Etats tiennent vraiment à
réduire la pauvreté, il faut quils
accordent la priorité aux enfants.
Le rapport a été préparé
pour la Session extraordinaire de lAssemblée
générale consacrée aux enfants,
qui aura lieu du 8 au 10 mai aux Nations Unies. Plus
de 70 dirigeants du monde et 170 délégations
nationales se fixeront une série dobjectifs
concrets dans le domaine de la survie, du développement
et de la protection des enfants. Pour lUNICEF,
la session sinscrit dans le suivi de la récente
Conférence internationale sur le financement
du développement qui sest tenue à
Monterrey (Mexique) et elle revêt à ce
titre une importance capitale. La conférence
de Monterrey avait débouché sur un engagement
des pays donateurs à fournir une aide substantielle
au développement et la Session extraordinaire
consacrée aux enfants permettra de définir
les domaines auxquels sera consacrée une large
partie de cette aide.
Nous, les enfants présente en détail
les progrès accomplis en faveur des enfants depuis
le Sommet mondial pour les enfants de 1990, lorsque
les Etats sétaient fixé des objectifs
précis concernant le développement de
lenfance. Les mesures de contrôle systématiques
et rigoureuses utilisées pour ce rapport ont
permis de mettre en lumière les succès
et échecs de la communauté internationale,
et le des expliquer. Les résultats densemble
montrent que nous navons pas réussi à
investir comme il laurait fallu en faveur des
enfants : plus de 10,5 millions dentre eux meurent
encore chaque année, souvent de causes facilement
évitables. On estime à 150 millions le
nombre denfants qui souffrent de malnutrition.
Plus de 120 millions denfants, dont une majorité
de filles, ne vont jamais à lécole.
« Manifestement, les enfants du monde nont
pas bénéficié comme promis dune
attribution prioritaire des ressources, malgré
lextraordinaire croissance de léconomie
mondiale. Par conséquent, il y a encore beaucoup
à faire et de toute urgence, note le rapport.
Les dirigeants nationaux doivent tenir compte de la
plus importante leçon de la décennie écoulée
: investir en faveur de nos enfants dès leurs
plus jeunes années ne relève pas de la
charité, ni de lextravagance. Cest
la meilleure façon de garantir le développement
à long terme. »
Une stratégie pour lavenir
La Session extraordinaire consacrée aux enfants
fait partie dune importante série de conférences
internationales qui sinscrivent dans le cadre
dune stratégie internationale de lutte
contre la pauvreté. Les délégués
à la Session extraordinaire sinspireront
des documents tels que Nous, les enfants et le
projet de conclusions, Un monde digne des enfants,
pour faire avancer les travaux.
Nous, les enfants est une version révisée
et remise à jour du projet de rapport qui avait
été publié en juin dernier en vue
de la Session extraordinaire consacrée aux enfants,
ajournée au mois de septembre suite aux attaques
contre New York et la ville de Washington. Ce rapport
de 102 pages, complété par un nouvel appendice
statistique contenant des graphiques en couleurs, des
tables et des statistiques, analyse les progrès
accomplis par les différents pays depuis dix
ans dans les domaines de la santé, de léducation,
de la nutrition et de la protection des enfants.
« Grâce au travail accompli au niveau national
et international, les connaissances et les recommandations
existent déjà, explique Patricia Durrant,
Représentante permanente de la Jamaïque
auprès des Nations Unies, qui a présidé
au processus préparatoire. Il faut à présent
que les dirigeants sengagent, tant sur le plan
financier que politique, à ce que les enfants
reçoivent la priorité qui leur revient.
Nous en parlerons lors de la Session extraordinaire.
»
Investir en faveur des enfants, clé de la
réussite
En affirmant que le développement économique
et la cohésion sociale commencent par un investissement
en faveur de nos enfants, lONU sappuie sur
des données historiques vérifiées.
Pendant la période de développement rapide
qua connu lEurope au XIXè siècle,
les différentes nations de ce continent ont investi
dans léducation primaire universelle et
un accès généralisé aux
soins de santé. Au XXè siècle,
plusieurs pays dAsie de lEst ont mis en
place des politiques similaires, avec le même
succès. Si la volonté politique saccompagne
dun investissement conséquent, nous pouvons
faire de même au XXIè siècle pour
les pays qui abritent le milliard dindividus qui
survivent avec moins de 1 dollar par jour.
Les programmes visant à aider les enfants sont
simples et efficaces : vaccination, nutrition, assainissement
et une éducation de qualité pour chaque
enfant. On sait que ces investissements rapportent beaucoup
sur le plan économique. En 1988, une étude
de la Rand Corporation montrait que pour chaque dollar
investi dans le développement physique et cognitif
de lenfant, on pouvait compter sur un rendement
de 7 dollars, provenant essentiellement des économies
à venir sur des coûts comme les soins de
santé, les classes de rattrapage, le chômage
et la criminalité. Dautres études
soulignent le rendement important des investissements
dans les domaines de la santé et de léducation.
« Malheureusement, nombre dEtats ne consacrent
pas aux enfants les ressources auxquelles ils ont droit
et cela vaut tant pour les pays en développement
que pour les nations donatrices qui fournissent les
fonds, a regretté Carol Bellamy, Directrice générale
du Fonds des Nations Unies pour lenfance (UNICEF).
Nous continuerons donc à répéter
ce qui semble si évident à certains. Des
jeunes en bonne santé et ayant reçu une
bonne éducation sont le moteur du développement
économique. Si nous voulons vaincre la pauvreté,
il nous faut dabord et avant tout investir en
faveur des enfants. »
Nous, les enfants : principaux points
Nous, les enfants et son supplément statistique
présentent les résultats de la plus large
enquête jamais entreprise pour recueillir, extraire
et analyser des informations sur la façon dont
la communauté internationale à tenu les
promesses faites aux femmes et aux enfants. Voici quelques-uns
des objectifs fixés en 1990 et la situation en
2000 :
- Mortalité néonatale et des moins de
cinq ans : réduire le taux dun tiers.
Les derniers chiffres montrent que la moyenne mondiale
a diminué de 11 %, passant de 93 à 83
décès pour 1000 naissances vivantes.
Plus de 60 pays ont atteint lobjectif de réduction
dun tiers. Mais les taux de mortalité
restent très élevés en Afrique
et en Asie du Sud, la malnutrition jouant un rôle
important dans la moitié des décès.
- Malnutrition des enfants : réduire de moitié
la malnutrition sévère ou modérée
des moins de cinq ans. Le rapport montre que la prévalence
de linsuffisance pondérale, qui est la
principale mesure de la malnutrition, a peu diminué,
passant de 32 à 28 % seulement dans les pays
en développement. Ce haut niveau met le développement
en péril et expose les enfants à des
myriades de maladies tout en entravant leur développement
général.
- Education primaire : accès universel à
une éducation de base, avec diplôme décole
primaire pour 80 % des enfants. En 2000, environ 82
% des enfants en âge décole primaire
sont inscrits à lécole et/ou vont
en classe. Ils étaient 80 % en 1990. Mais la
proportion denfants terminant lécole
primaire reste beaucoup plus bas : un quart de ceux
qui commencent abandonnent avant la cinquième
année. De plus, près de 120 millions
denfants ne sont pas du tout scolarisés.
Pour de plus amples informations, veuillez vous
adresser à :
Patsy Robertson,
UNICEF Média, New York (212) 326-7270
Laufey Love, Département de lInformation
de lONU, New York (212) 963-3507
Liza Barrie,
Directrice, UNICEF Média, New York (212) 326-7593
Alfred Ironside,
UNICEF Média, New York (212) 326-7261
Wivina Belmonte, UNICEF Média, Geneva (4122)
909-5509
Visionnez et commandez les images vidéo en rapport
à la Session extraordinaire sur http://www.unicef.org/broadcast/brolls/specialsession/
Une transmission par satellite se fera deux fois par
jour en direct pendant la Session extraordinaire.
Pour en savoir plus : http://www.unicef.org/broadcast/feeds
Veuillez
envoyer vos commentaires ou demandes d'information par
courrier électronique à media@unicef.org
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