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Photo: Kurdish girl. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas
Photo: Fille kurde. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas

Vous trouverez sur cette page des informations précédentes, mises à jour en mai 2002 pour la dernière fois et qui constituent une documentation de référence. Pour les dernières informations concernant la Session extraordinaire consacrée aux enfants, veuillez consulter la page d'accueil de la Session extraordinaire.

À l’ouverture de la Session extraordinaire, les enfants demandent que l’on prenne des mesures

Kofi Annan reconnaît que le monde n’a pas répondu à l’attente des enfants; les délégués des enfants proposent un partenariat en vue de construire un avenir meilleur

© UNICEF/HQ02-0148/Susan Markisz
Gabriela Azurduy Arrieta, une Bolivienne de 13 ans, fut l’un des deux délégués du Forum des enfants à présenter les recommandations du Forum à l’Assemblée générale de l’ONU lors de l’ouverture de la Session extraordinaire.

8 mai 2002, NEW YORK – Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire, deux enfants ont pris la parole devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’occasion de l’ouverture de la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants.

La Session extraordinaire, qui durera jusqu’au 10 mai, est elle-même un événement historique, car c’est la première à être consacrée exclusivement aux enfants et la première à laquelle les enfants participent en qualité de représentants officiels. Elle a été convoquée pour insuffler un nouveau dynamisme aux engagements pris en faveur de la santé, du développement et de la dignité des enfants du monde entier.

«Nous sommes les enfants du monde» , a commencé par dire Gabriela Azurduy Arrieta, déléguée bolivienne de 13 ans. «Nous sommes les victimes de l’exploitation et des mauvais traitements. Nous sommes les enfants des rues. Nous sommes les enfants de la guerre.»

Gabriela et une autre déléguée, Audrey cheynut, de Monaco (17 ans), a donné lecture d’une déclaration que plus de 350 jeunes du monde entier qui participaient au Forum des enfants tenu du 5 au 7 mai à New York ont élaborée pendant les trois jours de cette rencontre. Au Forum, les jeunes délégués ont examiné des questions essentielles au bien-être des enfants et ont établi un appel commun à l’action, intitulé "Un monde à notre mesure – Message du Forum des enfants", avant de participer à la Session extraordinaire. Pour beaucoup d’entre eux, c’était la première fois qu’ils exprimaient leurs opinions devant une instance internationale.

«Nous sommes les enfants qui ne parvenons pas à nous faire entendre» , peut-on lire dans leur déclaration. «Il est temps que l’on tienne compte de nous.»

© UNICEF/HQ02-0151/Susan Markisz
Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies Han Seung-soo (au centre) de la République de Corée, intervient lors de la Session extraordinaire consacrée aux enfants.

Plus de 60 présidents, premiers ministres ou leurs adjoints et un grand nombre de délégations gouvernementales de haut niveau sont venus à New York pour participer à la Session extraordinaire. Au cours des trois jours qui vont suivre, ils feront le bilan des progrès réalisés au nom des enfants depuis le Sommet mondial pour les enfants de 1990 et s’emploieront à définir une nouvelle série d’objectifs en faveur des plus jeunes citoyens des pays du monde. La déclaration des enfants et leur participation à la Session extraordinaire infléchiront le plan d’action ou document final intitulé « 'Un monde digne des enfants ».

«Il n’y a pas de thème plus unificateur, plus pressant ou plus universel que le bien-être de nos enfants, a dit le Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, qui a donné son plein appui à la Session extraordinaire. Il n’existe pas de question plus importante.»

Prenant la parole devant l’Assemblée, M. Annan a rappelé les réalisations importantes à l’actif du dernier demi-siècle – dont toutes avaient d’abord semblé impossibles, depuis l’éradication de la variole jusqu’au traité interdisant les mines terrestres. Mais tournant son attention vers les enfants présents dans l’assistance, il a noté que l’on ne comptait plus les initiatives qui, prises en leur nom, n’avaient pas abouti. «Nous, les grandes personnes, nous avons déçu lamentablement votre attente» , a-t-il dit. Un enfant sur trois a souffert de malnutrition avant d’avoir cinq ans. Un enfant sur quatre n’est vacciné contre aucune maladie. Près d’un enfant sur cinq ne va pas à l’école. Nous devons surmonter ces échecs.»

M. Annan a conjuré les adultes présents de faire quelque chose : «Cessons de faire payer les enfants pour nos carences. Les enfants présents dans cette salle nous entendent. Avec leurs camarades de tous les pays du monde, ils sont en droit d’attendre que nous passions des mots aux actes … et que nous construisions un monde digne des enfants.»

Gabriela et Audrey ont bien dit quel monde les jeunes délégués avaient à l’esprit. Ils voulaient voir mettre fin à la guerre et à l’exploitation, et voir éliminer le VIH/SIDA et la misère. Ils ont demandé que les soins de santé et l’instruction soient accessibles à tous les enfants. Ils imaginaient un monde où les enfants seraient «activement impliqués dans la prise des décisions à tous les niveaux et dans la planification, l’exécution, le suivi et l’évaluation de toutes les questions concernant les droits de l’enfant.»

Lors de la conférence de presse qui a suivi l’exposé fait par les enfants, la Directrice générale de l’UNICEF, Mme Carol Bellamy, a présenté plusieurs autres délégués du Forum des enfants, parmi lesquels la Canadienne Laura Hannant (16 ans). Comprenait-elle mieux à présent les problèmes auxquels les adultes sont confrontés ? À cette question qui lui était posée, Laura a fait la réponse suivante: «Nous comprenons certaines de leurs excuses, mais nous ne comprenons pas la raison pour laquelle [tant d’] enfants meurent chaque jour, et je ne pense pas que les adultes le comprennent non plus, car il n’y a pas de ‘raison’ qui ait un sens.»

 

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