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Les secteurs public et privé en quête dun
terrain dentente
Les partenariats entre les grandes entreprises et la société
civile doivent tirer parti datouts complémentaires
pour atteindre des objectifs ambitieux en faveur des enfants
9 mai 2002, NEW YORK Les responsables du monde des
affaires, des pouvoirs publics et de la société
civile se sont rencontrés aujourdhui pour réfléchir
à la façon de mieux impliquer leurs mandants
dans le mouvement en faveur des droits des enfants.
«Nous devons tous tirer parti de nos atouts respectifs
pour atteindre nos objectifs ambitieux», a dit Bill
Gates, cofondateur de la Bill & Melinda Gates Foundation,
et Président du géant mondial du logiciel, Microsoft.
«Il y faudra plus que de largent. Il y faudra
du savoir-faire. Il faudra pouvoir compter sur la participation
et lexpérience des entreprises et des organisations
locales.»
Les cadres de Bancafe, de Cisco Systems, de la Conrad Hilton
Foundation, du Crédit Suisse, de Procter and Gamble,
de WIPRO et de la Fondation pour les Nations Unies ont échangé
des vues avec les représentants dorganisations
non gouvernementales internationales (ONGI), telles que CARE,
NetAid, Plan International et Save the Children. Les chefs
dÉtat de la Finlande, du Mexique, de lOuganda
et du Pérou participaient également à
la discussion.
«Les interventions limitées ne marchent pas»,
a dit le Président Museveni de lOuganda. "Si
vous intervenez sans créer de programmes de développement
durable, cela ne sert à rien. Et nous devons considérer
le développement de lenfant dune manière
globale. Nous ne pouvons pas nous contenter dinvestir
dans une étape de la vie; nous devons nous demander
comment toutes les étapes sont liées entre elles
depuis la naissance."
Les participants ont insisté sur le fait quil
fallait faire en sorte que ces partenariats débouchent
sur des situations dans lesquelles toutes les parties prenantes
soient gagnantes et ne pas «essayer de régler
un problème uniquement avec de largent».
Les représentants du secteur privé ont indiqué
que le moteur principal de ces partenariats nétait
pas la philanthropie, mais bien la mise au point et lamélioration
de produits. Il convenait de ne pas loublier.
La collaboration entre les entreprises privées et
les organisations à but non lucratif a été
déterminante dans la lutte contre la pandémie
mondiale de VIH/SIDA. Les entreprises pharmaceutiques ont
joué un rôle essentiel dans le combat mené
pour prodiguer des soins aux malades du SIDA les plus vulnérables.
LAlliance
mondiale pour la vaccination et limmunisation (GAVI)
est un autre réseau efficace dacteurs publics
et privés. Elle procure des vaccins à tous les
enfants et contribue à mettre au point de nouveaux
vaccins contre les maladies qui frappent les personnes les
plus pauvres du monde.
LAlliance mondiale pour une meilleure nutrition (GAIN),
lancée aujourdhui, est un autre exemple de collaboration
entre le monde des affaires et les intervenants à but
non lucratif. Les participants ont salué le lancement
de la GAIN, tout en faisant une mise en garde : «Nous
devons nous assurer que nous noublions pas les enfants
et les jeunes», a dit Michael Aaronson, Directeur général
du Save the Children Fund. «Nous devons impliquer les
jeunes et polariser sur eux nos interventions. Ils ne constituent
pas le problème : ils sont un élément
de la solution.»
Renseignez-vous sur le lancement de lAlliance
mondiale pour une meilleure nutrition
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