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Songer sérieusement à construire un monde
digne des enfants
Les législateurs du monde entier ont discuté
des moyens de concrétiser les promesses faites lors
du sommet consacré aux enfants
NEW YORK, le 9 mai 2002 LUnion interparlementaire,
une organisation internationale de parlements de pays démocratiques,
a annoncé aujourdhui une liste dinitiatives
destinées à encourager les pays à protéger
et à promouvoir les droits des enfants ainsi que leur
participation. Les plans comprennent la création dune
commission chargée dexaminer ce que font les
parlements nationaux pour les enfants, la création
dun bureau de médiation ou de défense
des droits de lenfant pour enquêter sur les atteintes
à ces droits, la tenue dune réunion parlementaire
annuelle sur le sort des enfants dans le monde et enfin la
constitution dun parlement denfants pour encourager
ces derniers à participer au changement social.
LUnion interparlementaire a annoncé ces initiatives
lors dun Forum parlementaire quelle avait parrainé
avec lUNICEF, en marge de la Session extraordinaire
de lONU consacrée aux enfants.
Le débat a été inauguré par une
question difficile, posée par Bintou Sonko, une déléguée
de 12 ans, représentant la Gambie lors de la session
extraordinaire : « Quand serez-vous à la hauteur
des promesses que vous avez faites aux enfants, lors de conférences
comme celle-ci » ?
Bintou a posé la question devant une salle de conférence
bondée, comprenant 250 membres de parlements de 70
pays.
La jeune déléguée gambienne a déclaré
que les enfants veulent quon plus décoles,
un dépistage gratuit contre le VIH/SIDA et accès
aux médicaments, une législation pour punir
ceux qui exploitent les enfants ainsi que la création
de parlements denfants afin que leurs voix soient entendues.
Glenys Kinnock, Coprésidente de lAssemblée
parlementaire conjointe pour le Groupe des Etats dAfrique,
des Caraïbes et du Pacifique et pour lUnion européenne,
est convenue quil existe un besoin pressant de mobiliser
des ressources pour mettre en uvre les engagements internationaux
souscrits en faveur des enfants. « On peut planifier
autant quon veut, mais à moins dinvestir
des fonds, on perd son temps », a-t-elle déclaré.
Plus tard dans la journée, lors dun groupe de
discussion intitulé « Financer un monde adapté
aux enfants », les délégués ont
abordé la question du financement de certaines des
recommandations de lUnion interparlementaire.
M. Paulo Renato Souza, Ministre brésilien de léducation
et des sports, a encouragé les pays en développement
à mettre les enfants au centre de leurs projets de
développement et à concevoir des moyens novateurs
de financer les programmes destinés aux enfants.
Hilda Fra Johnson, Ministre norvégien du développement
international, a appelé les pays riches à allouer
davantage de fonds à laide publique au développement.
Le groupe de discussion, tout comme M. Mark Malloch Brown,
Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement,
ont déploré le fait que 2 pour cent seulement
du montant global de laide publique au développement
servent à dispenser un enseignement primaire aux enfants,
alors que les investissements dans ce secteur sont parmi ceux
qui rapportent le plus. M. Malloch Brown a cependant conclu
sur une note optimiste : « Non seulement il est de notre
devoir de résoudre ce problème, mais nous en
avons peut-être pour la première fois une occasion
très réaliste ».
Son optimisme a été contagieux. Bintou Sonko,
la jeune Gambienne de 12 ans qui était sceptique le
matin, sest déclarée heureuse des résultats
du forum, et espère que les promesses se transformeront
en réalité.
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