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Photo: Kurdish girl. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas
Photo: Fille kurde. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas

Vous trouverez sur cette page des informations précédentes, mises à jour en mai 2002 pour la dernière fois et qui constituent une documentation de référence. Pour les dernières informations concernant la Session extraordinaire consacrée aux enfants, veuillez consulter la page d'accueil de la Session extraordinaire.

Il est vital d’empêcher la transmission du SIDA de la mère à l’enfant, afin de réduire la mortalité infantile, d’après le groupe de discussion

NEW YORK, le 8 mai 2002 – Les efforts accomplis dans le monde entier pour réduire le nombre de décès d’enfants ont permis de beaucoup progresser depuis les années 1960. Mais ces gains sont à présent menacés, voire anéantis, par le VIH/SIDA : dans de nombreux pays du monde touchés par le VIH/SIDA, ce sont les mères qui transmettent le VIH à leurs enfants pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. En 2001, 800 000 enfants de moins de 15 ans ont contracté le VIH, plus de 90 pour cent d’entre eux au cours de la transmission de la mère à l’enfant. Ces infections se produisent en grande partie en Afrique subsaharienne, où l’épidémie de VIH/SIDA est la plus meurtrière.

La prévention de la transmission du VIH de la mère à enfant est possible, affirme le Dr José Martines, du Département Santé de l’enfant et de l’adolescent à l’Organisation mondiale de la santé, mais un bien plus grand nombre de femmes et d’enfants doit avoir accès à des informations et à de l’aide. « Prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant, c’est efficace », dit-il. « À présent, nous devons faire en sorte qu’un plus grand nombre d’enfants en bénéficie ».

Le Dr Martines s'est joint à d’autres experts en matière de VIH/SIDA lors d’une discussion de groupe portant sur les moyens de promouvoir la prévention de la transmission de la mère à l’enfant. Les membres du groupe, réunis en marge de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU consacrée aux enfants, ont discuté de stratégies visant à atteindre l’objectif international de réduction de vingt pour cent, d’ici à 2005, du nombre d’enfants contaminés par le VIH. Ils ont souligné que des pratiques sûres en matière d’accouchement, la thérapie antirétrovirale, les conseils et l’appui pour ce qui est des méthodes d’alimentation des nourrissons sont essentiels à la réalisation de cet objectif.

Mais ils ont également fait remarquer que la pauvreté, l’opprobre entourant le VIH/SIDA et le fardeau des autres maladies infectieuses entravent le progrès dans de nombreux pays.

« Nous sommes conscients des obstacles à surmonter pour mettre en œuvre ces recommandations », a indiqué le Dr Miriam Labbok, Conseillère principale en matière d’alimentation et de soins aux nourrissons et aux jeunes enfants à l’UNICEF.

Le Dr Oluwatoyin Akinlade, de la Women’s Justice Programme à Lagos (Nigéria) ne connaît que trop bien les difficultés. Elle a participé à la séance d’aujourd’hui dans l’espoir d’en tirer des idées pratiques qu’elle pourrait appliquer aux conditions sur le terrain, une fois rentrée chez elle. « Atteindre toutes les femmes, c’est cela le vrai problème », a-t-elle déclaré.

Le Dr Akinlade est d’accord avec les participants qui ont affirmé qu’on peut aider un grand nombre de femmes en formant des accoucheuses traditionnelles. Au Nigéria, a-t-elle déclaré, la majorité des femmes enceintes ont recours à des accoucheuses traditionnelles car elles ne peuvent se permettre de mettre leurs enfants au monde à l’hôpital. Les accoucheuses traditionnelles et des agents sanitaires formés peuvent conseiller les femmes et leur donner accès à des services de dépistage volontaire et confidentiel. Ils peuvent également enseigner aux mères séropositives des méthodes sûres en matière d’alimentation des nourrissons.

Ces méthodes semblent déjà porter des fruits. A en croire le Dr Valdiléa Veloso dos Santos, Coordonnateur en matière de VIH/SIDA pour la ville de Rio de Janeiro (Brésil), son pays a enregistré une baisse des cas de SIDA pédiatriques depuis 1995, l’année où le Gouvernement brésilien a décidé de se concentrer sur la prévention de la transmission de la mère à l’enfant. Un an plus tard, le Gouvernement a commencé à offrir un traitement antirétroviral à tous les Brésiliens séropositifs. En 1997, il a proposé un dépistage du VIH à toutes les femmes enceintes durant les soins prénatals. Selon le Dr Veloso dos Santos, le fait de garantir un traitement médical à toute personne séropositive a contribué à réduire l’opprobre entourant le VIH/SIDA, ce qui fait que les mères hésitent beaucoup moins à obtenir de l’aide pour éviter de transmettre le virus à leur enfant. Conséquence : il y a moins de bébés séropositifs.

 

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