| Vous trouverez sur cette page des informations précédentes, mises à jour en mai 2002 pour la dernière fois et qui constituent une documentation de référence. Pour les dernières informations concernant la Session extraordinaire consacrée aux enfants, veuillez consulter la page d'accueil de la Session extraordinaire.
Il est vital dempêcher la transmission du SIDA
de la mère à lenfant, afin de réduire
la mortalité infantile, daprès le groupe
de discussion
NEW YORK, le 8 mai 2002 Les efforts accomplis dans
le monde entier pour réduire le nombre de décès
denfants ont permis de beaucoup progresser depuis les
années 1960. Mais ces gains sont à présent
menacés, voire anéantis, par le VIH/SIDA : dans
de nombreux pays du monde touchés par le VIH/SIDA,
ce sont les mères qui transmettent le VIH à
leurs enfants pendant la grossesse, laccouchement ou
lallaitement. En 2001, 800 000 enfants de moins de 15
ans ont contracté le VIH, plus de 90 pour cent dentre
eux au cours de la transmission de la mère à
lenfant. Ces infections se produisent en grande partie
en Afrique subsaharienne, où lépidémie
de VIH/SIDA est la plus meurtrière.
La prévention de la transmission du VIH de la mère
à enfant est possible, affirme le Dr José Martines,
du Département Santé de lenfant et de
ladolescent à lOrganisation mondiale de
la santé, mais un bien plus grand nombre de femmes
et denfants doit avoir accès à des informations
et à de laide. « Prévenir la transmission
du VIH de la mère à lenfant, cest
efficace », dit-il. « À présent,
nous devons faire en sorte quun plus grand nombre denfants
en bénéficie ».
Le Dr Martines s'est joint à dautres experts
en matière de VIH/SIDA lors dune discussion de
groupe portant sur les moyens de promouvoir la prévention
de la transmission de la mère à lenfant.
Les membres du groupe, réunis en marge de la Session
extraordinaire de lAssemblée générale
de lONU consacrée aux enfants, ont discuté
de stratégies visant à atteindre lobjectif
international de réduction de vingt pour cent, dici
à 2005, du nombre denfants contaminés
par le VIH. Ils ont souligné que des pratiques sûres
en matière daccouchement, la thérapie
antirétrovirale, les conseils et lappui pour
ce qui est des méthodes dalimentation des nourrissons
sont essentiels à la réalisation de cet objectif.
Mais ils ont également fait remarquer que la pauvreté,
lopprobre entourant le VIH/SIDA et le fardeau des autres
maladies infectieuses entravent le progrès dans de
nombreux pays.
« Nous sommes conscients des obstacles à surmonter
pour mettre en uvre ces recommandations », a indiqué
le Dr Miriam Labbok, Conseillère principale en matière
dalimentation et de soins aux nourrissons et aux jeunes
enfants à lUNICEF.
Le Dr Oluwatoyin Akinlade, de la Womens Justice Programme
à Lagos (Nigéria) ne connaît que trop
bien les difficultés. Elle a participé à
la séance daujourdhui dans lespoir
den tirer des idées pratiques quelle pourrait
appliquer aux conditions sur le terrain, une fois rentrée
chez elle. « Atteindre toutes les femmes, cest
cela le vrai problème », a-t-elle déclaré.
Le Dr Akinlade est daccord avec les participants qui
ont affirmé quon peut aider un grand nombre de
femmes en formant des accoucheuses traditionnelles. Au Nigéria,
a-t-elle déclaré, la majorité des femmes
enceintes ont recours à des accoucheuses traditionnelles
car elles ne peuvent se permettre de mettre leurs enfants
au monde à lhôpital. Les accoucheuses traditionnelles
et des agents sanitaires formés peuvent conseiller
les femmes et leur donner accès à des services
de dépistage volontaire et confidentiel. Ils peuvent
également enseigner aux mères séropositives
des méthodes sûres en matière dalimentation
des nourrissons.
Ces méthodes semblent déjà porter des
fruits. A en croire le Dr Valdiléa Veloso dos Santos,
Coordonnateur en matière de VIH/SIDA pour la ville
de Rio de Janeiro (Brésil), son pays a enregistré
une baisse des cas de SIDA pédiatriques depuis 1995,
lannée où le Gouvernement brésilien
a décidé de se concentrer sur la prévention
de la transmission de la mère à lenfant.
Un an plus tard, le Gouvernement a commencé à
offrir un traitement antirétroviral à tous les
Brésiliens séropositifs. En 1997, il a proposé
un dépistage du VIH à toutes les femmes enceintes
durant les soins prénatals. Selon le Dr Veloso dos
Santos, le fait de garantir un traitement médical à
toute personne séropositive a contribué à
réduire lopprobre entourant le VIH/SIDA, ce qui
fait que les mères hésitent beaucoup moins à
obtenir de laide pour éviter de transmettre le
virus à leur enfant. Conséquence : il y a moins
de bébés séropositifs.
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Informations précédentes :
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