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Photo: Kurdish girl. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas
Photo: Fille kurde. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas

Vous trouverez sur cette page des informations précédentes, mises à jour en mai 2002 pour la dernière fois et qui constituent une documentation de référence. Pour les dernières informations concernant la Session extraordinaire consacrée aux enfants, veuillez consulter la page d'accueil de la Session extraordinaire.

Les experts échangent des vues sur les tactiques visant à faire barrage à la traite des enfants

La pauvreté et le manque d’instruction sont les causes premières d’un commerce international de la misère en pleine expansion

NEW YORK, 10 mai 2002 – Les responsables des Nations Unies et les experts de la protection de l’enfant réunis à l’ONU aujourd’hui estiment que 1,2 million d’enfants sont victimes de la traite des enfants, et la cause principale de cet état de choses est la pauvreté.

Ils se sont penchés sur les moyens de lutter contre ce problème lors d’une table ronde tenue pendant la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants, à laquelle participaient des représentants de l’UNICEF, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), de la Fédération panchinoise des femmes, de l’Organisation internationale du Travail, du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et un enfant représentant l’organisation non gouvernementale Hatemalo, dont le siège est au Népal.

Les experts ont constaté que, le plus souvent, les personnes qui se livrent à la traite des enfants promettent aux familles des emplois ou une éducation à l’étranger pour ces enfants. Lorsque ceux-ci ont quitté leur pays et ne peuvent plus contacter leur famille, la plupart d’entre eux sont vendus à des bordels ou exploités dans des usines ou pour accomplir d’autres travaux pénibles. Les enfants des pays pauvres sont les plus vulnérables face à la traite car les possibilités d’emploi ou d’instruction y sont rares et les familles se trouvent dans une situation si désespérée qu’elles les laissent partir. Les experts ont cité d’autres facteurs de risque : le chômage, le manque d’instruction et de formation professionnelle, les lacunes dans la surveillance des frontières, les restrictions apportées à l’immigration légale, la pénurie de lois efficaces contre la traite, les carences des services chargés de l’application de la loi, la guerre et la méconnaissance des dangers chez les parents et les enfants.

Ils ont aussi signalé les mesures qui peuvent contribuer à prévenir la traite des enfants : sensibiliser les parents et les enfants aux dangers; instruire tous les enfants, en particulier les filles; œuvrer avec le secteur privé pour créer des emplois dans les régions où existent des risques élevés de traite; et instituer un cadre juridique de lutte contre la traite et faire en sorte qu’il soit mis en application.

Young Ling Chen, de la Fédération panchinoise des femmes, a raconté comment la Chine avait pu réduire la traite des enfants en menant une action de sensibilisation auprès des directeurs et maîtres d’école. « Ils parlaient ensuite du problème avec leurs élèves, et les élèves avec leurs parents, a-t-elle dit. De cette façon, les enfants couraient moins de risques d’être remis à des intermédiaires. »

Les experts sont tous convenus qu’il importait d’aider les victimes de la traite en créant des centres de réadaptation dans lesquels les enfants peuvent obtenir un logement et avoir accès à des soins médicaux, à une prise en charge psychologique et à une formation professionnelle. Ils sont également convenus que ceux qui se livrent à la traite devraient être punis.

Pour conclure, Karin Landgren, le chef de la Section de la protection de l’enfant de l’UNICEF, a dit trouver encourageant de constater l’absence de tout déni de la réalité. « Nous ne pouvons dire que nous ne savions pas, et nous ne pouvons dire que nous n’avons aucune idée de la façon de régler le problème, a-t-elle dit. Il nous faut à présent faire avancer la recherche de solutions. »

Pour en savoir plus sur ce que fait l’UNICEF pour faire barrage à l’exploitation sexuellle des enfants.

 

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