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Les experts échangent des vues sur les tactiques
visant à faire barrage à la traite des enfants
La pauvreté et le manque dinstruction sont
les causes premières dun commerce international
de la misère en pleine expansion
NEW YORK, 10 mai 2002 Les responsables des Nations
Unies et les experts de la protection de lenfant réunis
à lONU aujourdhui estiment que 1,2 million
denfants sont victimes de la traite des enfants, et
la cause principale de cet état de choses est la pauvreté.
Ils se sont penchés sur les moyens de lutter contre
ce problème lors dune table ronde tenue pendant
la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée
aux enfants, à laquelle participaient des représentants
de lUNICEF, de lOrganisation internationale pour
les migrations (OIM), de la Fédération panchinoise
des femmes, de lOrganisation internationale du Travail,
du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de lhomme
et un enfant représentant lorganisation non gouvernementale
Hatemalo, dont le siège est au Népal.
Les experts ont constaté que, le plus souvent, les
personnes qui se livrent à la traite des enfants promettent
aux familles des emplois ou une éducation à
létranger pour ces enfants. Lorsque ceux-ci ont
quitté leur pays et ne peuvent plus contacter leur
famille, la plupart dentre eux sont vendus à
des bordels ou exploités dans des usines ou pour accomplir
dautres travaux pénibles. Les enfants des pays
pauvres sont les plus vulnérables face à la
traite car les possibilités demploi ou dinstruction
y sont rares et les familles se trouvent dans une situation
si désespérée quelles les laissent
partir. Les experts ont cité dautres facteurs
de risque : le chômage, le manque dinstruction
et de formation professionnelle, les lacunes dans la surveillance
des frontières, les restrictions apportées à
limmigration légale, la pénurie de lois
efficaces contre la traite, les carences des services chargés
de lapplication de la loi, la guerre et la méconnaissance
des dangers chez les parents et les enfants.
Ils ont aussi signalé les mesures qui peuvent contribuer
à prévenir la traite des enfants : sensibiliser
les parents et les enfants aux dangers; instruire tous les
enfants, en particulier les filles; uvrer avec le secteur
privé pour créer des emplois dans les régions
où existent des risques élevés de traite;
et instituer un cadre juridique de lutte contre la traite
et faire en sorte quil soit mis en application.
Young Ling Chen, de la Fédération panchinoise
des femmes, a raconté comment la Chine avait pu réduire
la traite des enfants en menant une action de sensibilisation
auprès des directeurs et maîtres décole.
« Ils parlaient ensuite du problème avec leurs
élèves, et les élèves avec leurs
parents, a-t-elle dit. De cette façon, les enfants
couraient moins de risques dêtre remis à
des intermédiaires. »
Les experts sont tous convenus quil importait daider
les victimes de la traite en créant des centres de
réadaptation dans lesquels les enfants peuvent obtenir
un logement et avoir accès à des soins médicaux,
à une prise en charge psychologique et à une
formation professionnelle. Ils sont également convenus
que ceux qui se livrent à la traite devraient être
punis.
Pour conclure, Karin Landgren, le chef de la Section de la
protection de lenfant de lUNICEF, a dit trouver
encourageant de constater labsence de tout déni
de la réalité. « Nous ne pouvons dire
que nous ne savions pas, et nous ne pouvons dire que nous
navons aucune idée de la façon de régler
le problème, a-t-elle dit. Il nous faut à présent
faire avancer la recherche de solutions. »
Pour en savoir plus sur ce
que fait lUNICEF pour faire barrage à lexploitation
sexuellle des enfants.
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