| Vous trouverez sur cette page des informations précédentes, mises à jour en mai 2002 pour la dernière fois et qui constituent une documentation de référence. Pour les dernières informations concernant la Session extraordinaire consacrée aux enfants, veuillez consulter la page d'accueil de la Session extraordinaire.
Le monde doit protéger ses enfants les plus vulnérables
Les experts exhortent les gouvernements à faire
davantage pour protéger les orphelins et les enfants
placés dans des établissements ou des centres
de détention
8 mai 2002, NEW YORK Deux enfants que la guerre en
Afghanistan a rendus orphelins en ont appelé aujourdhui
à la communauté internationale pour quelle
aide les enfants de leur pays.
Misbaulhaq (14 ans), a décrit sa vie dans les rues
de Kaboul après que ses parents eurent été
tués. « Je représente un million denfants
devenus orphelins dans mon pays », a dit Misbaulhaq
par la voix dun interprète. « Nous avons
été les enfants oubliés pendant de longues
années
Sil vous plaît, ne nous oubliez
pas, parce que lavenir de lAfghanistan est entre
nos mains ».
Nadia (12 ans), qui vit dans un orphelinat de Kaboul, a dit
aux personnes participant à la table ronde quelle
était heureuse de pouvoir retourner à lécole.
Sous le régime des talibans, les filles navaient
pas droit à léducation. Elle a aussi dit
que les enfants dAfghanistan « veulent la paix,
la sécurité et une vie agréable tout
comme les enfants des autres pays du monde ».
Misbaulhaq et Nadia prenaient la parole lors dune manifestation
de soutien à la Session extraordinaire des Nations
Unies consacrée aux enfants intitulée «
Les enfants privés de dispensateurs de soins primaires
». Les gouvernements roumain et néerlandais ont
parrainé cette manifestation pour examiner la situation
des enfants qui vivent sans les soins que leurs parents auraient
pu leur prodiguer car ils sont orphelins, abandonnés,
placés en établissement ou incarcérés.
Selon les estimations de lONU, 1,5 million denfant
vivent en dehors du milieu familial parce quils sont
orphelins ou réfugiés, et un million dautres
enfants vivent dans des centres de détention parce
quils commis des délits.
La réunion a été axée sur les
enfants vivant dans des maisons darrêt et des
centres de détention pour mineurs, et a proposé
des solutions de remplacement, notamment des tribunaux pour
mineurs et des centres de réinsertion. Elle a également
abordé les problèmes des enfants vivant et travaillant
dans la rue et des enfants placés dans des établissements
réservés aux personnes handicapées.
La table ronde a dabord entendu un exposé de
Lois Whitman, Directrice exécutive de la Division des
droits des enfants de Human Rights Watch, qui a exhorté
lONU à traiter du problème des enfants
détenus dans un rapport qui sera prochainement publié
sur la violence à lencontre des enfants. Elle
a donné des exemples de pays où des mineurs
sont exécutés pour avoir commis des crimes et
des enfants sont torturés pendant leur interrogatoire
ou écroués dans des prisons pour adultes.
Le message de Mme Whitman a été clair et catégorique.
« Trop denfants sont enfermés dans des
lieux infâmes, et beaucoup dentre eux ne devraient
jamais y être entrés ».
Eveline Herfkens, Ministre de la coopération pour le
développement des Pays-Bas, a engagé les États
à adopter une réforme juridique pour les jeunes
délinquants. « Les enfants détenus ont
des besoins particuliers. Ils ne devraient pas être
incarcérés avec des adultes », a-t-elle
déclaré.
|