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Photo: Kurdish girl. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas
Photo: Fille kurde. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas

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Le Brésil envoie ses enfants à l’école

Quand Paulo Renato Souza, économiste de profession et ancien Vice-Président de la Banque américaine de développement, a été nommé Ministre de l’éducation au Brésil en 1994, il savait que sa mission serait difficile : responsable de l’éducation dans un des pays les plus peuplés du monde, où des centaines de milliers d’enfants ne fréquentaient pas du tout l’école, au sein d’un gouvernement constamment à court de liquidités.

En 8 ans, depuis que M. Souza a pris les commandes de l’éducation, le pourcentage d’enfants qui finit la quatrième a augmenté de 87 à 97 pour cent, selon ses estimations. En outre, un bien plus grand nombre d’enfants ont accès à l’éducation, quels que soient leur statut socioéconomique ou leurs différences raciales ou régionales.

Mark Malloch Brown, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, a qualifié le travail de M. Souza de miraculeux. « Le Brésil est devenu une grande réussite », a-t-il déclaré.

M. Souza attribue son succès à deux facteurs : l’engagement du Gouvernement brésilien en faveur d’une amélioration du système éducatif – avec son aide, la constitution a été amendée pour veiller à ce que 18 pour cent du budget fédéral soient affectés à l’éducation – et nombre de moyens novateurs de financer les réformes proposées par lui.

Parmi les plus ingénieuses, on compte un impôt de 0,3 pour cent sur les transactions financières dans le pays, impôt qui est ensuite versé dans un fonds de la pauvreté. Ce fonds constitue une incitation clef en matière d’éducation pour les familles : les parents reçoivent des cartes bancaires liés à des comptes desquels ils peuvent retirer des fonds s’ils envoient leurs enfants à l’école, jusqu'à un plafond. Tous les enfants de la famille peuvent en bénéficier.

M. Souza a également lié les subventions municipales à l’éducation au nombre d’enfants scolarisés. « Avec la création d’incitations », a-t-il déclaré, « les maires se mettent à pousser les enfants à fréquenter l’école ».

 

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