Sommet mondial
Initiatives de suivi : activités
de plaidoyer et de sensibilisation
Le Sommet mondial pour les enfants et l'entrée en vigueur
de la Convention relative aux droits
de l'enfant a permis une plus grande sensibilisation aux problèmes
auxquels se heurtent les enfants. Ces deux événements
clés ont pour la première fois dans l'histoire placé
les enfants au cur de l'agenda public et politique du monde
entier. Annoncées dans les activités de plaidoyer,
les messages des médias et par les mouvements civiques et
politiques, ces nouvelles normes associées à des objectifs
pour la survie, le développement et la protection de l'enfant
unifièrent les peuples comme jamais auparavant.
Au cours de cette décennie, une alliance s'est forgée,
qui regroupe des individus et des groupes dévoués
à la cause des enfants et unis par des agendas et des plans
d'action communs. On peut citer comme exemple réussi de plaidoyer
en faveur des enfants les tentatives du « Réseau mondial
visant à protéger les enfants de l'exploitation sexuelle
» et d'autres ONG internationales qui ont révélé
au grand jour le problème de l'exploitation sexuelle à
des fins commerciales, ce qui a forcé les gouvernements et
le secteur privé à réagir. On peut citer également
un déferlement international d'inquiétude et d'activités
de plaidoyer suite au rapport
de la militante internationale des droits de l'homme Graça
Machel sur l'impact des conflits armés sur les enfants,
ce qui a permis la rédaction de traités comme la Convention
sur l'interdiction, l'utilisation, le stockage, la production et
le transfert des mines antipersonnel ainsi que sur leur destruction,
le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits
de l'enfant sur l'implication des enfants dans les conflits armés
et d'autres avancées. Les enfants eux-mêmes ont clairement
fait entendre leur voix sur la question du travail des enfants.
Et une vague de fonds est en train de se former pour la décennie
à venir sur la question des armes légères ou
de petit calibre.
Les organismes intergouvernementaux de toutes les régions
se sont penchés avec sérieux sur les droits de l'enfant,
nommant des chargés de liaison, organisant des réunions
ou suscitant le débat sur la question, créant des
réseaux pour encourager les activités de plaidoyer
et se lançant dans des recherches interrégionales
sur des sujets tels que Les
jeunes dans des sociétés changeantes (Young People
in Changing Societies), un projet du centre de recherche Innocenti
de l'UNICEF sur la situation des enfants en Europe de l'Est. Des
campagnes ont eu lieu pour abolir la mutilation génitale
de la femme ou le travail des enfants. Des journées annuelles
sont observées, comme la Journée de l'enfant africain
ou la Journée internationale de la
télévision et de la radio pour enfants.
Au niveau national, l'élaboration et le lancement de Plans
nationaux d'action ont souvent attiré l'attention des médias.
La ratification de la Convention relative aux droits de l'enfant
a fréquemment donné lieu à un réexamen
de la législation nationale et à des débats
qui ont eu un écho dans la presse et dans d'autres médias
et elle s'est doublée d'une révision des programmes
scolaires afin que ceux-ci reflètent mieux ses plus importantes
dispositions. Ces efforts ont abouti : de nombreux pays rapportent
une plus grande sensibilisation du public et des débats accrus
sur les droits de l'enfant. Les enfants eux-mêmes ont pris
une part active dans la conception d'activités médiatiques.
Cet élan doit être maintenu si l'on veut garantir une
vie meilleure à tous les enfants.
Au même moment, l'Assemblée générale
décidait, dans sa résolution 51/186 de convoquer une
Session extraordinaire en 2001 afin d'examiner l'état d'avancement
des objectifs du Sommet mondial pour les enfants et demandait au
Secrétaire général de lui soumettre, lors de
cette Session extraordinaire, un rapport sur la mise en uvre
de la Déclaration mondiale et du Plan d'action et sur les
résultats obtenus, avec des recommandations appropriées
pour l'avenir.
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