Anglais | Français | Español |||
United Nations Special Session on Children Allez a la page d'accueil de l'UNICEFAllez a la page d'accueil de l'ONU
Photo: Kurdish girl. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas
Photo: Fille kurde. Iraq, 1997. Copyright Sebastiao Salgado/Amazonas

Vous trouverez sur cette page des informations précédentes, mises à jour en mai 2002 pour la dernière fois et qui constituent une documentation de référence. Pour les dernières informations concernant la Session extraordinaire consacrée aux enfants, veuillez consulter la page d'accueil de la Session extraordinaire.

A propos de la Session | Rapport du Secrétaire général | Sommet mondial | Initiatives de suivi | Contrôle de l'exécution | Examen de fin de décennie

 

Introduction

Examen de fin de décennie : résultats

Un important processus d'examen a eu lieu au niveau national et régional afin d'évaluer les progrès accomplis et les reculs enregistrés au cours de la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d'action du Sommet mondial pour les enfants. En réponse à une requête de l'Assemblée générale, le Secrétaire général a préparé un rapport sur la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d'action de 1990.

Le tableau qui en ressort est contrasté. Il y a eu des progrès réels et significatifs dans un certain nombre de domaines. Mais il y aussi eu des bonds en arrière et dans certains cas, ces reculs ont été suffisamment graves pour menacer les acquis antérieurs.

Progrès réels
  • Depuis le Sommet, 155 pays ont adopté des Programmes d'action nationaux afin de faire progresser la cause des enfants.
  • Quelque 63 pays ont atteint l'objectif souhaité de réduction d'un tiers de la mortalité chez les moins de cinq ans. 100 autres pays l'ont réduite d'un cinquième.
  • Les décès de jeunes enfants suite à des maladies diarrhéiques ont diminué de 50% au cours de la décennie, épargnant ainsi au moins un million de jeunes vies.
  • Une couverture vaccinale élevée et prolongée dans la plupart des régions du monde a également permis de sauver des millions d'enfants.
  • La polio est sur le point d'être éradiquée, avec une réduction de 99 pour cent du nombre de cas déclarés dans le monde par rapport à il y a dix ans.
  • Dans le monde entier, de plus en plus d'enfants sont scolarisés avec pour résultat, entre autres, une amélioration du taux d'alphabétisation chez les adultes, qui est passé de 75 pour cent en 1990 à 79 pour cent en 2000.
  • On constate des progrès remarquables dans la prévention des troubles dus aux carences en iode, qui représentent la cause majeure d'arriération mentale dans le monde. 90 millions de nouveaux-nés sont à présents protégés chaque année.

De plus, grâce à une meilleure sensibilisation aux droits de l'enfant suite à la Convention relative aux droits de l'enfant, dont la ratification a été quasi universelle, les pires violations des droits de l'enfant sont dénoncées de façon plus systématique et on entreprend d'y remédier. Les ONG et les médias jouent un rôle de plus en plus actif et attirent l'attention du grand public sur la nécessité qu'il y a à protéger les enfants.

Il est manifeste que les enfants occupent à présent une place bien plus en vue dans les calendriers politiques nationaux ou internationaux. Le Conseil de sécurité lui-même s'est penché sur des problèmes concernant les enfants, en particulier les conflits armés.

Problèmes non résolus

Il reste pourtant beaucoup à faire.

  • Plus de dix millions d'enfants meurent encore chaque année, souvent suite à des causes facilement évitables.
  • On estime à 150 millions le nombre de ceux qui souffrent de malnutrition.
  • Plus de 100 millions d'enfants ne sont toujours pas scolarisés, dont 60 pour cent de filles.
  • Les conflits armés ont tué deux millions d'enfants au cours de la décennie écoulée et des millions d'autres sont handicapés ou souffrent de traumatismes psychologiques.
  • Les mines tuent ou mutilent plus de 100 000 enfants chaque année.
  • Environ 80 pour cent des 35 millions de personnes déplacées de l'intérieur ou réfugiées dans le monde sont des femmes et des enfants.
  • Les enfants sont également victimes en nombre grandissant de sévices sexuels, de mauvais traitements et d'exploitation. Ainsi le trafic d'enfants à des fins d'exploitation sexuelle a atteint des proportions alarmantes, tout comme celui des femmes. On estime que 30 millions d'enfants sont aujourd'hui victimes de trafiquants qui échappent presque invariablement à tout châtiment.
  • 250 millions d'enfants de 5 à 14 ans sont économiquement actifs et quelque 50 à 60 millions d'entre eux sont engagés dans des formes intolérables de travail, selon l'Organisation Internationale du Travail.
  • L'étendue de l'épidémie de VIH/SIDA, qui dépasse les projections les plus pessimistes de 1990, menace à présent des décennies d'acquis en matière de survie et de développement de l'enfant, en particulier en Afrique subsaharienne. Dans la plupart des pays touchés, la moitié et jusqu'aux deux tiers des jeunes de moins de 15 ans en vie aujourd'hui mourront de cette maladie. Le sida a déjà rendu orphelins plus de 13 millions d'enfants, et ce chiffre risque de passer à 30 millions avant la fin de la décennie.
Raviver la volonté politique

La Session extraordinaire consacrée aux enfants en septembre doit essayer de raviver la volonté et l'engagement politiques afin de relever les défis restants et de s'attaquer aux nouveaux problèmes qui menacent le bien-être de nos enfants.

Les besoins et les droits des enfants doivent devenir prioritaires dans tous les projets de développement ; tout enfant a droit au meilleur départ possible dans la vie et à une éducation de base de qualité. Les adolescents doivent avoir toutes les opportunités de développer leurs capacités et de participer pleinement à la vie de leur société. Comparées aux dépenses en armements ou en objets de luxe, les ressources nécessaires pour combler les besoins essentiels des enfants sont modestes et raisonnables. Il est indispensable d'opérer un changement de cap décisif dans les investissements nationaux afin de veiller au bien-être des enfants. Les dirigeants des gouvernements ou de la société civile doivent faire preuve de volonté politique à tous les niveaux pour provoquer ce changement. Et la Session extraordinaire leur offre l'occasion de prouver qu'ils le font.

Les priorités

Nous proposons quatre priorités pour la nouvelle décennie : promouvoir une vie saine, offrir une éducation de qualité, protéger les enfants des sévices, de l'exploitation et de la violence et combattre le VIH/SIDA et les risques qu'il représente pour nos enfants. Ce sont bel et bien des priorités majeures si l'on veut subvenir aux besoins des enfants.

Et il est évident qu'une amélioration du bien-être des enfants représente également un bond significatif en terme de développement humain pur et simple. Les enfants sont l'avenir du monde, c'est grâce à eux que l'on pourra briser le cycle infernal de la pauvreté, de l'exclusion, de l'intolérance et de la discrimination pour les générations qui leur succèderont.

Le monde a les connaissances et les ressources nécessaires pour agir, il sait quelles stratégies employer. La question n'est plus de savoir ce qui est possible mais ce qui est prioritaire. Et il n'y a pas de problème plus important que la survie et le développement harmonieux de nos enfants.

(Source : Introduction au rapport du Secrétaire général « Nous les enfants », examen de fin de décennie du suivi du Sommet mondial pour les enfants, par Louise Fréchette, Secrétaire général adjoint des Nations Unies.)

Page d'accueil
 

Informations précédentes :

Introduction
Agenda et activités
Processus préparatoire
Information pour les ONG
Droits de l'enfant
Que fait mon pays ?
Comment participer ?
Centre de presse
Le coin des jeunes
Documentation
Contactez-nous
 
Couverture officielle (Nations Unies)