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Améliorer l'apport alimentaire de vitamine A
Pour améliorer la teneur du régime alimentaire en vitamine A, de nombreux pays ont incité les habitants à cultiver des plantes potagères dans leur jardin, et à adopter des méthodes de préservation et de préparation des aliments qui ne détruisent pas cette vitamine. En Afrique de l'Ouest et en Haïti, par exemple, le séchage des mangues a permis d'avoir accès à cette source importante de vitamine A même après la fin de la saison. Au Bangladesh, sur un cinquième du territoire, des familles économiquement défavorisées ont commencé à cultiver des vergers et des potagers, grâce à l'introduction systématique de pépinières villageoises, à la disponibilité de semences peu coûteuses, et à des services fiables de vulgarisation. Ce travail a été soutenu par l'ONG Helen Keller International. Selon les premières évaluations, ce programme a diminué l'incidence de l'héméralopie, particulièrement dans les familles qui cultivent et consomment des légumes variés. C'est l'un des quelques projets où l'impact des activités sur l'absorption de la vitamine A a pu être évalué. Il semble que la consommation de différents aliments riches en carotène, ce précurseur de la vitamine A que l'on trouve dans les fruits et les légumes, associée à quelques sources de vitamine d'origine animale, puisse atténuer des carences modérées à graves chez les enfants et les femmes. Si l'on ne possède pas plus d'arguments montrant l'effet favorable des cultures potagères sur l'absorption de vitamine A, la raison en est peut-être à trouver dans le fait que certains caroténoïdes végétaux sont difficilement assimilables par le corps, que le régime alimentaire ne comporte pas assez de graisses complémentaires et d'aliments d'origine animale, ou que les méthodes d'évaluation sont inadéquates. De plus, on ne sait pas exactement quels sont les légumes ou les fruits qui corrigent le mieux l'avitaminose A. Cette question est un défi important pour la recherche. Il peut être possible, dans certains pays, d'augmenter les apports de vitamine A par des aliments d'origine animale. Un récent projet à Java centrale (Indonésie), soutenu par Helen Keller International, l'Initiative pour les micronutriments et l'UNICEF, a encouragé à manger des ufs, qui sont peu coûteux, afin de diminuer l'avitaminose A. Grâce à cette mesure, la consommation d'ufs a augmenté le statut vitaminique des jeunes enfants couverts par le projet (voir encadré 16). Helen Keller International a également encouragé avec succès la consommation de foie, riche en vitamine A, chez les enfants au Niger, où les produits d'origine animale sont relativement accessibles dans certaines régions. |