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Protéger, promouvoir et soutenir l'allaitement maternelPresque tous les programmes à assise communautaire qui sont parvenus à réduire la malnutrition se sont focalisés sur l'amélioration de l'alimentation des nourrissons, et particulièrement la protection, la promotion et le soutien de l'allaitement maternel. Alors que le soutien communautaire de l'allaitement maternel est un atout majeur, même les efforts des communautés conscientes de l'importance primordiale de l'allaitement peuvent être mis en échec par des pressions économiques et institutionnelles plus larges. L'offensive de publicité et de promotion menée par les fabricants de substituts du lait maternel - le plus souvent des préparations pour nourrissons - a été un défi majeur dans la lutte pour protéger et promouvoir l'allaitement maternel. Si les préparations pour nourrissons sont importantes dans la nutrition des enfants - une minorité - qui, pour une raison ou une autre, ne sont pas, ou ne peuvent pas être allaités, les ventes et les activités promotionnelles autour d'elles se sont parfois basées sur des affirmations erronées de leur valeur par rapport à celle du lait maternel. Les activités promotionnelles, telles que la distribution gratuite ou subventionnée de produits, de biberons et de tétines dans les maternités, ont également sapé les meilleures intentions et la confiance des jeunes mères souhaitant allaiter leur enfant. En 1981, l'Assemblée mondiale de la Santé, où siègent des ministres de la santé de presque tous les pays, a réagi fermement aux efforts promotionnels indélicats des fabricants d'aliments pour bébés en adoptant le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, rédigé par l'OMS, l'UNICEF, des ONG et des représentants de l'industrie des aliments pour nourrissons2. Le Code établit des normes minimales réglementant les pratiques de commercialisation en définissant les responsabilités des sociétés, des agents de santé, des gouvernements et autres intéressés. Il fixe aussi des normes d'étiquetage des substituts du lait maternel. Il dispose que les centres de santé ne doivent jamais participer à la promotion des substituts du lait maternel. Enfin, il interdit la distribution d'échantillons gratuits aux femmes enceintes ou aux jeunes mères. Les progrès pour traduire les dispositions minimales du Code dans les législations nationales ont été relativement lents. Au mois de septembre 1997, seuls 17 pays avaient adopté des textes les mettant en conformité totale avec le Code. Les activités de formation et de mise au point d'une législation modèle s'accélèrent maintenant dans ce domaine. Le soutien du Gouvernement suédois a permis à l'UNICEF de fournir une plus grande assistance technique pour la mise en uvre du Code et d'autres aspects juridiques du soutien à l'allaitement maternel. Un rapport récent, Cracking the Code, du Groupe interagences pour la surveillance de l'allaitement maternel, basé au Royaume-Uni, met en lumière le travail qui reste à faire. Il recense les violations répétées du Code de la part des sociétés multinationales dans quatre pays, l'Afrique du Sud, le Bangladesh, la Pologne et la Thaïlande. |