La situation des enfants dans le monde 1998: Regard sur la nutrition
Page d'accueil | Activités de l'UNICEF | Dossiers | Information et publications | Cartes de vœux, cadeaux et dons | Coin des médias | La voix des jeunes | A propos de l'UNICEF

Des progrès durables, malgré les reculs

Gilles Vauclair

Pour améliorer la nutrition des enfants et la santé des mères, le projet HANDS a donné à des milliers de Tanzaniens accès à une eau potable et à des services d'assainissement.

L'expérience tanzanienne était certes loin d'être parfaite. Quand les décisions sont prises dans le cadre d'un processus collectif, répétitif, faux départs et erreurs sont inévitables. Certaines régions ont également eu du mal à maintenir les améliorations qu'elles avaient obtenues. Mais des progrès durables ont été accomplis. Des communautés se sont activement lancées dans le combat contre la malnutrition et elles ont recueilli et analysé elles-mêmes les informations. On ne renonce pas facilement au sentiment de pouvoir et d'engagement qu'un tel processus insuffle.

Une dizaine d'années après les premiers succès à Iringa, une méthode comparable obtient des résultats très semblables à Mbeya, une autre région de la Tanzanie (voir encadré 11). L'approche communautaire adoptée à Mbeya est presque identique à celle qui a si bien réussi à Iringa et ailleurs en Tanzanie. Sa validité est confirmée de façon indépendante par l'amélioration du statut nutritionnel des enfants vivant dans la région, à nouveau soigneusement surveillée et documentée.

L'approche d'apprentissage com-munautaire employée en Tanzanie n'est absolument pas unique. Au cœur du Sahel, des villageois de la région de Maradi au Niger ont également commencé à relever régulièrement le poids de leurs enfants, avec l'appui de l'UNICEF et de donateurs bilatéraux (voir encadré 12).

Ces villageois se heurtent à bien des difficultés qui avaient été épargnées aux communautés tanzaniennes - de faibles précipitations et une saison de culture très courte, beaucoup moins d'expérience du développement participatoire, moins d'appui du niveau central et une tradition de prise de décision au niveau du village qui exclut explicitement les femmes. Mais ils sont parvenus à réduire sensiblement la malnutrition et l'échelle de leurs activités semble en passe de rivaliser avec celle du programme tanzanien.

 

 
Page précédente | Sommaire | Page suivante

Page d'accueil | Activités de l'UNICEF | Dossiers | Information et publications | Cartes de vœux, cadeaux et dons | Coin des médias | La voix des jeunes | A propos de l'UNICEF