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La Situation des enfants dans le monde 2008 en 20 questions (et réponses)

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© UNICEF Mozambique/2006/Giacomo Pirozzi

Chaque jour en moyenne, plus de 26 000 enfants de moins de cinq ans meurent, le plus souvent de causes que l’on aurait pu prévenir. Partout dans le monde, des enfants meurent de pneumonie, du paludisme et du SIDA, et de diverses maladies de l’enfance comme la rougeole, et d’autres causes comme la diarrhée, une maladie liée au manque d’eau salubre et de moyens d’assainissement. La dénutrition contribue à près de la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans. La plupart de ces décès pourraient être évités par des interventions de prévention et des traitements d’un coût abordable. La Situation des enfants dans le monde 2008 exhorte la communauté internationale à s’unir pour la survie de l’enfant et à veiller à ce qu’il y ait beaucoup plus d’enfants qui survivent et s’épanouissent dans le monde.

Informe-toi sur la survie de l’enfant avec les 20 questions ci-dessous !

 

Questions

1. Qu’est-ce que le taux de mortalité des moins de 5 ans ?

2. Que disent les Objectifs du Millénaire pour le développement à propos de la survie de l’enfant ?

3. Quelles sont les régions du monde qui traversent une crise dans la survie de l’enfant ?

4. Quelles sont les principales menaces à la survie des enfants ?

5. Peut-on éviter ces décès d’enfants ?

6. Qu’a-on fait dans le passé pour diminuer le nombre de décès d’enfants que l’on aurait pu éviter ?

7. Pour l’UNICEF, que devrions-nous faire pour améliorer les chances de survie des enfants ?

8. Qu’est-ce qu’on veut dire par « communauté » ?

9. Pourquoi les communautés sont-elles importantes ?

10. Qu’est-ce qu’un agent de santé communautaire ?

11. Qu’est-ce qu’un partenariat communautaire pour les soins de santé ?

12. Comment un partenariat communautaire peut-il assurer la survie d’un enfant ?

13. Quels sont quelques exemples de pratiques sanitaires qui permettent de sauver la vie d’enfants ?

14. Y a-t-il des exemples concrets de programmes menés au niveau de la communauté qui pourraient réduire le nombre de décès d’enfants ?

15. Qu’est-ce que le « continuum de soins » ?

16. Que veut dire « passage à l’échelle supérieure » ?

17. Qu’est-ce qu’une « approche intégrée » dans le domaine de la santé et de la survie de l’enfant ?

18. Quels sont quelques-uns des problèmes à résoudre pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la survie de l’enfant ?

19. Qu’est-ce qu’un partenariat mondial de santé pour assurer la survie de l’enfant ?

20. Que peux-tu faire, TOI ?

 

Answers


© UNICEF/HQ07-1219/Shehzad Noorani
Une petite fille tient son petit frère de 18 mois sur ses genoux, dans leur maison de la province de Bamiyan, au centre de l’Afghanistan.

1. Qu’est-ce que le taux de mortalité des moins de 5 ans ?

Le taux de mortalité des moins de 5 ans nous indique la probabilité qu’un enfant meure entre sa naissance et le jour de ses cinq ans, exprimé pour 1 000 naissances vivantes. C’est une mesure de la santé et du bien-être des enfants. La survie de l’enfant est la probabilité qu’un enfant survivra jusqu’à l’âge de cinq ans.

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© UNICEF Mozambique/2006/Giacomo Pirozzi
In a village of the central province of Zambezia in Mozambique, a child is weighed at a mobile health unit.

2. Que disent les Objectifs du Millénaire pour le développement à propos de la survie de l’enfant ?

Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) offrent à la communauté internationale une marche à suivre sur la façon de répondre aux besoins des personnes les plus démunies du monde. Une grande partie des OMD sont liés à la survie de l’enfant. Pour mieux progresser dans le domaine de la survie de l’enfant, il faudra atteindre tous les OMD liés à la santé :

  • OMD 1: réduire la pauvreté extrême et la faim.
  • OMD 4: réduire la mortalité infantile.
  • OMD 5: améliorer la santé maternelle.
  • OMD 6: lutter contre le VIH et le SIDA, le paludisme et autres maladies majeures.
  • OMD 7: assurer la viabilité de l’environnement y compris l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement de base.

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© UNICEF/HQ06-2131/Susan Markisz
La Table continentale des enfants au Siège de l’UNICEF à New York montre des cartes détaillées du monde et présente des informations sur les enfants et le développement dans chaque pays.

3. Quelles sont les régions du monde qui traversent une crise dans la survie de l’enfant ?

L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont deux régions en crise à cet égard. Environ 50 % des décès d’enfants surviennent en Afrique subsaharienne et 32 % en Asie du Sud. Dans le monde, on compte 60 « pays prioritaires » qui ont des taux élevés de mortalité infantile. Sur ces pays, sept seulement –Bangladesh, Brésil, Egypte, Indonésie, Mexique, Népal et Philippines – sont en bonne voie pour atteindre l’OMG 4.

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© UNICEF Mozambique/2006/Giacomo Pirozzi
Une femme et son fils puisent de l’eau à la pompe du village, dans le district de Nicoadala, au Mozambique.

4. Quelles sont les principales menaces à la survie des enfants ?

Il y en a quatre principales :
a. La dénutrition, une cause sous-jacente de près de 50 pour cent des décès d’enfants.
b. La pneumonie, le paludisme, le VIH et le SIDA, et d’autres maladies.
c. Le manque d’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, ce qui peut entraîner des maladies liées à la diarrhée.
d. Des soins de santé mal adaptés aux besoins des femmes enceintes ou qui allaitent. Conséquence fréquente, leur bébé est en mauvaise santé.

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© UNICEF/HQ07-0657/Giacomo Pirozzi
Un enfant de sept mois, qui se relève du paludisme, est assis avec sa mère sous une moustiquaire traitée à l’insecticide dans un centre d’alimentation près de Monrovia, la capitale du Libéria.

5. Peut-on éviter ces décès d’enfants ?

Oui. Ce qui est encourageant, c’est que l’on peut prévenir presque tous les décès d’enfants avec des traitements simples et de faible coût.

  • Des suppléments de vitamine A et l’alimentation au sein pour les nourrissons jusqu’à l’âge de six mois peuvent contribuer à prévenir la dénutrition des bébés et des enfants.
  • Des moustiquaires imprégnées d’insecticide peuvent protéger les enfants des moustiques qui transmettent le paludisme.
  • Avec de l’eau potable et des installations d’assainissement de base, on peut aider les enfants à éviter les diarrhées.
  • Des vaccins et antibiotiques bon marché peuvent prévenir ou traiter des maladies de l’enfance, comme la pneumonie et la rougeole.
  • Des traitements d’un coût abordable (médicaments antirétroviraux) peuvent protéger les enfants séropositifs au VIH contre le SIDA et contribuer à prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant.
  • On peut sauver la vie des nouveau-nés et des mères, et préserver leur santé, en veillant à ce qu’un agent de santé dûment formé soit présent à l’accouchement et en donnant aux femmes enceintes suffisamment de soins avant, pendant et après la naissance.

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© UNICEF/HQ04-0675/Giacomo Pirozzi
Un garçon de cinq ans reçoit une dose de vitamine A dans une polyclinique pour enfants du Khatlon, une région du sud-ouest du Tadjikistan.

6. Qu’a-on fait dans le passé pour diminuer le nombre de décès d’enfants que l’on aurait pu éviter ?

Au cours des 60 dernières années, les pays et les organisations internationales telles que l’UNICEF ont utilisé diverses méthodes pour améliorer les chances qu’ont les enfants de vivre au-delà de leur cinquième anniversaire :

  • Certaines maladies affectant les enfants, comme la variole, la polio et la rougeole, ont fait l’objet de campagnes ponctuelles de vaccination massives. Grâce à l’une de ces campagnes, achevée en 1977, la variole a été éradiquée.
  • L’expérience montre qu’une autre manière efficace de réduire le nombre de décès d’enfants consiste à offrir un ensemble d’interventions sanitaires pour les enfants et leurs mères, plutôt que de se focaliser sur une seule maladie. Cette panoplie peut associer des suppléments de vitamine A, des vaccins, la sensibilisation à l’importance d’un allaitement exclusif au sein, des moustiquaires imprégnées d’insecticide et la surveillance de la croissance de l’enfant

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© UNICEF/HQ04-0830/Thierry Delvigne-Jean
Au Togo, des femmes dans un centre de santé d’une ville près de Lomé, la capitale. Elles viennent inscrire leurs enfants au cours de la campagne nationale de vaccination intégrée.

7. Pour l’UNICEF, que devrions-nous faire pour améliorer les chances de survie des enfants ?

Dans son rapport La Situation des enfants dans le monde 2008, l’UNICEF lance un appel à l’union pour la survie de l’enfant. Cela signifie que du niveau de la communauté de base jusqu’au niveau mondial, nous devons tous harmoniser nos efforts pour sauver la vie des enfants qui sont en train de mourir de causes que l’on aurait pu généralement prévenir. C’est dans ce but que l’UNICEF promeut des partenariats entre communautés, le continuum des soins, le passage à grande échelle des programmes de santé et des partenariats mondiaux en faveur de la santé. Tu trouveras plus d’informations sur chacune de ces stratégies et ce qu’elles veulent dire ci-dessous.

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© UNICEF/HQ04-0576/Mauricio Ramos
Une autochtone assise sur l’herbe avec deux femmes plus jeunes près d’un immeuble au toit de tuiles à San Juan Chamula, une ville du Chiapas, un Etat du Sud-Est du Mexique.

8. Qu’est-ce qu’on veut dire par « communauté » ?

Une « communauté » signifie souvent un groupe de personnes qui sont de la même région géographique et partagent la même langue et le même héritage. En ce qui concerne la santé, les membres d’une communauté peuvent subir les mêmes privations de leurs droits à des soins de santé de qualité, à une nutrition adéquate, à de l’eau salubre et à des moyens d’assainissement corrects.

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© UNICEF/HQ06-1855/Josh Estey
Des membres d’une ONG locale, Fondation de la communauté de Yogyakarta, montrent à des femmes et des enfants comment utiliser des produits de traitement de l’eau dans le village de Gadungan Pasar, Province de Yogyakarta, sur l’île indonésienne de Java.

9. Pourquoi les communautés sont-elles importantes ?

Dans beaucoup de régions du monde, la culture et les coutumes de la communauté locale sont presque aussi importantes que les lois du gouvernement national. Par le biais de leur interaction avec les familles, les dirigeants des communautés – notamment les hommes politiques locaux, les anciens, les chefs religieux, les enseignants et les agents de santé – peuvent aider les familles à modifier leurs comportements, notamment les coutumes et pratiques qui affectent la santé et la survie des enfants et des femmes.

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© UNICEF/HQ05-2388/Anita Khemka
Des femmes participent à un programme de formation d’agents de santé communautaires dans l’Etat de Rajasthan (Inde).

10. Qu’est-ce qu’un agent de santé communautaire ?

Les agents de santé communautaires jouent un rôle de passerelle entre le système de santé (hôpitaux et cliniques) et les communautés auxquelles elles appartiennent. Ils ont reçu une formation en soins de santé de base, donnent aux communautés les informations sanitaires dont elles ont besoin et offrent des mesures de prévention et des traitements simples. Ces agents disent aux membres de leur communauté quand il faut aller voir un médecin au centre de santé et ils contribuent aux campagnes de vaccination et de santé publique. Ils sont présents dans de nombreux pays du monde et peuvent être appelés « promoteurs de la santé », ou « volontaires de la santé », ou encore « travailleurs pour la santé du village ». Leur action est particulièrement importante dans les régions les plus isolées d’un pays.

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© UNICEF/HQ05-2276/Giacomo Pirozzi
Dans un centre de santé près de la ville de Marrakech (Maroc), un agent de santé donne des informations sur une nutrition saine à de nouvelles mères.

11. Qu’est-ce qu’un partenariat communautaire pour les soins de santé ?

On parle de partenariat communautaire pour les soins de santé (pour les mères, les nouveau-nés et les enfants) lorsque les membres de la communauté participent aux initiatives de santé et de bien-être les concernant, eux et leurs enfants. Un exemple de ce partenariat est la formation de membres de la communauté au travail d’agents de santé. Ou encore la diffusion de messages sur de meilleures pratiques sanitaires au sein des familles de la communauté. Au nombre de ces pratiques, on note une bonne nutrition, le lavage des mains avant les repas et l’allaitement exclusif au sein des nourrissons au cours de leurs six premiers mois.

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© UNICEF/HQ07-0486/Christine Nesbitt
Un iman, chef religieux musulman, explique à la communauté l’importance de la vaccination des enfants dans l’Etat de Bauchi, au nord du Nigéria.

12. Comment un partenariat communautaire peut-il assurer la survie d’un enfant ?

Il y a beaucoup de pays dans le monde qui n’ont pas systèmes de santé solides et qui souffrent d’un manque de médecins et d’infirmières. Dans ces pays, la plupart des décès d’enfants surviennent à la maison, avant que la famille de l’enfant ait pu aller chercher des soins médicaux, souvent fort éloignés. On pourrait sauver des milliers et des milliers de vies d’enfants si chaque communauté avait accès à une panoplie de soins de santé de base. Cette panoplie comprendrait les vaccinations contre les maladies de l’enfance, des moustiquaires imprégnées d’insecticide, des messages de santé, et un réseau d’agents de santé communautaires capables de donner aux familles de simples traitements contre les maladies de l’enfance et aussi de donner des conseils sur la façon de reconnaître si un enfant doit être transporté à un centre de santé ou hôpital pour des soins de santé en cas d’urgence.

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© UNICEF/HQ06-0951/Shehzad Noorani
Une femme allaite son bébé dans le sous-district d’Ajmeriganj, dans l’Est du Bangladesh. Si tous les bébés étaient nourris exclusivement au sein pendant leurs six premiers mois de vie, 13 % environ de tous les décès d’enfants de moins de 5 ans pourraient être évités dans les pays en développement.

13. Quels sont quelques exemples de pratiques sanitaires qui permettent de sauver la vie d’enfants ?

En voici quelques-uns :

  • Allaitement exclusif au sein jusqu’à six mois. Cela protège le bébé de la diarrhée et d’infections respiratoires (menaces majeures à la santé du nourrisson). Cela stimule également le système immunitaire du bébé et améliore sa réponse aux vaccinations.
  • A environ six mois, il faut donner aux bébés des aliments frais, énergétiques et riches en nutriments tout en continuant de les allaiter au sein jusqu’à ce qu’ils aient deux ans ou plus.
  • Il convient de donner aux jeunes enfants des micronutriments ou des nutriments en petite quantité, de la vitamine A par exemple.
  • De meilleures pratiques d’hygiène, notamment le lavage des mains pour prévenir la propagation des maladies diarrhéiques.
  • La vaccination de chaque enfant contre les six grandes maladies de l’enfance que l’on peut prévenir au moyen de la vaccination : coqueluche, tuberculose de l’enfant, tétanos, polio, rougeole, et diphtérie, avant leur premier anniversaire.
  • Dans les régions où le paludisme est endémique, on peut empêcher les moustiques vecteurs de la maladie de piquer les enfants et familles en les faisant dormir sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide.
  • Veiller au développement mental et social de l’enfant en lui parlant, en jouant avec lui et en créant au foyer un environnement propice à son développement.
  • Donner de l’eau salubre et autres liquides aux enfants malades pour les protéger contre la déshydratation et continuer à nourrir les nourrissons au sein même lorsqu’ils sont malades.
  • Donner aux mères enceintes les soins et conseils d’un personnel médical dûment formé avant et pendant la grossesse, à la naissance et après l’accouchement.
  • Faire prendre conscience aux familles de l’existence de simples traitements à domicile contre la diarrhée et autres maladies et leur montrer aussi comment reconnaître si l’enfant a besoin ou non d’un traitement au centre de santé le plus proche
  • Suivre les conseils d’un agent de santé à propos du traitement des maladies, du suivi et de l’aiguillage.

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© UNICEF Cambodia/2007/Johanna Laurila
Dans un village de la province de Kampong Speu (Cambodge), des membres d’un groupe d’appui aux mères encouragent l’allaitement des nourrissons exclusivement au sein.

14. Y a-t-il des exemples concrets de programmes menés au niveau de la communauté qui pourraient réduire le nombre de décès d’enfants ?

Il y a beaucoup d’exemples d’approches fondées sur la communauté qui ont été couronnées de succès et incitent à l’optimisme :

  • En Afrique de l’Est et australe, le programme mothers2mothers (de mères à mères) encourage des comportements qui contribuent à prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant et met en place des groupes de soutien pour les personnes affectées par le VIH et le SIDA.
  • En Afghanistan, l’installation de systèmes de distribution d’eau salubre a permis d’encourager des changements de comportement et montré aux populations à quel point la propreté de l’eau était importante.
  • Au Brésil, le réseau d’agents de santé communautaires et, au Pakistan, le programme Lady Health Worker (Agent de santé femme) ont permis tous les deux d’assurer la formation de milliers d’agents de santé, de sorte qu’ils pourront répondre aux besoins sanitaires de base de millions d’enfants dans leurs communautés.
  • En Ethiopie, au Malawi et au Soudan, des programmes de nutrition mis en place au niveau de la communauté distribue des aliments thérapeutiques prêts à la consommation et autres aliments riches en nutriments pour lutter contre la dénutrition sévère et aiguë au foyer.
  • Dans les écoles du Bangladesh, des projets d’assainissement et des cours d’hygiène ont mobilisé des élèves, qui sont intervenus pour motiver leurs communautés et les encourager à adopter de meilleures pratiques d’assainissement.
  • Dans certaines régions rurales du Cambodge, des groupes de soutien aux mères encouragent l’allaitement exclusif au sein, là où les taux d’allaitement au sein sont habituellement faibles.
  • En Inde, des programmes intégrés pour les soins aux nouveau-nés et aux jeunes enfants au niveau de la communauté ont donné des résultats prometteurs.

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© UNICEF/HQ05-2385/Anita Khemka
Des femmes et des enfants à l’extérieur d’un centre de santé de base dans l’Etat du Bengale occidental (Inde). Les femmes sont des mères qui allaitent qui sont venues au centre pour un cours sur l’allaitement maternel.

15. Qu’est-ce que le « continuum de soins » ?

Dans un continuum de soins, les soins de santé sont dispensés à la mère avant et pendant sa grossesse, au moment de l’accouchement, immédiatement après la naissance et à son bébé lors des différentes phases de son enfance, du moment où il vient de naître jusqu’à la fin de l’adolescence. Avec le continuum de soins, chaque étape s’appuie sur le succès de la précédente. Par exemple, les adolescentes et les jeunes femmes devraient avoir accès à des informations sur la santé en matière de procréation. Lorsqu’elles décident de devenir mères, des visites régulières chez un agent de santé peuvent prévenir d’éventuels problèmes au cours de la grossesse. Grâce à ces visites, il y a aussi plus de chances qu’elles obtiennent les soins nécessaires lors de l’accouchement. Des soins qualifiés, donnés avant, pendant et immédiatement après l’accouchement, diminuent le risque de complications ou même de décès, tant pour la mère que pour le bébé. En assurant le continuum de soins, on soutient le droit de l’enfant à la santé.

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© UNICEF/HQ06-2412/Susan Markisz
Des enfants d’âge préscolaire du groupe autochtone Wayuu font la queue pour la vaccination au cours d’une campagne de vaccination au Venezuela.

16. Que veut dire « passage à l’échelle supérieure » ?

Le passage à l’échelle supérieure, cela signifie que l’on prend des services et stratégies d’un faible coût mais efficaces au niveau de la communauté et qu’on les transpose aux niveaux du district, de la région et du pays entier. Faire passer des initiatives de santé du niveau de la communauté à un niveau supérieur est difficile car il faut plus de financement, une bonne coordination entre les différents niveaux et des dirigeants politiques qui tiennent à améliorer le système sanitaire du pays.

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© UNICEF/HQ06-2766/Bruno Brioni
Une clinique, réparée après des années de conflit civil et d’abandon, offre des services intégrés aux femmes enceintes, aux nourrissons et aux jeunes enfants, dans la ville de Bouaké, au centre de la Côte d’Ivoire.

17. Qu’est-ce qu’une « approche intégrée » dans le domaine de la santé et de la survie de l’enfant ?

Une approche intégrée combine plusieurs mesures à faible coût mais efficaces qui sont essentielles à la santé et à la survie de l’enfant. Une stratégie qui comprend la vaccination, un traitement contre le paludisme, des suppléments en vitamine A, des soins maternels et des informations sur l’importance d’une eau salubre, services qui sont tous dispensés par un agent de santé de la communauté, est un exemple d’une approche intégrée. Ces interventions sont aussi intégrées ou incorporées dans le système de santé par le biais des services extérieurs, l’orientation vers des soins en centres de santé locaux et des établissements hospitaliers (traitements dans des cliniques ou hôpitaux par exemple) pour les cas les plus urgents.

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© UNICEF/HQ07-0908/Kathryn Grusovin
Une fille se tient dans l’entrée de son habitation de terre séchée et de briques dans le village du District de Sibi, dans la province de Balochistan (Pakistan). La région a été une des zones les plus gravement touchées par le cyclone Yemyin en juin 2007.

18. Quels sont quelques-uns des problèmes à résoudre pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la survie de l’enfant ?

On peut atteindre les OMDD liés à la survie de l’enfant mais la communauté internationale devra surmonter plusieurs difficultés :

  • Les systèmes de santé de nombreux pays sont mis à mal par l’épidémie de SIDA, des catastrophes naturelles et les conflits armés.
  • Les liens entre les communautés et les systèmes de santé sont fragiles en bien des régions.
  • Il y a une pénurie d’agents de santé qualifiés en Afrique subsaharienne et Asie du Sud.
  • Il arrive quelquefois que l’engagement politique en faveur de l’amélioration du système de santé ne soit pas suffisant.
  • On a besoin d’un meilleur financement et d’une meilleure coordination des actions des donateurs, gouvernements et autres partenaires.
  • Dans beaucoup de pays, les lois ne protègent pas les enfants de la violence qui peut avoir des effets négatifs sur leur santé et leur survie.
  • Les femmes doivent aussi avoir accès à l’éducation et aux moyens de se prendre en charge de manière à mieux s’occuper de leur propre santé et nutrition et de celles de leurs enfants.
  • Les pays doivent progresser vers l’équité sociale, de manière à ce que même les plus pauvres des enfants aient accès à des soins de santé.

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© UNICEF/HQ05-1104/Susan Markisz
Lancement du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant en 2005 au siège de l’UNICEF à New York.

19. Qu’est-ce qu’un partenariat mondial de santé pour assurer la survie de l’enfant ?

On n’atteindra les Objectifs du Millénaire pour le développement concernant la survie de l’enfant que si l’on harmonise mieux les efforts de tous ceux qui militent pour ces objectifs. Une alliance mondiale pour la santé facilitera cette coordination dans les actions des gouvernements, donateurs, société civile, communautés et autres partenaires unis pour la survie de l’enfant.

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© UNICEF/HQ04-1027/Giacomo Pirozzi
Nika Kvrivishvili et Nick Garsevanishvili, 16 ans tous les deux et tous les deux journalistes au Réseau Médias des jeunes, travaillent pour Croisement d’enfants, une émission produite par des jeunes de 14-17 ans de Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan.

20. Que peux-tu faire, TOI ?

Que ce soit dans des écoles respectueuses de l’hygiène à Madagascar, où les élèves transmettent des informations cruciales sur l’assainissement, ou dans les stations de radio communautaires au Brésil qui présentent des émissions sur une enfance en bonne santé, les jeunes peuvent partout favoriser des changements positifs. Etudiants, groupes de jeunes, mentors, associations communautaires d’art dramatique s’efforcent, partout dans le monde, de sensibiliser leurs communautés aux questions sanitaires. Voici comment tu peux commencer :

  • Informe-toi. Renseigne-toi sur les problèmes sanitaires auxquels se heurte ta communauté et regarde si un ou plusieurs de ces problèmes peuvent être résolus par ta communauté. Informe-toi sur la santé des enfants d’autres communautés et partout dans le monde.
  • Réfléchis avec des amis à d’éventuelles solutions originales.
  • Forme des partenariats avec des groupes de jeunes, tes enseignants ou des chefs de la communauté pour partager tes idées et diffuser partout des messages de santé.
  • Elabore un plan pour mettre en œuvre tes idées.
  • Applique ton plan visant à améliorer la santé des enfants dans ta communauté ! Cela pourrait commencer par une simple campagne contre les détritus à l’école ou une pièce de théâtre sur l’importance d’un environnement sain pour les enfants.

Epaule les efforts en faveur de la santé et de la survie des enfants ! En te faisant entendre, tu peux améliorer les chances de survie des jeunes enfants de ta communauté et leur santé.

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