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La négligence et opprobre peuvent aboutir à l'exclusion des enfants handicapés

On estime à 150 millions le nombre d’enfants handicapés dans le monde, et la plupart d’entre eux n’ignorent rien de la réalité de l’exclusion. Dans les pays en développement, la vaste majorité des enfants handicapés n’a pas accès à des soins de réadaptation ou à des services d’aide, et beaucoup d’entre eux ne peuvent pas entrer dans le système d’éducation conventionnelle.

Dans bien des cas, les enfants handicapés sont simplement mis à l’écart de la vie de la communauté ; même s’ils ne sont pas activement repoussés ou maltraités, ils sont souvent privés des soins adéquats. Là où des dispositifs spéciaux sont en place pour les accueillir, il s’agit le plus souvent de les confier à des institutions séparées – la proportion d’enfants handicapés vivant dans des institutions publiques a augmenté, par exemple, dans les pays d’Europe centrale et orientale depuis le début de la transition politique.

Beaucoup de handicaps sont directement imputables à des privations de biens et de services essentiels, notamment durant la petite enfance. L’absence de soins prénatals augmente le risque de handicaps, tandis que la malnutrition peut entraîner des retards de croissance ou une mauvaise résistance aux maladies. Il faut s’attaquer aux handicaps dus à une mauvaise nutrition ou au manque de vaccins dans le cadre d’une action concertée et avec le soutien des donateurs. La campagne mondiale d’éradication de la polio – source majeure de handicaps dans le passé – a permis de réduire considérablement le nombre de cas, qui sont passés de 350 000 en 1988, au moment du lancement de l’Initiative, à moins de 1 255 à la fin de 2004.

De 250 000 à 500 000 enfants perdent encore la vue chaque année à la suite d’une carence en vitamine A, un syndrome facile à prévenir en distribuant chaque année une gélule qui ne coûte que deux cents.

Les enfants qui se livrent à des travaux dangereux ou qui ont été recrutés dans l’armée courent un risque beaucoup plus élevé d’avoir un accident. Les mines terrestres et les munitions de guerre non explosées continuent de mutiler ou de blesser les enfants bien après un conflit. Sur les 65 pays dans lesquels des enfants ont été tués par des mines entre 2002 et 2003, près des deux tiers n’étaient pas en conflit pendant cette période.

Quelle qu’en soit la cause, les enfants handicapés ont besoin d’une attention spéciale. Autrement, ils risquent d’être exclus de l’école, de leur société, de leur communauté ou même de leur foyer.