Unicef Logo and the text: Children Under Threat. The State of The World's Children 2005.

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Paula Bronstein

Press Release

Points importants : le VIH/SIDA

En tuant ou en affaiblissant des millions d'adultes, le SIDA a des conséquences catastrophiques sur la vie des enfants. Les enfants eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à mourir du SIDA.

Le SIDA est maintenant la première cause de mortalité des personnes âgées de 15 à 49 ans dans le monde. En 2003, 2,9 millions de personnes sont mortes du SIDA, dont près d'un demi-million avaient moins de quinze ans. Environ 4,8 millions de personnes ont contracté le VIH, dont 630 000 enfants.

En 2003, quelque 2,1 millions d'enfants de moins de quinze ans vivaient avec le VIH/SIDA, la plupart d'entre eux ayant été infectés pendant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement. Au Botsw ana, au Zimbabwe et au Swaziland, qui ont des taux de prévalence du VIH parmi les plus élevés du monde, l'augmentation des taux de mortalité des enfants de 1990 à 2002 a été respectivement la deuxième, la troisième et la quatrième la plus importante du monde. À l'échelle mondiale, environ 4 % des décès d'enfants sont dus au SIDA.

Les conséquences les plus visibles de l'épidémie sur les enfants se manifestent par le nombre d'orphelins dus au SIDA. En l'espace de deux ans seulement (2001 – 2003), le nombre d'enfants ayant perdu un parent ou les deux à cause du SIDA est passé de 11,5 millions à 15 millions, dont 80 % vivent en Afrique subsaharienne.

Environ 90 % de ces orphelins vivent dans leur famille élargie, et beaucoup de ces familles sont soumises à très rude épreuve. Des millions d'enfants supplémentaires vivent avec des membres de leur famille qui sont malades et mourants.

Lorsque la mère ou la personne qui s'occupe de l'enfant tombe malade ou meurt pendant les premières années de la vie de cet enfant, les plus vulnérables, cela compromet la réalisation de ses besoins les plus élémentaires. L'épidémie prive les enfants de leur famille, qui est le premier et le meilleur moyen de protection contre la violence et les préjudices qu'ils peuvent subir.

Les enfants dont les parents sont morts ont moins tendance à aller à l'école, ou à être dans une classe correspondant à leur âge, et ils risquent davantage d'abandonner leurs études. Les enfants orphelins risquent également beaucoup plus que les autres d'être victimes des pires formes de travail : dans l'agriculture commerciale, ou comme employés de maison, travailleurs du sexe ou vendeurs ambulants. Dans une enquête réalisée en Zambie, près de la moitié des enfants prostitués ont déclaré avoir perdu leurs deux parents ; environ un quart d'entre eux avait perdu un parent.

Notamment en Afrique subsaharienne, le VIH/SIDA paralyse des communautés entières à mesure que leurs ressources humaines essentielles – les agriculteurs, les enseignants, les agents de santé, les policiers et militaires – tombent malades et meurent. L'impact sur les enseignants et les systèmes éducatifs nuit également à la scolarité des enfants.


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“Abandonnés et appauvris… les enfants privés des nécessités de base sont exploités… ils sont exploités de nombreuses façons et sont pour cette raison effrayés, impuissants et vulnérables."
Une fille de 19 ans, Emirats arabes unis.

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Coût approximatif le plus bas possible d’une thérapie antirétrovirale (version générique) pour un an : 300 dollars É.-U.

Revenu annuel par habitant au Mozambique : 210 dollars.

Pourcentage d’habitants des pays en développement qui ont besoin d’une thérapie antirétrovirale mais n’y ont pas accès : 93.
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