
La menace que la pauvreté, la maladie et les privations font planer sur l’enfance revêt des formes très diverses. Elle appelle donc une intervention multiforme, à savoir une approche intégrée de la petite enfance qui améliorera grandement les chances de survie et d’épanouissement de chaque enfant, une hausse des budgets consacrés aux familles, l’intégration au sein des stratégies de réduction de la pauvreté d’une démarche fondée sur les rapport de genre, le renforcement de la protection des enfants à tous les niveaux et leur participation à l’élaboration de solutions à leurs problèmes.
Les ressources nécessaires à la transformation mondiale de l'enfance peuvent être mobilisées, en augmentant l’aide publique au développement et en améliorant la qualité des finances publiques nationales. La mise en oeuvre de plans d'action nationaux en faveur des enfants, comprenant des cibles et objectifs précis, assortis d’échéances et quantifiables, conformément à ce qui a été décidé lors de la session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants, contribuerait pour beaucoup à l'instauration d'Un « monde digne des enfants ».
Consacrer des budgets plus importants aux familles
Dans les pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE,) il existe une corrélation étroite entre les dépenses publiques globales consacrées à l’appui aux familles et aux jeunes et l’incidence de la pauvreté relative des enfants.
Des interventions publiques bien conçues peuvent prévenir les taux élevés d’exclusion sociale et les risques que cela comporte pour les enfants et les jeunes. Les pays pauvres considèrent parfois comme prohibitif le coût de systèmes de protection sociale d’une complexité comparable. Toutefois, il est clair que les pays à revenu intermédiaire pourraient faire davantage; et l’aide internationale, les initiatives fédérales et les solutions locales innovantes peuvent dispenser les gouvernements des pays en développement d’une partie des coûts.
Les interventions mises sur pied pour remédier aux privations des enfants doivent être conçues et maîtrisées au plan local; les familles et les enfants doivent également être associés au règlement du problème. Les données dont on a rendu compte soulignent à quel point il importe d’asseoir les interventions sur de solides analyses de la réalité nationale et locale, qui respectent par ailleurs les sexospécificités, non sur des programmes passe-partout. Si elles ne sont pas fondées sur une bonne compréhension de la situation nationale ou du contexte familial local, par exemple, les interventions dans les domaines de la santé ou de l’éducation axées sur les enfants pourraient bien ne pas pouvoir donner les résultats escomptés.
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