Lorsqu’une famille est touchée par le VIH/SIDA, ce sont les femmes - et, en particulier, les femmes âgées, de même que les filles et les jeunes femmes – qui assument, et de loin, la responsabilité la plus lourde en matière de soins. Ce fardeau commence à devenir insupportable. Les deux tiers des personnes dispensant les soins à la maison interrogées dans le cadre d’une étude réalisée récemment en Afrique du Sud étaient des femmes, dont près d’un quart avaient plus de 60 ans. Les ménages dont le chef est une femme s’occupent dans l’ensemble d’un plus grand nombre d’orphelins que ceux dont le chef est un homme, ce qui aggrave souvent leur propre pauvreté.
Souvent, des enfants ou des adolescents sont obligés de s’occuper de leurs parents malades ou de leurs frères et sœurs plus jeunes. La proportion des ménages dont le chef est officiellement un enfant est encore faible - moins de 1 % dans la plupart des pays -, mais ce pourcentage sous-évalue considérablement l’ampleur du problème. Un ménage au sein duquel le parent isolé est malade peut continuer, officiellement, d’être dirigé par le parent, mais dans la pratique le poids des soins et de cette responsabilité peut avoir déjà été transféré aux enfants. De même, même lorsqu’ils ont été recueillis par leurs grands-parents ou d’autres membres de la famille, les enfants peuvent être obligés de travailler pour aider à subvenir aux besoins de la famille.
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Figure 4.5 : Problèmes qu'affrontent les enfants et familles affectés par le VIH et le SIDA. Cliquez ici pour voir la figure. |
Dans bien des cas, cette responsabilité amène les enfants à abandonner leurs études. Le fait de devoir renoncer à leur éducation non seulement limite leurs chances de pouvoir créer un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour leur famille, mais implique qu’ils ne recevront pas d’informations d’une importance souvent vitale sur la façon d’éviter l’infection par le VIH ou de bénéficier d’un traitement contre le VIH/SIDA.