Il ne fait aucun doute que la priorité des priorités est de limiter la propagation du VIH/SIDA et, partant, de faire baisser le nombre des enfants privés de leurs parents. En dépit de la redoutable propagation de la maladie dans le monde, on constate que certains pays parviennent à endiguer la pandémie et que leur succès peut en inspirer d’autres. C’est ainsi, par exemple, que la détermination de l’équipe dirigeante, une population largement sensibilisée et une action de prévention énergique ont fait de l’Ouganda « le » modèle à suivre en ce qui concerne la durabilité des résultats, tandis que l’action globale menée en Thaïlande a permis d’éviter quelque 5 millions de cas d’infection par le VIH pendant les années 90.
L’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF et d’autres partenaires appuient l’ « Initiative 3 par 5 », qui se propose de faire en sorte que 3 millions de personnes aient accès à un traitement aux antirétroviraux d’ici à la fin de 2005. Les antirétroviraux jouent également un rôle déterminant dans les programmes de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant : une prophylaxie antirétrovirale visant les femmes enceintes et les bébés à la naissance peut réduire de moitié le risque de transmission.
L’Initiative 3 par 5 appuie actuellement de tels programmes dans 70 pays, dont cinq couvrent l’ensemble du territoire national (Bélarus, Botswana, Géorgie, Kirghizistan et Ukraine. Le Brésil a dispensé avec succès un traitement antirétroviral destiné aux enfants et aux adolescents dans le cadre de sa politique nationale de traitement. En outre, l’UNICEF collabore avec la Mailman School of Public Health de l’Université Columbia, à New York, et d’autres en vue de présenter « PMTCT Plus », initiative ayant pour objet non seulement de prévenir l’infection chez les nouveau-nés, mais aussi de traiter les mères et les familles séropositives.
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Figure 4.6 : Accès aux antirétroviraux, par région, à la mi-2003. Cliquez ici pour voir la figure. |