La situation des enfants dans le monde 2004

Des enseignants sources d’espoir

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© UNICEF/HQ97-0915/LeMoyne
Que ce soit dans des camps pour personnes déplacées en Azerbaïdjan, dans les provinces d’Angola ravagées par la guerre ou les classes de la RDP lao,des enseignants qualifiés aident les enfants et les pays à se développer.

Dolores Jamba, étudiante, mère et maintenant enseignante de 18 ans, incarne l'avenir de l'Angola. Elle fait partie des quelque 4 000 Angolais récemment formés qui permettront à l'enseignement de reprendre dans ce pays. La longue guerre civile qui a ravagé l'Angola jusqu'en mars 2002 a laissé le secteur de l'éducation dans un piètre état, un million d'enfants étant privés d'enseignement primaire.

En février 2003, les autorités locales et l’UNICEF ont lancé l'opération « Rentrée des classes », qui a permis à 250 000 enfants d'aller pour la première fois à l'école, dans les provinces de Bié et Malanje, durement touchées par la guerre.

Cette campagne représente un changement d'orientation majeur pour l’Angola, qui estimait auparavant que l'enseignement primaire universel ne pourrait se concrétiser tant que l'on ne construirait pas des salles de classe traditionnelles et que l'on ne disposerait pas en nombre suffisant d'enseignants qualifiés. La campagne Rentrée des classes fournit  aux enseignants une formation rapide, en partant du principe selon lequel la qualité de l'enseignement s'améliorera progressivement. L’UNICEF a entrepris de former de toute urgence 5000 enseignants. Dolores a achevé son premier stage de formation de trois semaines et suit maintenant une formation permanente.

Dolores habite à Kunhinga, à 30 km environ au nord de Kuito, la capitale de Bié. Les manuels scolaires et les crayons y sont maintenant vendus à côté des fruits et des céréales et de chaussures qui ont déjà servi à plusieurs personnes. Par le passé lorsque les familles devaient choisir entre alimentation et études, elles choisissaient bien sûr de se nourrir. Pendant le mois de la Rentrée des classes, les élèves ont reçu un colis d'éducation de l’UNICEF, comprenant des livres, des crayons, un sac et une gomme.

La campagne Rentrée des classes a remporté à Bié et Malanje un succès tel que le Gouvernement angolais a décidé de l’étendre à l'ensemble du pays en 2004. Une allocation budgétaire de 40 millions de dollars permettra de former 29 000 enseignants supplémentaires et d'accroître de 90 % la proportion d'enfants suivant les quatre premières années d'enseignement.

Une tout autre urgence

Dans la République démocratique populaire lao, le secteur de l’éducation doit répondre à une tout autre urgence. En raison d’une pénurie d’enseignants, les écoles n’ont pas les moyens d’instruire les enfants. En 1992, près de 80 % des enseignants du primaire n'étaient pas qualifiés – plus de 50 % d'entre eux n'avaient pas achevé leurs études secondaires.

Le Ministère de l'éducation a mis au point, avec l'appui de l'UNICEF, le Projet de perfectionnement des enseignants. Ce projet, qui a été développé avec l’aide du Comité national du Japon, répond à un double objectif : dispenser aux enseignants une éducation continue du niveau de la huitième année d'études et améliorer leur pédagogie.

D'autres donateurs, notamment la Banque asiatique de développement, l’Agence suédoise de coopération pour le développement international, l’Alliance Save the Children et Catholic Relief Service se sont joints au projet, ce qui a permis de l’étendre à toutes les provinces du pays. En 2002, près de 77 % des enseignants du primaire avaient suivi une formation.


 

 

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