La situation des enfants dans le monde 2004

Les pays Africains se rapprochent des objectifs pour l’éducation

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© UNICEF/HQ-94-1182/Pirozzi
En décidant d’investir dans une idée à un moment capital, les gouvernements des pays donateurs ont permis d’améliorer la vie de dizaines de milliers de filles, et de leurs familles.

L’Initiative pour l’éducation des filles africaines, née de la collaboration étroite entre pays, gouvernements donateurs et institutions des Nations Unies, contribue pour beaucoup à la réalisation des Objectifs de développement pour le Millénaire et de ceux de l’Education pour tous.

Entre 1997 et 2001, cette Initiative menée par de nombreux pays a permis d’améliorer les taux bruts de scolarisation des filles dans des pays tels que le Bénin (augmentation de 9 points de pourcentage), la Guinée (15 points) et le Sénégal (12 points), alors que, sur la même période, les taux bruts de scolarisation pour l’ensemble du primaire, du secondaire et du supérieur n’ont progressé en moyenne à l’échelle mondiale que d’un point de pourcentage.

Le Tchad constitue l’un des exemples les plus frappants des progrès réalisés. En 1996, aux tout débuts de l’Initiative, les taux bruts de scolarisation dans ce pays n’étaient que de 51 % pour l’ensemble des élèves et de 37 % pour les filles. Dans les deux premières années seulement, le nombre de filles scolarisées en cours préparatoire a quadruplé, le taux d’abandon scolaire a chuté, passant de 22 % à 9 %, et le nombre d’enseignantes a augmenté de 36 à 787. Dans les 10 régions participant à l’Initiative, le taux net de scolarisation des filles a dépassé de 18 points de pourcentage la moyenne nationale. En 2000 – 2001, le taux brut de scolarisation pour l’ensemble des enfants avait atteint 75 %.

L’Initiative en faveur des filles africaines a bénéficié au départ d’un financement de l’Agence canadienne de développement international, dans le cadre de l’Initiative pour l’éducation des filles dans le monde. Ensuite, le Ministère royal norvégien des affaires étrangères a investi plus de 45 millions de dollars pour la période 1996-2005. Les Gouvernements du Danemark, de la France, de l’Allemagne et du Japon ont également participé au financement des programmes d’éducation des filles de l’Initiative.

L’application de pratiques optimales

Les pays bénéficiant de l’Initiative africaine examinent systématiquement leurs programmes afin de déterminer ce qui permet véritablement d’inscrire les filles à l’école et de leur faire achever le cycle d’études. Le Tchad a par exemple adapté la méthode d’enseignement à niveaux multiples de l’ « Escuela Nueva », mise au point en Colombie. L’enseignement est directement lié aux besoins spécifiques de la communauté. Les élèves progressent ainsi à leur rythme et peuvent appliquer à leur vie quotidienne leurs connaissances nouvellement acquises.

Financement

D’immenses progrès doivent être réalisés en Afrique dans les années à venir pour que les objectifs de l’Education pour tous puissent être atteints. Selon une estimation récente, l’Afrique subsaharienne ne parviendra à l’éducation primaire universelle qu’en … 2129 si elle continue à progresser à son rythme actuel…

Le financement « thématique » des organisations œuvrant en faveur de l’éducation des filles est à présent assuré principalement par les Gouvernements de la Finlande, de la Norvège et de la Suède. En allouant des fonds à la parité entre garçons et filles, les pays progresseront dans la réalisation de l’Objectif de développement pour le Millénaire qui consiste à garantir d’ici à 2005 la parité entre les sexes dans l’éducation.


 

 

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