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VI. Les obstacles aux initiatives
La pauvreté, les conflits armés et
le VIH/SIDA n'anéantissent
pas seulement la vie des enfants, ils dévastent également des
nations entières.
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Kong, l'un des 10,4 millions d'enfants
dont les parents sont morts du SIDA, vit maintenant avec
sa tante dans la province de Chiang Rai (Thaïlande).
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Ce sont les enfants qui souffrent le plus de la pauvreté, ainsi
que de l'injustice, de l'exploitation, de l'analphabétisme et
du désespoir qui en découlent. Les dirigeants dignes de ce nom
comprennent que, pour lutter efficacement contre la pauvreté qui
ravage tant de nations, il faut avant tout s'occuper des enfants
en fournissant des programmes de développement de la petite
enfance, des services de protection de l'enfance, une éducation
et des soins de santé.
L'éducation, l'égalité et les soins de santé ne sont pas des
questions indépendantes les unes des autres, ce sont des solutions
aux retombées positives multiples. Investir en faveur des
enfants peut, par exemple, permettre de réduire les conflits armés,
à mesure que des enfants en bonne santé, munis de connaissances
et non d'armes à feu, font progressivement régner la paix dans
le monde.
Pendant que certaines nations sont en proie à des conflits et
à la pauvreté, aucun continent n'est épargné par l'épidémie de
VIH/SIDA l'un des problèmes politiques et sociaux les plus
redoutables. Comme d'autres maladies, le SIDA fait davantage de
ravages dans les régions où règnent la pauvreté et la malnutrition
et où l'eau est insalubre et les services d'assainissement inadéquats.
C'est parmi les femmes et les filles que le nombre de nouveaux
cas d'infections par le VIH augmente le plus rapidement.
L'Afrique subsaharienne est la région la plus durement touchée
par l'épidémie: l'espérance de vie a chuté; les réseaux familiaux,
les services sociaux et les systèmes de santé ont de grandes difficultés
à prendre en charge les enfants dont les parents sont morts du
SIDA. D'innombrables pays voient leur avenir s'assombrir.
Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a dit de l'épidémie
qu'elle était «une crise de gouvernance et une insuffisance
de direction». Il a proposé de créer un Fonds mondial pour
la santé et la lutte contre le SIDA, doté de plusieurs milliards
de dollars qui seraient versés par les gouvernements des pays
donateurs et des pays en développement, ainsi que par le secteur
privé. Des gouvernements, le secteur privé, des fondations ont
répondu à son appel. Ainsi, une société du Groupe Crédit Suisse,
Winterthur Insurance, a fait une contribution d'un million de
dollars et la Bill & Melinda Gates Foundation a de son côté versé
100 millions de dollars au Fonds, ce qui fait d'elle le plus important
donateur privé à ce jour.
«L'esprit d'initiative tant à l'échelle mondiale
qu'au niveau local est la meilleure arme contre l'épidémie»,
a ajouté le Secrétaire général.
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Pour plus d'informations sur les thèmes susmentionnés, cliquez
sur les liens qui suivent (certains de ces liens
ne sont disponibles qu'en anglais):
S.E. Kofi
A. Annan
Le
Fonds mondial pour la santé et la lutte contre le SIDA
La Fondation Bill &
Melinda Gates
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