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UNICEF La situation des enfants dans le monde
2002 © UNICEF

Prendre l'initiative
 

 

IV. L'extraordinaire portée des initiatives individuelles

Lorsqu'on évalue la réalisation des objectifs en faveur des enfants et du développement fixés lors du Sommet mondial de 1990, le bilan est mitigé. Dans les cas où les gouvernements n'ont pas protégé les droits des enfants, ces derniers en subissent les conséquences.

© UNICEF/01-0237/Hossain

L'ex-Premier ministre du Bangladesh, Mme Sheikh Hasina (au centre), parmi des enfants et des adultes préparant un lâcher de colombes devant le Parlement national, à l'occasion du coup d'envoi de la campagne « Dire oui pour les enfants » au Bangladesh, en avril 2001.

Mais, lorsque les dirigeants ont accordé la priorité aux enfants dans leurs politiques et en pratique, les résultats ont été quasiment magiques.

En 1961, par exemple, lorsque Julius Nyerere est devenu le premier Premier Ministre de la République-Unie de Tanzanie, le pays avait un taux d'analphabétisme de 85 % dans la population adulte et ne comptait que deux ingénieurs et 12 docteurs. Lorsqu'il a quitté ses fonctions de Président en 1985, la Tanzanie avait un taux d'alphabétisation de 91 %, des milliers d'ingénieurs, de docteurs et d'enseignants et presque tous les enfants étaient scolarisés.

Le Costa Rica investit depuis longtemps en faveur de ses enfants. En 1948, le Président José Figueres a supprimé l'armée. D'une seule signature, il a réaffecté au budget de l'éducation les sommes consacrées aux dépenses militaires. Qu'ils soient de gauche, de droite ou du centre, tous les gouvernements qui ont suivi ont accordé la même priorité aux besoins de la population. Le Costa Rica a maintenant l'un des meilleurs indicateurs sociaux de la région.

La mobilisation des chefs d'entreprise a également joué un rôle important. Au Cambodge, par exemple, M. Bun Barang, l'un des plus grands producteurs de sel du pays, a accepté d'ioder 60 % de sa production en 2001 et 100 % en 2002. Cette décision permettra à des millions d'enfants de grandir sans souffrir d'incapacités.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, 23 intellectuels de premier plan, dont notamment la romancière chilienne Isabel Allende et l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano, ont instamment demandé aux pouvoirs publics et aux citoyens de la région d'unir leurs efforts pour former un « Pacte social » en faveur des 192 millions d'enfants et d'adolescents de la région.

L'ancien Président sud-africain, Nelson Mandela, qui incarne mieux que quiconque le principe de direction éclairée, et Graça Machel, ancienne Ministre de l'éducation du Mozambique et spécialiste de la question des enfants dans les conflits armés, ont demandé que soit lancée une campagne mondiale de mobilisation en faveur des enfants. « L'avenir de nos enfants dépend de la capacité d'initiative et des choix que les dirigeants font. »

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Pour plus d'informations sur les thèmes susmentionnés, cliquez sur les liens qui suivent (certains de ces liens ne sont disponibles qu'en anglais):
Manifeste d'Amérique latine pour un Pacte social en faveur des enfants
S. E. Nelson Mandela
Mme Graça Machel

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« En bref »

 
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Prendre l'initiative : 1990 - 2000
 
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La session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants
 
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Le Mouvement mondial en faveur des enfants : « Dire oui pour les enfants »
 
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L'extraordinaire portée des initiatives individuelles
 
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Des actions mobilisatrices
 
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Les obstacles aux initiatives
 
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Ce qui est bon pour les enfants est bon pour le monde entier
 
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La mobilisation passe par l'écoute
 
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Le silence des enfants a de graves conséquences
 
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Chaque pays a un rôle à jouer