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II. La Session extraordinaire des Nations Unies consacrée
aux enfants
La Session extraordinaire des Nations Unies consacrée
aux enfants, prévue à l'origine pour les 19-21 septembre,
a été ajournée par l'Assemblée générale
quelques jours avant son ouverture, suite à l'attaque terroriste
à New York. La réunion aura lieu du 8 au 10 mai
2002.
Mais lorsque les représentants des gouvernements, des
ONG et tout particulièrement les enfants se réuniront
enfin, ils s'acquitteront de leurs responsabilités, qui
consistent à mesurer les progrès accomplis depuis
le Sommet pour les enfants de 1990 et à décider
de ce qu'il faut faire à présent.
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Lors de la session extraordinaire consacrée
aux enfants, il sera demandé aux gouvernements de protéger
les enfants, comme ceux-ci, qui font de la balançoire, dans
un centre d'accueil des veuves des victimes du génocide
de 1994, à la périphérie de Kigali (Rwanda).
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Qu'en espère-t-on ?
Et lorsque les gouvernements s'engagent à respecter des
propositions spécifiques en faveur des enfants du monde
dans les domaines de la santé et de l'éducation,
de la lutte contre le VIH/SIDA, de la protection contre les mauvais
traitements, l'exploitation et la violence.
Alors que le monde se préparait pour la Session extraordinaire,
une série de réunions de haut niveau [pdf]
rassemblant des chefs de gouvernement et des dirigeants du secteur
privé se sont déroulées dans chaque région
de la planète. Les besoins des jeunes, leurs espoirs et
leurs craintes ont été précisés lors
de ces réunions et l'on a proposé des solutions
afin de garantir les droits fondamentaux de l'enfant : Position
africaine commune, Déclaration de Beijing, Engagement de
Berlin, Accord de Katmandou, Consensus de Kingston, Déclaration
de Panama et Déclaration de Rabat.
De nombreuses personnalités qui militent depuis longtemps
pour les droits de l'enfant, se sont retrouvées à
ces réunions et ont évoqué avec éloquence
le rôle crucial de l'enfant dans la société.
Au Forum panafricain, par exemple, S. E. Madame Suzanne Moubarak,
l'épouse du chef de l'Etat égyptien, a déclaré
: « Investir pour nos enfants, c'est investir pour la prospérité,
la paix et la stabilité de demain. Si nos enfants sont
en bonne santé, instruits et s'ils vivent dans la sécurité,
nos pays arriveront à surmonter la pauvreté et à
rivaliser avec les autres dans une économie mondialisée.
»
Une autre série de réunions a rassemblé
en priorité des enfants et adolescents. Un nombre sans
précédent de jeunes de 11 à 18 ans venus
de toute l'Asie de l'Est a ainsi participé à une
réunion à Jomtien (Thaïlande) en avril 2001.
Le même mois, de jeunes ressortissants de 27 pays d'Europe
et d'Asie centrale se retrouvaient à Budapest. A Katmandou,
un groupe appelé The Change Makers (« Ceux qui font
bouger les choses ») et représentant les enfants
de 8 pays d'Asie du Sud a évoqué, devant des chefs
d'entreprise, les espoirs des enfants : la disparition de toute
discrimination, sous quelque forme que ce soit, un environnement
sain et propre, une éducation décente et la possibilité
de jouer plutôt que de travailler.
A un Forum régional de la jeunesse qui s'est tenu à
Amman en novembre 2000, des enfants du Moyen Orient et d'Afrique
du Nord ont demandé qu'on mette fin aux inégalités,
à la violence et à l'injustice.
Lorsque la Session extraordinaire débutera à la
date qui lui sera fixée, ce sera l'occasion pour les participants
d'abroger les politiques et pratiques néfastes du passé
qui perpétuent la pauvreté, qui sont responsables
du manque de soins de santé et d'instruction et qui exposent
les enfants aux risques d'exploitation, aux inégalités
et à la violence.
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Pour de plus amples informations sur les sujets mentionnés
dans ce texte, cliquez sur les liens suivants :
(Certains de ces liens ne sont disponibles
qu'en anglais):
Forum
des enfants et adolescents d'Asie du Sud-Est et du Pacifique,
Jomtien
Centre
européen de la jeunesse, Consultation de Budapest
The
Change Makers
Forum régional
de la jeunesse
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