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Des effets bénéfiques permanents
Cet échange entre père et fils, pourtant simple en apparence, aura de multiples répercussions dans la vie du petit garçon. Au cours des premières années, les relations avec les parents, les membres de la familles et d'autres adultes influent sur la manière dont se développe le cerveau d'un enfant. Des découvertes scientifiques récentes confirment que les gestes et les contacts rassurants peuvent être aussi importants qu'un bon état de santé et de l'eau salubre. Le développement du cerveau à ce stade détermine la réussite ultérieure à l'école primaire, à l'adolescence et à l'âge adulte (voir l'article sur Le développement du cerveau). Bien sûr, il n'est jamais trop tard pour améliorer la santé et le développement d'un enfant. Mais on observe souvent que ceux qui ne prennent pas un bon départ dans la vie n'arrivent jamais à rattraper ce retard ou à réaliser tout leur potentiel. Partout dans le monde, les parents et les collectivités ont trouvé des moyens originaux d'aider leurs enfants à croître et à se développer. Pour être efficaces, les soins offerts aux enfants doivent êtres axés sur plusieurs domaines à la fois, à savoir, la santé et la nutrition, l'éveil cognitif et leurs facultés sociales, cognitives et affectives. Au Sri Lanka, des agents de santé viennent au village de Priyanthi pour vacciner les enfants, faire passer des visites médicales et promouvoir l'éducation sanitaire auprès de la collectivité. Les activités préscolaires proposées aux enfants les plus jeunes comprennent l'éveil, le jeu et la préparation au calcul et à la lecture. Ensemble, ces initiatives ont aidé des enfants comme Madushika et Madusha, son frère de deux ans, à s'épanouir. Sous leur forme la plus élémentaire, les soins aux jeunes enfants ont fait une différence considérable dans la vie des enfants de Priyanthi et de sa collectivité. Les soins aux jeunes enfants sont aussi un moyen d'introduire des changements positifs dans la société. Dans une crèche d'Afrique du Sud, les enfants apprennent la tolérance raciale dans une région où l'apartheid alimentait autrefois la haine. Dans un quartier pauvre de Johannesburg situé à l'angle d'un parc jadis « réservé aux Blancs », le Projet Impilo offre un large éventail de soins à des enfants de toutes les races. Ce programme aide les parents à trouver du travail et promeut la sécurité des femmes et des enfants des collectivités environnantes. Encouragés à choisir le règlement des problèmes et l'ouverture d'esprit, plutôt que les conflits et l'intolérance, ces enfants d'Afrique du Sud peuvent acquérir les outils nécessaires pour apporter la paix à leurs familles et à leur nouvelle nation démocratique.
Le manque de soins prénatals adéquats et la malnutrition des mères ont été liés à l'insuffisance pondérale des enfants à la naissance, à des troubles de l'audition, à des difficultés d'apprentissage, à la spina bifida et à des lésions du cerveau . Les nourrissons nés de mères dont le poids est insuffisant risquent plus d'avoir des problèmes à l'âge adulte. On peut citer, entre autres, le diabète, les maladies cardio-vasculaires et l'obésité. Le Sommet mondial pour les enfants de 1990 a reconnu l'importance de la santé des mères et s'était donné pour objectif de réduire la mortalité maternelle de moitié avant l'an 2000. Nous sommes encore loin de cet objectif prioritaire. Dans le monde en développement, une femme court 40 fois plus de risques de mourir de complications dues à la grossesse et à l'accouchement que dans le monde industrialisé. Une étude réalisée au Bangladesh a montré qu'un enfant qui survit à sa mère morte en couches est de 3 à 10 fois susceptible de décéder avant l'âge de deux ans qu'un enfant qui vit avec ses deux parents. Améliorer les soins aux femmes, cela servirait donc à protéger les enfants. C'est pourquoi l'UNICEF et ses nombreux partenaires soutiennent des initiatives en faveur de la maternité sans risques dans le monde entier. À moins d'un kilomètre de la maison de Priyanthi vit une famille qui ne participe pas régulièrement aux programmes en faveur des jeunes enfants. Wimalarathne, un agriculteur de 33 ans, est manifestement inquiet au sujet de sa fille de deux ans. Il demande à sa femme, Kusumawathi, 30 ans, d'aller chercher la fiche de croissance de la petite. Le graphique indique que le poids et la taille de l'enfant, qui étaient dans la moyenne à la naissance, ont rapidement chuté par la suite. La petite fille aux yeux perçant parle à peine. A en croire Wimalarathne, le médecin ignore les causes de ce retard et a recommandé que la famille adhère au programme de visites à domicile. Bien qu'elles habitent le même village et vivent dans des circonstances similaires, ces deux familles ont des enfants très différents. Les habitants de ce village du Sri Lanka, comme des millions d'autres dans le monde, sont pauvres. Ils pratiquent pour la plupart une agriculture de subsistance et travaillent dans les usines ou les plantations de thé des environs. Si 99 % des enfants sont vaccinés, près de 40 % d'entre eux souffrent de malnutrition. Certaines familles bénéficient de programmes en faveur des jeunes enfants. La majorité d'entre elles, toutefois, n'y ont pas accès.
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