| Page daccueil / English version / Versión en español / Copyright |
![]() |
| Table des matières | Avant-propos | Notre promesse | La petite enfance | Profils | Encadrés | Figures | Cartes | Tableaux |
|
|
| Version abrégée | Quiz | Sondage | Vidéos | Fichiers PDF |
|
Coûts et financementLe coût dun programme de développement du jeune enfant dépend de la nature et de lampleur des services quil offre. En général, les programmes exécutés dans des centres sont cinq fois plus onéreux que les programmes à domicile, et plus le programme est complet, plus il coûte cher. Laide alimentaire apportée sous forme de repas et de collations peut représenter jusquà 40 % du budget dun programme.
On estime que le programme de Services intégrés pour le développement de lenfant (ICSD) mis en uvre en Inde en 1994 a coûté 27 cents par jour et par enfant. Pour le programme Hogares Comunitarios de Bienestar exécuté la même année en Colombie, qui offrait des services de garderie à plein temps et des repas dans 55 000 sites, ce coût était de 38 cents. Dautres programmes comportant moins de volets ou bénéficiant dune participation bénévole plus importante des collectivités peuvent être bien meilleur marché. Il existe plusieurs moyens de financer le développement du jeune enfant. En Suède, par exemple, le programme est pris intégralement en charge par lEtat. Dans certains pays, comme la Colombie, le gouvernement assume la plupart des coûts de mise en uvre et les parents paient la moitié des allocations versées au personnel et acquittent sa contribution à la sécurité sociale. En Inde, où la participation financière des parents est minime, le gouvernement national subventionne le coût de la plupart des activités du programme, mais pas de laide alimentaire, qui est financée et administrée par les autorités régionales. Dans le programme Early Child Education au Kenya, en revanche, le gouvernement national ne finance que la formation du personnel. Leur rémunération est prise en charge par les parents. Les administrations locales, quant à elles, fournissent les garderies et assurent leur entretien. En 1993, dans le cadre du Projet intégré pour le développement de lenfant en Bolivie, les parents acquittaient la somme forfaitaire de 2,50 dollars par mois pour le premier enfant inscrit et un tarif dégressif pour chaque enfant supplémentaire. En Thaïlande, les emprunts remboursés à des fonds de prêts aux village financés par une ONG viennent alimenter un fonds dinvestissement destiné à soutenir des programmes de développement du jeune enfant dans la collectivité. Certes, de nouveaux apports de fonds sont nécessaires pour garantir à chaque enfant le meilleur départ possible dans la vie, mais la création de nouveaux programmes nentraîne pas forcément dénormes dépenses. Les ressources requises pour stimuler le développement cognitif dun jeune enfant par léveil, le jeu et laffection peuvent souvent être trouvées au sein de la collectivité elle-même. Le programme de visites à domicile Sithuwama au Sri Lanka, par exemple, est lexemple même dun bon rapport coût-efficacité. Il est exécuté par des femmes bénévoles qui ont reçu une formation au développement du jeune enfant. Membres respectés de la communauté, elles soccupent chacune de cinq familles. Elles se rendent au domicile des parents et leur prodiguent des conseils sur la croissance et le développement mental de leur enfant. Une approche multisectorielle combinant des services de santé, déducation, de nutrition et de développement peut contribuer à améliorer le rapport coût-efficacité dun programme. Le plus important toutefois, cest que cette convergence de services soit orientée sur lenfant tout entier et non pas seulement sur des secteurs particuliers. Ce faisant, elle renforce et complète le processus de développement. Les programmes de développement du jeune enfant déclenchent une cascade deffets positifs dans toute la société. Ils favorisent non seulement des soins de bonne qualité aux nourrissons et aux jeunes enfants, mais ils libèrent les filles de la garde de leurs frères et surs plus jeunes, ce qui leur permet daller à lécole. Les femmes ont aussi plus de temps libre et peuvent occuper un emploi rémunéré. Celles qui fournissent une aide à domicile ont à leur tour plus de chances de trouver un emploi. Les enfants bénéficient des services de base et séveillent à la vie grâce au jeu, au chant ou à la danse. Les familles disposent dun revenu supplémentaire et les collectivités bénéficient de la création de ces nouveaux emplois et de lentrée de leurs membres sur le marché du travail.
|
| Page précédente | Page suivante | ||
|
|
||