Sénégal

Des soins de proximité contribuent à réduire la mortalité infantile au Sénégal

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2008/Nybo
Au Sénégal, grâce à des efforts réalisés au niveau de la communauté, les taux de mortalité infantile ont baissé dans des zones où ils étaient auparavant les pires du pays.

Cette année, le fleuron des publications de l’UNICEF, « La Situation des enfants dans les monde » –  diffusé le 15 janvier – aborde la nécessité de faire cesser l’une des plus grandes inégalités sanitaires entre les pays industrialisés et les pays en développement : la mortalité maternelle. Voici une histoire – parmi une série d’autres – qui illustre cette question.

Par Thomas Nybo

KOLDA, Sénégal, 13 janvier 2009 – Les quatre premiers enfants de Daddo Sabaly sont tous morts avant d’avoir atteint leur premier anniversaire, soit de maladie, soit de malnutrition. Mme Sabaly vit au Sénégal, dans la région de Kolda, où les taux de mortalité infantile sont historiquement parmi les plus élevés du pays. Son cinquième enfant, un garçon qui s’appelle Abdoulaye, a cinq ans maintenant. Son sixième est une petite fille en bonne santé de neuf mois.

Mme Sabaly attribue le mérite d’avoir assuré la survie de ses enfants au dispensaire communautaire, ainsi qu’à un programme de nutrition communautaire qui a recensé des ressources alimentaires locales, telles que les courges, les œufs et le lait. Avant ce programme, il était considéré comme tabou de nourrir les enfants avec ces produits.

« Au début, Abdoulaye souffrait de malnutrition », dit-elle. « Mais nous avons été au centre communautaire, où j’ai appris à le nourrir comme il convenait et il va mieux. »

Des sauveurs à l’échelle de la communauté

Le dispensaire communautaire bénéficie de l’appui de l’UNICEF et il offre aux mères telles que Mme Sabaly un large éventail de soins médicaux. Les nourrissons sont pesés et mesurés régulièrement afin de déceler rapidement les cas de malnutrition. Les mères reçoivent un supplément contenant des micronutriments et elles sont encouragées à allaiter exclusivement au sein. On leur distribue en outre des moustiquaires traitées à l’insecticide pour éviter le paludisme – l’un des principaux tueurs d’enfants en Afrique.

Le gouvernement du Sénégal, avec l’aide de l’UNICEF et d’autres partenaires, a réduit ici la malnutrition, qui est passée en dix ans de 22 pour cent à 17 pour cent (en 2005). L’UNICEF explique ce progrès par une approche dynamique qui intègre la communauté dans la solutionmalnutrition here from 22 per cent to 17 per cent in the ten years leading up to 2005. UNICEF credits an aggressive approach that embraces the community as part of the solution.

Le Représentant de l’UNICEF au Sénégal, Ian Hopwood, observe que la stratégie des agents sanitaires de proximité est une stratégie qui marche. « La meilleure démonstration en est l’expérience du traitement communautaire des infections respiratoires aiguës », dit-il.

Une autre stratégie consiste à mobiliser les grand-mères, qui jouent un rôle clé de tuteur dans la société du Sénégal. Aujourd’hui, un groupe de femmes s’est réuni autour d’une grand-mère nommée Maimouna, qui parle aux jeunes mères de l’importance de l’hygiène.

Interventions à grande échelle

Le Dr Guelaye Sall, un pédiatre très connu, professeur d’université au Sénégal, incite le pays à développer des programmes de proximité tels que celui de Kolda.

« Il est impératif d’effectuer à grande échelle ce type d’intervention afin d’arriver à réduire la mortalité infantile, » dit le Dr Sall. « Il faut faire de gros efforts en ce sens dans tout le pays pour arriver aux meilleurs résultats. »

Au Sénégal, la moitié des enfants qui meurent avant d’avoir cinq ans sont âgés de moins d’un an. Un bon nombre d’entre eux meurent durant leurs premières heures ou leurs premiers jours de vie. Non seulement il est nécessaire d’encourager les démarches créatives qui aident les enfants à survivre durant cette période de vulnérabilité, mais il faut les multiplier.

Mme Sabaly et ses deux enfants en bonne santé sont la preuve vivante que cela est possible.


 

 

Vidéo (en anglais)

Au Sénégal, le correspondant de l’UNICEF, Thomas Nybo, rend compte de l’efficacité des centres de soins de proximité pour les nouvelles mères et leurs enfants.
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