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Dans les collines de Quito en Équateur, un petit garçon de 8 ans avec une maladie génétique rêve de devenir pilote.

Dans les collines de Quito en Équateur, un pays avec une politique progressiste envers les personnes vivant avec un handicap, un petit garçon de 8 ans avec une maladie génétique fréquente l'école et rêve de devenir pilote.  Regarder dans RealPlayer

 

By Bob Coen

Comme tous les enfants, ceux qui sont handicapés sont dotés de nombreuses capacités mais ils sont souvent exclus de la société à la suite de discriminations ou de manque de soutien, ce qui les place parmi les enfants les moins visibles et les plus vulnérables de la planète.

Aujourd'hui, l'UNICEF a lancé son rapport phare « La Situation des enfants dans le monde 2013 : les enfants handicapés ». Le rapport attire l'attention internationale sur les besoins urgents d’une population souvent invisible.

Dans les collines de Quito en Équateur, un pays avec une politique progressiste envers les personnes vivant avec un handicap, un petit garçon de 8 ans avec une maladie génétique fréquente l'école et rêve de devenir pilote.

QUITO, Équateur, le 29 mai 2013 - C'est un matin frisquet dans les collines à la périphérie de Quito, capitale tentaculaire de l'Equateur. Dans le quartier ouvrier de Venceremos, Richard Herrera, 8 ans, se prépare pour aller à l'école.

Richard est assis sur son lit dans la petite chambre qu'il partage avec frère de 15 ans, Armando, et sa mère, Marina, qui l’aide à s'habiller. Elle lui met ses vêtements et ses chaussures avec soin, lui prépare un petit déjeuner copieux et le porte en bas des escaliers qui mènent de leur petite maison en parpaing, puis dans les rues escarpées jusqu’à l'arrêt de bus.

Susceptible aux fractures

Richard souffre d'une maladie génétique appelée l’ostéogenèse imparfaite ou « maladie des os de verre ». Ses os ne se sont pas développés correctement, ils sont très faibles et se fracturent facilement. Il est très petit pour son âge et marche avec effort.

« Ma mère prend soin de moi et m'aide si je tombe, dit Richard. Elle m'aide pour que je ne me fasse pas mal et ne me casse pas les os. Elle me porte et me met dans le bus parce que je suis handicapé, j'ai des os de verre et je ne peux pas courir et sauter. Si je tombe, je peux finir à l'hôpital ».

Richard ne peut pas faire tout ce que les autres enfants tiennent pour acquis. « Je voudrais taper dans le ballon et courir et jouer sur les balançoires ... et sauter, dit-il. Mais, je peux tomber, et il faudrait m'emmener à la salle d'urgence ».

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Richard a 8 ans. Il souffre d'une maladie des os de verre. Il fréquente une école ordinaire, où il est premier de sa classe. L'Equateur a des politiques progressistes pour les personnes handicapées.

Jours d'école

Richard fréquente école ordinaire, où il est premier de sa classe. « J'aime les matières comme les langues, les mathématiques, la dictée, le calcul et le dessin », dit-il, sa voix pleine d'enthousiasme. Il est l'un de deux étudiants handicapés dans l’école.

Il dit que, parfois, il se sent différent. «Parfois, je me sens un peu mal à l'aise. Ils disent que je marche lentement. »

Richard a les mêmes espoirs et rêves que les garçons de son âge. « Quand je serai grand, je veux être pilote », dit-il en souriant.

L'égalité des droits une priorité absolue

Richard a la chance de grandir dans un pays qui possède certaines des politiques les plus progressistes pour les personnes vivant avec un handicap. Les politiques ont été implémentées par le vice-président de la République de l'Équateur Lenín Voltaire Moreno Garcés, qui vit lui-même avec un handicap.

Promouvoir l'égalité des droits pour les personnes vivant avec un handicap a été une priorité absolue. La législation adoptée fournit diverses formes d'assistance et de soutien financier.

Un message pour les autres enfants

Richard a reçu un lit spécial, un matelas et un oreiller, et une chaise pour prendre son bain. Il a également reçu un fauteuil roulant, mais, à cause des mauvaises routes et des collines de son quartier, il n'est pas souvent en mesure de l'utiliser.

Lorsqu'on lui demande quel message il voudrait faire passer aux autres enfants qui vivent avec un handicap, Richard répond pensivement « Il faut qu’ils prennent bien soin d'eux, qu’ils mangent bien et qu’ils ne se contentent pas seulement de laisser leur mères les aider, mais qu’ ils aident leurs mères en retour. Par exemple, Ils peuvent peut-être aider à préparer le repas des fois."


 

 

Photographie : les enfants handicapés

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