En bref : États-Unis d'Amérique

Le cinquième Forum mondial des partenaires cherche à obtenir un soutien plus important en faveur des enfants atteints par le VIH et le SIDA

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Michel Sidibé, Directeur général d’ONUSIDA, prononce le discours d’ouverture du cinquième Forum mondial des partenaires consacré aux enfants atteints par le VIH et le SIDA.

NEW YORK, États-Unis, 3 juin 2011 – Plus de 16 millions d’enfants ont perdu un de leurs parents et parfois les deux depuis les débuts de l’épidémie du SIDA ; la majorité habite dans les pays d’Afrique subsaharienne, la région la plus pauvre du monde.

Donner un impact maximum aux programmes qui fournissent soins, protection et soutien aux enfants atteints par le VIH et le SIDA est au centre des travaux du cinquième Forum mondial des partenaires qui se déroule à New York.

Obtenir des résultats mesurables

Ce forum de deux jours – coparrainé par l’UNICEF, l’ONUSIDA et le Plan d'urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le SIDA (PEPFAR) – a rassemblé 100 participants, représentants de haut niveau d’États, de donateurs, de la société civile, d’organisations internationales et d’institutions universitaires.

« Le thème clé de cette réunion est "Depuis les preuves jusqu'à l'impact". Nous savons clairement que certaines actions sont efficaces pour venir en aide aux enfants atteints ; le défi qui se présente à nous est de les mettre en oeuvre dans différents environnements épidémiques où les ressources sont limitées », a expliqué Jimmy Kolker, Chef de la section VIH et SIDA à l’UNICEF.

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Les participants au cinquième Forum mondial des partenaires réunis à New York. Le forum de cette année se penche sur les approches à base factuelle des programmes destinés à venir en aide aux enfants atteints par le VIH et le SIDA.

Malgré l’amélioration de l’accès aux traitements par les médicaments antirétroviraux et le succès des efforts faits pour éviter les nouvelles infections au VIH parmi les nouveau-nés et les enfants, on prévoit que le nombre d’enfants que la maladie rend orphelins restera élevé au cours des prochaines années.

« Ces enfants sont stigmatisés et rejetés au sein de leur propre communauté et même de leur propre famille », affirme le Directeur général adjoint de l’UNICEF, Martin Mogwanja. « Le VIH – particulièrement en Afrique subsaharienne – continue à être une cause majeure de pauvreté et de vulnérabilité. Cette pauvreté et cette vulnérabilité, à leur tour, rendent les enfants, spécialement les filles, plus susceptibles à l’infection par le VIH ».

M. Mogwanja a expliqué que les efforts de traitement dans les régions les plus touchées d’Afrique subsaharienne sont encore insuffisants et il a réitéré la nécessité d’adopter et de mettre en oeuvre une approche globale. 

« Depuis le dernier Forum mondial des partenaires de 2008, certains des pays qui finançaient ces programmes ont réduit leur contribution. Nous avons besoin de promouvoir des investissements plus intelligents dans les domaines négligés, ainsi que de tirer meilleur parti des financements qui existent en obtenant des résultats mesurables », a-t-il ajouté.

Poursuivre l’action de soutien

L’Ambassadeur Eric Goosby, Coordonnateur de l'US Global AIDS, a renouvelé l’engagement du PEPFAR de continuer à financer au même niveau les initiatives concernant le VIH et le SIDA qui ciblent les enfants vulnérables.

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Jimmy Kolker, Chef de la section VIH et SIDA à l’UNICEF, s’adresse aux participants du cinquième Forum mondial des partenaires ; 100 participants de haut niveau sont réunis pour cette conférence de deux jours.

« Nous continuons à participer à cette action parce qu’elle est désespérément nécessaire pour la sécurité et la stabilité à long terme des enfants, la stabilité des familles et des sociétés où ils vivent. Ils représentent véritablement l’avenir et les ignorer serait ignorer l’avenir », a-t-il affirmé.

Avec le PEPFAR, le gouvernement des États-Unis s’est engagé à un niveau d’une importance sans équivalent parmi les autres pays pour combattre le SIDA à travers le monde. « Les gouvernements et les communautés sont les vrais champions de ces enfants qui sont véritablement seuls », a déclaré M. Goosby.

Les autres participants ont souligné le besoin de renforcer les familles touchées par le VIH et le SIDA, et d’améliorer les ressources qui sont à leur disposition afin de les aider à soigner leurs enfants. Les efforts visant à préserver, grâce aux traitements, la santé et la productivité des parents ont été au centre des débats.

Renforcer les familles

« Le SIDA ne peut pas être abordé de manière isolée; il est temps que nous parlions d’intégration », a dit M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA qui a mis l’accent sur la nécessité d’une approche holistique. « Nous devons envisager nos approches programmatiques dans une optique concrète, faire la promotion des transferts monétaires, renforcer les moyens de subsistance des personnes qui s’occupent des enfants et améliorer la capacité des familles pauvres de subvenir aux besoins de leurs enfants ».

Le cinquième Forum mondial des partenaires prend place juste avant la Réunion de haut niveau 2011 sur le SIDA de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se déroulera du 8 au 10 juin à New York. Les dirigeants du monde entier se réuniront pour examiner les progrès accomplis et envisager les orientations futures de la réponse à donner au niveau mondial à la crise du SIDA.


 

 

Campagne contre le SIDA

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