État de Palestine

Des activités aident les enfants palestiniens les plus défavorisés à se détendre

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Des enfants palestiniens handicapés ont une chance de goûter aux plaisirs habituels de l’enfance grâce à l’UNICEF, l’Union chrétienne des jeunes gens (YMCA) et la Commission européenne.

Par Monica Awad

KALKILYA, Cisjordanie, 28 avril 2008 – La cour de récréation résonne des rires des enfants, alors qu’une centaine d’entre eux, handicapés, attendent anxieusement de visiter pour la première fois le seul zoo du Territoire palestinien occupé.

« Je veux voir le singe et essayer de lui faire manger des bananes », dit Ala’, 8 ans, en ayant recours à la langue des signes. Ala’, comme beaucoup d’enfants handicapés, a peu d’occasions de jouer et elle n’avait jamais auparavant visité de zoo. »

« La girafe et le lion me plaisent. Ce sont des animaux fiers et forts », confie Ayman, 12 ans, qui, lui aussi, a recours à la langue des signes.

L’UNICEF apporte son aide à la YMCA dans l’organisation de sorties pour des enfants palestiniens défavorisés. Ces activités, financées par le Département humanitaire de la Commission européenne, ont pour but de redonner une enfance aux enfants les plus déshérités.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Un mur isole la ville de Kalkilya du monde extérieur et contribue à la tension qui pèse sur les enfants.

L’isolement de Kalkilya

La YMCA organise des activités auxquels bien d’autres enfants n’accordent guère d’importance : disputer des courses de sac, des épreuves de tir à la corde, se grimer le visage, jouer avec des ballons et s’exercer au coloriage. 

« Ce que je préfère, c’est jouer avec un ballon et le bleu est ma couleur favorite », affirme  Ayman.  Il poursuit, avec de la gaieté dans les yeux : « Je suis très content, lorsque je crève le ballon ».

Les 91 000 habitants de Kalkilya sont complètement encerclés par un mur que les Israéliens ont construit et qui rend l’accès à la ville presque impossible. Ils sont ainsi séparés de leurs terres et des services de base, dont l’accès est limité par une barrière et des permis.

Cette situation contribue à la dégradation de l’économie. Le chômage augmente et plus de 30 pour cent des entreprises ont fermé leurs portes. Soixante et un pour cent des habitants de Kalkilya vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

Des enfants tendus

« Les enfants de Kalkilya sont soumis a davantage de tension que ceux d’autres zones de Cisjordanie en raison des effets négatifs du mur et des couvre-feux constants qu’impose l’armée israélienne » explique le Coordonnateur psychosocial de la YMCA, Rami Assaf.

L’éducation s’en est également ressentie. En février, six écoles de Kalkilya étaient fermées en raison du couvre-feu.

« Grâce à des efforts concertés dans le soutien psychosocial apporté aux enfants, nous pouvons apporter un semblant de normalité à des vies anormales, » déclare M. Assaf.


 

 

Vidéo (en anglais)

23 avril 2008 :
Chris Niles, correspondant de l’UNICEF, décrit les efforts de la Commission européenne et de l’UNICEF en vue d’améliorer la vie des enfants palestiniens défavorisés.
 VIDEO  haut | bas

Obtenez des vidéos de qualité professionnelle chez The Newsmarket

L'UNICEF et l'UE

Aide humanitaire :
Partenaires de travail

Recherche