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Protection de l'enfant contre la violence et les mauvais traitements

Mutilation génitale féminine/excision

Image de l'UNICEF
© UNICEF/HQ 98-0232/ Grossman
Un villageois s'entretient avec Mayamuna Traor, présidente de l'association des femmes locale, et avec d'autres femmes du village. Mayamuna a joué un rôle essentiel pour ce qui est d'interdire la MGF dans son village. Sénégal.

La mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) désigne un certain nombre de pratiques consistant à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes d'une fille.  Entre autres conséquences, les nourrissons, filles et femmes ayant subi une mutilation ou une excision sont exposés à des risques irréversibles pour leur santé.

Il y aurait aujourd'hui en Afrique et au Yemen environ 70 millions de femmes ayant subi l'une ou l'autre des MGF/E.  Par ailleurs, ces pratiques font de plus en plus fréquentes en  Europe, en Australie, au Canada et aux États-Unis, essentiellement parmi les immigrantes venues d'Afrique et de l'Asie du Sud-Ouest.
 
La MGF est pratiquée pour des raisons de plusieurs ordres :

Sexuel : contrôler ou réduire la sexualité féminine.

Sociologique : s'agissant, par exemple, d'initier les filles à devenir des femmes, d'assurer leur insertion sociale et de maintenir la cohésion sociale.

Hygiénique et esthétique : quand on considère les organes génitaux féminins comme sales et laids.

Sanitaire : en vertu de la conviction erronée selon laquelle cette pratique favorise la fécondité et la survie de l'enfant.

Religieux : dans la conviction erronée selon laquelle la MGF/E est un impératif religieux.
La MGF/E est surtout pratiquée sur les fillettes et les adolescentes âgées de quatre à 14 ans. Dans certains pays, toutefois, il arrive que les nourrissons de moins d'un an représentent jusqu'à la moitié des cas (44 % en Érythrée et 29 % au Mali, par exemple).

L'opération est généralement pratiquée par les accoucheuses traditionnelles ou les sages-femmes diplômées. La MGF/E est un service très prisé et très bien rémunéré; le statut du praticien dans la communauté et son revenu peuvent être directement liés à l'exécution de cette opération.

La MGF/E est une violation fondamentale des droits des filles. C'est une pratique discriminatoire contraire aux droits à l'égalité des chances, à la santé, au droit de ne pas être exposé à la violence, aux blessures, aux sévices, à la torture et aux traitements cruels, inhumains ou dégradants, au droit à la protection contre les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé, et au droit de faire librement des choix en matière de reproduction. Ces droits sont protégés en droit international.
La MGF/E cause des préjudices irréparables. Elle peut entraîner la mort, si la perte de sang est suffisamment importante pour causer un choc hémorragique; une commotion cérébrale entraînée par la douleur et le traumatisme; ou une septicémie foudroyante.  Elle est systématiquement traumatisante. Beaucoup de filles se trouvent en état de choc provoqué par la violente douleur, le traumatisme psychologique et l'épuisement dû aux hurlements de douleur.

Il y a d'autres conséquences préjudiciables pour la santé, notamment : non-cicatrisation; formation d'abcès; kystes; croissance excessive des tissus cicatriciels; infections urinaires; rapports sexuels douloureux; prédisposition renforcée au VIH/SIDA, à l'hépatite et à d'autres maladies transmissibles par le sang; infections de l'appareil reproducteur; pelvipéritonites; stérilité; règles douloureuses; obstacle urinaire chronique/calculs vésicaux; incontinence urinaire; arrêt de progression du travail; risque accru d'hémorragie et d'infection pendant l'accouchement.


 

 

MGF/E - Définition

La mutilation génitale féminine (ou excision) englobe toutes les interventions chirurgicales consistant à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes de la femme ou à leur causer d'autres lésions pour des raisons culturelles ou non thérapeutiques.
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