Cambodge

Au Cambodge la moitié des victimes de mines antipersonnel sont des enfants

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2004/Thomas
Lay Sokhum, 14 ans, a perdue ses deux jambes à cause d'une mine terrestre

NEW YORK, 24 novembre 2004 – L’UNICEF va se joindre à des centaines d’organisations internationales, de dirigeants mondiaux et de militants pour demander l’interdiction des mines antipersonnel au Sommet de Nairobi pour un Monde sans mines, qui va se tenir du 29 novembre au 3 décembre.

Partout dans le monde, des milliers d’enfants sont tués, blessés ou se retrouvent orphelins à cause de mines antipersonnel et d’engins qui n’ont pas explosé, dont se sont débarrassés les combattants ou qu’ils ont utilisés.

Au Cambodge, l’un des pays les plus durement touchés, environ la moitié des victimes de mines antipersonnel sont des enfants.
Il y a deux ans, Lay Sokhum, âgé de 14 ans, a marché sur une mine alors qu’il travaillait dans les champs, chez son père, près de Pailin, dans le Cambodge occidental.

« Après l’explosion, j’ai vu de la fumée, » a-t-il expliqué. « J’étais à terre et je ne comprenais pas ce qui arrivait. C’est seulement lorsque j’ai tenté de bouger que j’ai compris que je perdais du sang. »

Les environs de Pailin constituent l’une des zones les plus dangereuses de la planète. Mais deux décennies après que les khmères rouges et leurs ennemis aient ravagé le Cambodge, des spécialistes du Cambodian Mine Action Centre (Centre cambodgien de déminage) travaillent sans relâche pour que cette terre soit sans danger pour les enfants et les nouveaux colons. Ils sont à la recherche des mines antipersonnel ainsi que des roquettes et des grenades non explosées.

Les chirurgiens ont sauvé la vie de Lay, mais pas ses jambes. Tout d’abord, il a été si choqué et déprimé par son handicap qu’il a abandonné l’école, mais après des mois de rééducation et après avoir été équipé de deux prothèses des jambes, il est en mesure de marcher sans aide et même d’aller à l’école sur une bicyclette achetée grâce à un financement de l’UNICEF.

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© UNICEF/2004/Thomas
Un signe démarque la limite d'un champs miné près de Pailin, Cambodge

Tout en travaillant à aider les victimes des mines et des engins non explosés, l’UNICEF estime que l’éducation sur les risques des mines constitue une  stratégie essentielle afin d’empêcher que davantage d’enfants ne soient tués ou blessés.

En collaboration avec des partenaires locaux, l’UNICEF finance et fournit des moyens à des jeunes de moins de vingt ans pour qu’ils montent des spectacles et les interprètent. Des enfants plus jeunes sont avertis grâce à ces spectacles du danger des mines et des engins non explosés.

L’UNICEF finance également des cinémas itinérants qui attirent le public en montrant des films gratuitement, les enfants et leurs parents étant ensuite incités à suivre un cours sur la sécurité.

« Bien qu’un bon nombre de secteurs soient délimités, les enfants ont tendance à y pénétrer, voila pourquoi tant d’enfants sont victimes de mines antipersonnel, » a déclaré Rodney Hatfield, le Représentant de l’UNICEF au Cambodge.

Mme Carol Bellamy, la Directrice générale de l’UNICEF, va participer au prochain Sommet de Nairobi pour un Monde sans mines avec Nikola Kokorus, qui a 14 ans. Nikola vient de Bosnie et il a perdu une main lors de l’explosion d’une mine antipersonnel, alors qu’il n’avait que trois ans. Il va lancer personnellement un appel au nom de Lay Sokhum et de toutes les autres victimes de mines antipersonnel où que ce soit dans le monde pour que tous les pays adoptent le Traité sur l’interdiction des mines, qui interdit l’emploi, le stockage et la production de mines antipersonnel.

Jusqu’à présent, 144 États au total ont ratifié cet accord, qui est entré en vigueur en 1999.


 

 

Vidéo (en anglais)

24 novembre 2004 - Dan Thomas fait un reportage sur les efforts du Cambodge pour protéger les enfants des mines terrestres

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26 novembre 2004 - Sir Roger Moore parle sur les mines terrestres

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Audio (en anglais)

24 novembre 2004 - Lay Sokhum âgé de 14 ans parle sur comment il a perdue ses deux jambes à cause d'une mine terrestre
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