Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

Miser sur l’innovation pour mettre fin à la violence envers les enfants

Le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake, et le Défenseur des enfants affectés par le guerre, Ishmael Beah, en train de s’exprimer pendant le débat « Rendre l’invisible visible : le recours à l’innovation pour #METTRE fin à la violence envers les enfants » lors du Sommet pour le bien social 2013 se déroulant à New York.  Regarder dans RealPlayer

 

Par Marissa Aroy

« Vous pouvez changer les choses pour le mieux en envoyant des tweets, en suivant ce débat, » a dit le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake. Il a montré un t-shirt sur lequel est imprimé le hashtag #ENDViolence (#METTRE fin à la violence)

NEW YORK, États-Unis d’Amérique, 25 septembre 2013 – Avec une longue liste de dirigeants, de célébrités et d’innovateurs, et en tant que l’une des rares manifestations publiques de la semaine des Nations Unies, le Sommet pour le bien public s' est déroulé en ligne simultanément dans plus de cent pays, attirant les branchés du numérique socialement engagés. 

Ce quatrième sommet annuel a réuni des personnes d’horizons très divers venues participer à trois journées exceptionnelles de discussions consacrées à  l’environnement numérique d’aujourd’hui. Le thème de la plupart des débats a été l’innovation et le bien social : où tentons-nous d’aller d’ici 2030 et comment les outils numériques peuvent-ils nous aider à y parvenir ?    

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2013-0715/Markisz
Anthony Lake et Ishmael Beah. « Il y a tant de violence visant les enfants, a dit Ishmael Beah. Ce sont les plus vulnérables au sein de la société et personne ne les protège. Ceci doit cesser. »

Rendre  visible l’invisible

Le 24 septembre, le troisième jour du sommet, l’UNICEF a participé au débat « Rendre l’invisible visible : miser sur l’innovation pour #METTRE fin à la violence envers les enfants ». Parmi le public figuraient des blogueurs, des tweeteurs et différents auteurs de contenu pour médias sociaux à New York ainsi qu’une large audience internationale suivant la diffusion en flux continu, par tweets et mises à jour en temps réel. 

Le Directeur général, Anthony Lake, a discuté des raisons pour cette nouvelle initiative de l’UNICEF destinée à mettre fin à la violence envers les enfants. « Je pense, en ce qui me concerne, que c’est seulement la simple colère… Dans le monde, il y a probablement 150 millions de filles qui sont victimes d’abus sexuels, d’exploitation. Pour les garçons, c’est 70 millions. De même, il y a plus d’un million d'enfants qui sont victimes de la traite. »  

Anthony Lake s’est tourné vers Ishmael Beah, auteur et porte-parole des droits de l’homme,  assis à sa droite. « Il y a les enfants soldats… Tout ceci vous met en colère ». À l’âge de 13 ans, Ishmael Beah a été recruté par la force pour faire la guerre dans son pays natal, le Sierra Leone. Depuis 2007,  il est Défenseur pour l’UNICEF des enfants affectés par la guerre.

« Mais l’émotion n’est pas suffisante,  a souligné Anthony Lake. Si l’indignation n’est pas suivie d’action, on fait vraiment semblant. » Il a ajouté : « Même au-delà des objectifs de l’initiative qui sont d’inciter les gouvernements, les communautés et les familles à apporter leur soutien à l’élimination la violence envers les enfants,  nous avons besoin avant tout d’un changement de culture dans le monde entier. De changer une culture qui dit que c’est bien de faire ces choses, une culture qui dit “Je ne veux pas en parler parce que cela représente une menace ou parce que c’est tout à fait inacceptable ”. » 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2013-0713/Markisz
De gauche à droite, les personnes ayant participé au débat : Ishmael Beah ; Anthony Lake ; le journaliste et écrivain Jimmie Briggs ; la co-fondatrice et directrice de HarassMap, Rebecca Chiao ; et le PDG et co-fondateur de Freewebs, Haroon Mokhtarzada.

La période la plus difficile pour être enfant

Le modérateur, Haroom Mokhtarzada,  qui est PDG et co-fondateur de Freewebs, a interrogé Ishmael Beah sur la violence qu’il a subie lorsqu’il était enfant et sur la violence qu’il observe autour de lui, là où il vit actuellement, aux États-Unis d’Amérique.  

« Il y a un type de violence qui a été révélée au monde entier : par exemple, il y a le problème des enfants soldats et les gens sont aujourd’hui au courant. Mais, en profondeur, il y a des choses dont personne ne parle, a dit Ishmael Beah. Par exemple, beaucoup de jeunes femmes qui sont recrutées de force pour devenir enfant soldats sont aussi victimes d’abus sexuels et sont retenues prisonnières. Et quand vous voyez les réfugiés qui sont détenus dans d’autres pays, leurs droits sont bafoués. »

Ishmael Beah a ajouté qu’aujourd’hui était la période la plus difficile pour être enfant, où que ce soir dans le monde. « Il y a tant de violence visant les enfants, » a-t-il dit. « Ce sont les plus vulnérables au sein de la société et personne ne les protège. Cela doit cesser. Autrement, vous façonnez une génération à qui, partout dans le monde, ne sait pas du tout ce que signifient les valeurs éthiques et morales à cause des expériences qu’elle a vécues. »

Le journaliste et écrivain Jimmie Briggs, qui a amplement écrit sur les effets de la guerre sur les enfants et sur les enfants associés aux forces et aux groupes armés, et Rebecca Chiao, co-fondatrice et directrice de HarassMap, une cartographie sociale du harcèlement sexuel et de la violence en Égypte, ont également participé au débat.

Le Sommet pour le bien social est la principale manifestation consacrée aux médias sociaux se déroulant pendant la semaine des Nations Unies. Ce sommet accueille des centaines de spécialistes des nouveaux médias pendant une durée de plusieurs jours, présentant les exposés par des entrepreneurs de premier plan, des représentants de gouvernements et des militants se consacrant à la promotion du bien public et du développement.


 

 

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