Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

Le but de la réunion est de garantir que la violence à l’encontre des enfants soit prise en compte dans le programme de développement pour l’après-2015

Par Chris Niles

La réunion qui s’est tenue au Siège de l’UNICEF à New York visait à garantir la prise en compte de la violence à l’encontre des enfants dans le programme de développement après l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le développement en 2015.

NEW YORK, États-Unis, 26 mars 1013 – Les experts internationaux se sont réunis au siège de l’UNICEF le 25 mars pour trouver les moyens de plaider plus efficacement en faveur de la prise en compte de la violence à l’encontre des enfants.

(Vidéo en anglais) Reportage de la correspondante de l’UNICEF Chris Niles sur la réunion de haut niveau visant à rehausser l’importance du problème de la violence à l’encontre des enfants.  Regarder dans RealPlayer

 

La réunion de haut niveau, intitulée « Prévention de la violence à l’encontre des enfants et sa place dans le programme pour l’après-2015 », était coprésidée par les Gouvernements du Canada et du Libéria. Le but était de garantir la prise en compte explicite de la violence à l’encontre des enfants dans le programme de développement après l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le développement en 2015.

« Face à une pandémie »

Margaret Biggs, la présidente de l’Agence canadienne de développement international, a expliqué aux autres participants que des millions d’enfants étaient victimes de différentes formes de violence, que ce soit le travail dangereux des enfants, le trafic d’enfants ou la violence familiale.

« Des millions d’autres enfants courent le risque d’être impliqués dans les pires formes de travail des enfants, exploitation sexuelle, trafic et autres formes de violence. Plus de 150 millions de filles âgées de moins de 18 ans ont été victimes de violence sexuelle », a-t-elle ajouté.

« Les chiffres sont alarmants. Nous nous trouvons face à une pandémie et nous ne le savons pas encore », a déclaré Neil Boothby, Conseiller spécial du Gouvernement des Etats-Unis et Coordinateur principal auprès de l’Administrateur de l’USAID pour les enfants dans l’adversité.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Video
La réunion a été informée que la violence à l’encontre des enfants laisse non seulement des séquelles durables (les enfants victimes de la violence ont moins de chances de réussir à l’école et sont plus susceptibles d’adopter des comportements à risque), mais elle a aussi un impact important sur le développement économique.

Un manque considérable de données

Martin Mogwanja, Directeur général adjoint de l’UNICEF, a expliqué à ses interlocuteurs que la violence à l’encontre des enfants, sous toutes ses formes, est extrêmement difficile à mesurer dû à un manque considérable de données.

Il a ajouté : « Bien plus de 25 % des enfants déclarent être victimes de violences physiques. Mais, malheureusement, seul un petit nombre de ces enfants maltraités (moins de 10 %) entrent réellement en contact avec les autorités chargées de la protection de l’enfant. Et cela, même dans les pays à revenu élevé ».

La réunion a été informée que la violence laisse non seulement des séquelles durables (les enfants victimes de la violence ont moins de chances de réussir à l’école et sont plus susceptibles d’adopter des comportements à risque), mais elle a aussi un impact important sur le développement économique.

« La violence à l’encontre des enfants ralentit le développement économique et affaiblit le capital humain et social », explique Marta Santos Pais, la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants.

Vers une approche holistique et systémique

En 2006, le Secrétaire général des Nations Unies a publié un rapport sur la violence à l’encontre des enfants. Il s’agissait du premier rapport de ce genre à envisager une vision globale de l’étendue du problème.

L’UNICEF et ses partenaires tentent de montrer la pertinence d’une approche holistique et systémique pour traiter cette question.

« Nous avons les bases. Nous avons le cadre. Nous savons ce qu’il faut faire », a affirmé Mme Biggs.


 

 

Focus: la violence et les enfants

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