Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

Les Engagements de Paris sur les enfants soldats obtiennent davantage de soutien parmi les États Membres de l'ONU

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La Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman intervient lors de la réunion ministérielle sur le suivi de la mise en œuvre des Engagements de Paris concernant les enfants associés aux forces et aux groupes armés.

Par Amy Bennett

NEW YORK, États-Unis, 30 septembre 2009 – Le travail difficile et essentiel de protection des enfants contre le recrutement par des forces ou des groupes armés a progressé cette semaine, plusieurs États Membres des Nations Unies ayant ajouté leurs noms aux Engagements de Paris.

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Adoptés en février 2007, les Engagements de Paris sont l'expression d'une forte détermination internationale destinée à empêcher le recrutement des enfants et à mettre en relief les actions que peuvent prendre les gouvernements pour protéger les enfants touchés par les conflits. Un document connexe, les Principes de Paris, définit les directives pratiques en vue de la réintégration durable des ex-enfants soldats.

Au total, 84 États ont à ce jour approuvé les engagements. Les derniers signataires sont l'Albanie, la République centrafricaine, l'Érythrée, la Guinée, la Jamaïque, le Liechtenstein, le Panama et le Sénégal.

Rencontre ministérielle à l'ONU

La veille au siège de l'ONU, la Mission permanente de la France, l'UNICEF et la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, ont organisé une réunion au niveau ministériel sur les Engagements de Paris et les Principes de Paris. Une discussion sans détours s'y est déroulée sur les expériences tirées depuis l'adoption des engagements.

« Le soutien aux Principes de Paris et les récents appuis apportés aux Engagements de Paris montrent que la communauté internationale s'est mobilisée pour mettre un terme à ce phénomène insupportable, » a déclaré le Ministre d'État français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet.

Les enfants sont utilisés dans les conflits armés par plus de 50 groupes dans le monde entier. Leur libération et leur réintégration, ainsi que la protection des autres enfants vulnérables touchés par les conflits, restent un sujet de graves préoccupations pour la communauté internationale.

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La Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy et le chef de la délégation du CICR à l'ONU Walter A. Füllemann s'expriment au nom du groupe directeur des Principes de Paris.

Moyens de réintégration

Chacun des participants à la réunion de la veille a parlé de la nécessité de consacrer davantage de moyens aux programmes en faveur d'une réintégration à long terme.

« Il est important que tous les enfants, qu'ils aient rejoint un groupe armé par la force ou à cause des circonstances, aient accès à l'aide indispensable qui leur permettra de se réintégrer et de mener des vies autonomes et productives, » a déclaré la Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman. « La réintégration des enfants est un processus à long terme et il ne peut réussir que s'il est durable, inclusif et s'effectue au niveau de la communauté. »

Radhika Coomaraswamy, la Représentante spéciale, a noté qu’au niveau politique, les Engagements de Paris bénéficiaient d’une forte détermination, ce qui permettra de renforcer le cadre mondial existant de protection des enfants.

« Nous devons faire passer un message fort : celui que les enfants doivent être sauvés, » a-t-elle dit.

Une alternative viable

Dans le contexte de conflit armé, ramener un enfant à sa vie antérieure est un processus complexe. Plus complexe encore est la difficulté de ramener l'enfant à une vie qui offre une alternative viable  à un nouveau recrutement par des forces ou un groupe armés.

« Les enfants qui s'engagent volontairement le font souvent parce que c'est pour eux la meilleure option, » a dit le chef de la délégation auprès de l'ONU du Comité international de la Croix-Rouge, Walter A. Füllemann, s'exprimant au nom du groupe directeur des Principes de Paris. « Ce peut être un moyen d'échapper aux inégalités, de pouvoir manger, de gagner de l'argent, d'aider leurs familles, de se battre pour une cause ou de faire partie d'un groupe, d'être avec des gens comme eux. »

« Une fois à l'intérieur, ils croient peut-être toujours avoir fait un bon choix et pour certains cela peut sembler être le bon, » a-t-il ajouté. « Pour beaucoup, une fois à l'intérieur, ils se rendent compte directement des difficultés et des vrais dangers qu’ils courent dans une force ou un groupe armés. »


 

 

Vidéo (en anglais)

29 septembre 2009 : le reportage de la correspondante de l'UNICEF Amy Bennett sur la réunion ministérielle pour la mise en oeuvre des Engagements de Paris relatifs à l'utilisation des enfants dans les conflits armés.
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