Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

Le Conseil de sécurité de l'ONU discute du dernier rapport sur les enfants dans les conflits armés

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© UNICEF/NYHQ2008-1162/Markisz
Grace Akallo, défenseure des enfants et ex-enfant soldat, lors d'une conférence de presse en 2008 au siège de l'ONU annonçant la création du Réseau des jeunes gens victimes de la guerre. Elle y est retournée le 29 avril pour s'exprimer devant le Conseil de sécurité.

NEW YORK, Etats-Unis, 29 avril 2009 – Une ex-enfant soldat a fait le récit de son enlèvement et des sévices qui lui ont été infligés par un groupe armé rebelle, s'exprimant devant le Conseil de sécurité des Nations Unies alors que le celui-ci discutait du dernier rapport du Secrétaire général Ban Ki-moon sur les enfants dans les conflits armés.

Grace Akallo, âgée aujourd'hui de 29 ans, a expliqué que, alors qu'elle allait au lycée dans le nord de l'Ouganda, elle avait été enlevée avec de nombreuses autres éléves, sous la menace d'armes par l'Armée de résistance du Seigneur, agressées sexuellement puis obligées de devenir soldats.

Adhésion à la loi internationale

L'appel lancé par Grace Akallo au Conseil de sécurité – pour que les auteurs de violences sexuelles soient arrêtés et punis - fait écho aux remarques du Secrétaire général et à celles de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, ainsi qu'à celles de la Directrice générale de l'UNICEF, Ann M. Veneman.

« Des millions d'enfants continuent à être victimes des conflits armés dans le monde entier, » a déclaré Ann M. Veneman. « L'adhésion à la loi humanitaire internationale et au respect des droits de l'enfant doit être renforcée. »

Ann M. Veneman a aussi soulevé la question des attaques contre les écoles et les divers établissements au service des enfants.

Viser les récidivistes

Le rapport du Secrétaire général recommande que les groupes commettant des violences sexuelles et d'autres violations sérieuses contre les enfants soient cités dans les rapports à venir, parallèlement à ceux actuellement cités pour pratiquer le recrutement d'enfants.

Le rapport, qui est publié chaque année, contient la description d'incidents dans 20 pays. Il définit des violations graves comme le recrutement et l'utilisation des enfants dans les conflits armés, le meurtre et la mutilation, le viol et d'autres formes graves de violence sexuelle, les enlèvements, les attaques contre les écoles et les hôpitaux ainsi que l’interdiction d’accès à l'aide humanitaire pour les enfants.

Radhika Coomaraswamy a aussi appelé le Conseil de sécurité à s'assurer que ses mots ne restent pas que de simples gesticulations sans conséquence. Dans ce but, elle a recommandé que le conseil discute de mesures visant les récidivistes.


 

 

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