Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

À la Journée universelle de l’enfant, l’accent est mis sur les effets de la guerre

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© UNICEF/NYHQ2008-1159/Markisz
Présents lors du lancement du Réseau des jeunes affectés par la guerre, aux Nations Unies, à New York, le 20 novembre (de gauche à droite) : les anciens enfants soldats Ishmael Beah de Sierra Leone, Grace Akallo d’Ouganda et Kon Kelei du Soudan.

Par Roshni Karwal

NEW YORK, États-Unis, 21 novembre 2008 – Ishmael Beah, Grace Akallo et Kon Kelie ont tous les trois survécu à leur expérience d’enfant soldat. En parlant franchement de leurs souffrances et de la chance qu’ils ont eue de survivre, ils défendent efficacement la cause désespérée des enfants pris dans les conflits armés.

Hier, tous les trois étaient présents, pour la commémoration partout dans le monde de la Journée universelle de l’enfant. À cette occasion, l’UNICEF a fêté le lancement d’un nouvel organisme ayant pour objet de faire entendre la voix de ceux qui souffrent à cause d’un conflit. Cet organisme – le Réseau des jeunes affectés par la guerre (Network of Young People Affected by War – NYPAW) – a été créé par des jeunes  qui ont vécu eux-mêmes les terribles expériences auxquelles sont confrontés les enfants dans les zones de conflit.

Le lancement de ce réseau a été notamment marqué par une conférence de presse, qui a eu lieu aux Nations Unies à New York, donnée par la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, et l’Ambassadeur Giulio Terzi, de la Mission permanente de l’Italie auprès des Nations Unies, et l’UNICEF.
Le Réseau des jeunes affectés par la guerre a pour mission de sensibiliser la communauté internationale à la situation désespérée des enfants se trouvant dans une zone de conflit, de plaider pour qu’il soit mis fin aux hostilités et de proposer des modèles aux enfants qui luttent actuellement pour reprendre une vie normale après une guerre.
 
La guerre détruit l’enfance

«Chacun de ces jeunes a affronté personnellement une épreuve bouleversante », a fait observer la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman. « Ce nouveau réseau peut attirer l’attention sur les souffrances des enfants pris dans un conflit et montrer comment les jeunes eux-mêmes peuvent contribuer à refaire leur vie. »

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Journée universelle de l’enfant - Réunion sur les enfants dans les conflits armés. De gauche à droite : Giulio Terzi, Ambassadeur; Radhika Coomaraswamy, Représentante spéciale du Secrétaire général; et M. Saad Houry, Directeur général adjoint de l’UNICEF.

Dans le monde entier, il y a environ 250 000 enfants recrutés illégalement pour participer à des conflits armés en tant que soldats, messagers, espions, porteurs et cuisiniers. Ces enfants, envoyés malgré eux au combat, sont souvent placés de force en première ligne ou en avant des troupes aguerries, dans les champs de mines. Certains sont utilisés dans des attentats suicides à la bombe. et ils sont couramment victimes de violences sexuelles.

Outre ceux qui sont enrôlés directement dans ces conflits, il y a un nombre énorme d’enfants qui ont été témoins des horreurs de la guerre dans les 42 pays où se sont déroulés, entre 2002 et 2006, des conflits violents et de grande intensité.

« De la République démocratique du Congo à la Bande de Gaza, et de l’Afghanistan à la Somalie, trop d’enfants souffrent des conséquences des conflits», a déclaré Mme Coomaraswamy. «La guerre bafoue chacun des droits de l’enfant. Chacun d’entre nous a un rôle à jouer pour mettre fin à ces violations. Nous ne pouvons pas laisser la guerre continuer à détruire l’enfance. »


 

 

Vidéo (en anglais)

Le correspondant de l’UNICEF, Roshni Karwal, décrit le lancement, aux Nations Unies, du Réseau des enfants affectés par un conflit armé.
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