Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

La violence contre les enfants : l’UNICEF crée un réseau d’appui aux enfants au Moldova

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L’UNICEF aide à la protection des enfants comme Corina Stamate, de 15 ans, victime de la violence et de l’abus.

Par Dan Thomas

CHISINAU, Moldavie, 28 juin 2005 – Les efforts, soutenus par l’UNICEF, en vue de modifier la démarche de la Moldavie vis-à-vis de la protection de l’enfant, s’inscrivent dans le cadre d’une campagne mondiale de protection des jeunes victimes contre les sévices. On va insister sur cette question à la Consultation sur la violence contre les enfants en Europe et en Asie centrale, qui doit avoir lieu en Slovénie début juillet.

L’UNICEF joue un rôle clé au Moldova grâce à la création d’équipes pluridisciplinaires qui recensent des cas de maltraitance, de violence et d’abandon à l’encontre des enfants, et font un travail de prévention en la matière, dans le but d’accompagner la promulgation de nouvelles lois et d’améliorer la législation existante.

Par exemple, lorsque Corina Stamate, une adolescente moldave de quinze ans, a signalé à la police que son père battait sa mère ainsi que ses frères et sœurs, on ne l’a pas écoutée. Le frère de son père était policier. Quand elle a écrit à l’UNICEF en faisant état de cette maltraitance, la réponse a été immédiate.

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Les enfants recoivent du soutien psychologique au centre de prévention des mauvais traitements envers les enfants à Chisinau.

Kirsten Di Martino, responsable de la protection de l’enfance à l’UNICEF, déclare que « l’UNICEF a le devoir d’intervenir lorsqu’on porte à sa connaissance des cas de violence contre les enfants. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés sans réagir ».

« S’il vous plaît, aidez-nous ! » écrivait Corina dans sa lettre. « Nous ne voulons pas mourir. Nous tremblons au moindre bruit ! »  Elle a indiqué de quelle manière son père avait cassé le bras et la mâchoire de sa mère, et lui avait cassé des dents. Les enfants étaient souvent traînés par les cheveux dans la maison. « Nous n’étions plus des êtres humains », a-t-elle écrit.  L’UNICEF a soumis le cas de Corina et de sa famille au Centre de prévention des mauvais traitements envers les enfants – un organisme axé sur la collectivité, qui dispose d’une équipe spécialisée de psychologues, de travailleurs sociaux et de juristes.On a procuré aux enfants un logement provisoire et un soutien psychologique; la mère a été placée dans un foyer pour femmes battues ; puis le maire d’un village voisin a aidé à l’installation de la mère et des enfants dans une nouvelle maison.

Plus tard, lors d’une visite de suivi effectuée par l’UNICEF, Corina a eu ces paroles : « Je suis différente car je sais ce que c’est que de vivre sans amour et sans parents, sans être prise dans les bras et sans un baiser ».

La Consultation sur la violence contre les enfants en Europe et en Asie centrale est l’une des neuf consultations ayant lieu dans le monde. L’ensemble de ces conférences va fournir des informations pour l’étude du Secrétaire général des Nations Unies sur la violence contre les enfants, qui doit être achevée en 2006.


 

 

Vidéo (en anglais)

8 avril 2005 :
Le correspondant de l’UNICEF, Dan Thomas, décrit le travail de protection de l’enfant effectué au Moldova par l’UNICEF avant la Consultation sur la violence contre les enfants en Europe et en Asie centrale, qui doit se tenir en Slovénie au mois de juillet de cette année.

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