Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

Les enfants prennent la parole contre la violence

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Des délégués de la jeunesse à la conférence.

Par Lucy Ashton

LE CAIRE, 29 juin 2005 – Des enfants parlent haut et fort à la Conférence sur la violence contre les enfants, qui se tient au Caire et que parrainent les Nations Unies. Des jeunes, 27 garçons et filles, parlent franchement  face à plus de 200 délégués. Ils proclament la nécessité de mettre fin maintenant à toute forme de violence à l’encontre des enfants, qu’elle intervienne à la maison, à l’école ou dans la rue.

Les jeunes, représentant neuf pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ont apporté à ces trois jours de conférence sincérité, honnêteté et souvent une perspective tout à fait personnelle. Ils parlent courageusement, en particulier lorsqu’ils font la description de leur propre expérience.

« Dans mon école, les enseignants punissaient les élèves en les laissant debout au soleil jusqu’à ce qu’ils s’écroulent », s’est rappelé un participant de 17 ans à la conférence. « Nous devions également nous asseoir sur nos pieds de telle sorte que nos jambes s’engourdissent et nous fassent vraiment mal ». Il a dit qu’avec de tels sévices les enfants en venaient à haïr l’école et leurs enseignants.

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Une fille parle haut et fort contre la violence.

Sur un grand écran, les délégués ont regardé un film d’animation intitulé « La rébellion des baguettes », réalisé par des enfants en Haute-Égypte. Le film montrait un maître d’école se servant d’une baguette pour taper sur les mains de ses élèves – punis pour avoir discuté en classe du résultat d’un match de football.

En dehors des salles de réunion également, les enfants ont été actifs, enregistrant des réactions vis-à-vis du film, réalisant des entretiens avec des délégués et contactant les médias.

« On rencontre la violence dans chaque école, chaque famille et chaque rue. Jusqu’à présent, nous avons fermé les yeux »,” a dit Aya Lekhyari, de Tunis, qui a 17 ans. « Chaque enfant a le droit de vivre en paix, sans violence. Sinon, il deviendra violent lui-même ».

« Pourquoi y a-t-il tant de conférences comme celle-là alors qu’il y a si peu de résultats concrets ? » a demandé un jeune Yéménite, sous un tonnerre d’applaudissements.

Une question qui devrait inciter les délégués – les adultes tout comme les enfants – à trouver les moyens de mettre fin à la violence contre les enfants, une fois pour toutes.


 

 

Vidéo (en anglais)

29 juin 2005:
Lucy Ashton rend compte depuis Le Caire de la participation des enfants à la Consultation sur la violence contre les enfants dans la région de l’UNICEF Moyen-Orient et Afrique du Nord.

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