Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

Protection de l'enfant contre la violence, l'exploitation et les abus

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2010-1160/Riccardo Gangale

Tous les enfants ont le droit d’être protégés contre la violence, l’exploitation et les sévices. Malgré cela, des millions d’enfants à travers le monde et de tous les milieux socio-économiques, de tous les âges, de toutes les religions et de toutes les cultures souffrent quotidiennement de sévices, d’exploitation et de violence. Des millions d’autres enfants sont à risque.

Certaines filles et certains garçons sont particulièrement vulnérables en raison de leur sexe, de leur race, de leur origine ethnique ou de leur statut socio-économique. De plus, les enfants handicapés (children with disabilities), orphelins (orphaned), appartenant à des groupes indigènes, des minorités ethniques ou d’autres groupes marginalisés sont particulièrement vulnérables. D’autres risques encourus par les enfants sont associés avec la vie et le travail dans la rue, la vie dans un établissement institutionnel (living in institutions) en détention (detention), ainsi que dans des communautés où les inégalités, le chômage et la pauvreté sont fortement concentrés. Les catastrophes naturelles, les conflits armés et les déplacements de population (displacement) peuvent présenter des risques supplémentaires pour les enfants. Les enfants réfugiés, déplacés à l’intérieur de leur propre pays et les enfants migrants non accompagnés font aussi partie des  populations exposées. La vulnérabilité est aussi associée à l’âge, les enfants les plus jeunes sont le plus à risque par rapport à certaines formes de violence et ces risques changent avec leur âge.

Violence, exploitation et sévices sont souvent le fait de quelqu’un connu de l’enfant : parents, autres membres de la famille, aidants naturels, enseignants, employeurs, autorités policières, acteurs étatiques et non étatiques ainsi que les autres enfants sont tous d’éventuels responsables. Seule une faible proportion des actes de violence et d’exploitation et des sévices sont signalés et font l’objet d’une enquête, et peu d’auteurs de ces crimes sont obligés de rendre compte de leurs actes.

Violence, exploitation et sévices peuvent avoir lieu à la maison, en famille, à l’école (schools), dans le système d’assistance publique et le système judiciaire ainsi que dans les communautés, quel que soit le contexte, y compris les situations résultant de conflits et de catastrophes naturelles. De nombreux enfants sont exposés à diverses formes de violence, d’exploitation et de sévices, y compris à des sévices sexuels et à l’exploitation sexuelle, à la violence armée, à la traite des êtres humains, au travail des enfants, à la violence sexospécifique (sexual abuse and exploitation, armed violence, trafficking, child labour, gender-based violence), aux brimades (voir le document de l’UNICEF,  Trop souvent en silence (Too often in silence), 2010), à l’intimidation par l’Internet, à la violence de gang, à l’excision/la mutilation génitale féminine, au mariage précoce (female genital mutilation/cutting, child marriage), à une discipline physique et émotionnellement violente et à d’autres pratiques néfastes.

Tout indique que la violence, l’exploitation et les sévices peuvent avoir des effets négatifs sur la santé physique et mentale d’un enfant à court terme comme à long terme, affaiblissant sa capacité d’apprendre et de nouer normalement des rapports sociaux, et ayant des conséquences néfastes sur son passage à l’âge adulte qui se répercuteront plus tard dans sa vie.


 

 

Recherche