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PROGRÈS POUR LES ENFANTS: UN MONDE DIGNE DES ENFANTS, BILAN STATISTIQUE Voir les numéros précédents >

Attitudes face à la violence familiale

Attitudes face à la violence familiale

Cible définie dans Un monde digne des enfants : protéger les enfants contre toutes les formes de maltraitance, de délaissement, d’exploitation et de violence

La violence familiale est la plus courante forme de violence contre les femmes. Des enquêtes sur les ménages ont été menées dans 57 pays pour déterminer les attitudes envers la violence familiale. Lorsqu’on leur demande leur opinion, la moitié en moyenne des filles et des femmes de 15 à 49 ans répondent que les coups donnés à une femme par son mari ou partenaire se justifient en certaines circonstances.

La violence familiale affecte le bien-être des femmes et la santé, la nutrition et l’éducation des enfants qui en sont victimes et des enfants qui en sont les témoins. Dans le contexte de l’inégalité des sexes, la réponse des femmes à la maltraitance témoigne du manque relatif d’options dont elles disposent pour faire évoluer la relation ou y mettre fin et l’évaluation qu’elles font de la meilleure manière de se protéger, elles et leurs enfants.

Pour mettre fin à cette violence, il faut modifier les attitudes qui permettent ces mauvais traitements, développer des cadres juridiques et politiques les interdisant et les réprimant et améliorer l’accès des femmes aux ressources économiques et des filles à l’éducation.

 

L’ÉVOLUTION DE L’ATTITUDE DANS SEPT PAYS

Pourcentage de filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont répondu qu’un conjoint ou un partenaire est en droit de frapper ou battre sa conjointe, en certaines circonstances (autour de 2000 et autour de 2005 dans sept pays aux tendances comparables)

 

LES ATTITUDES DES FEMMES FACE À LA VIOLENCE FAMILIALE

Pourcentage de filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont répondu qu’un conjoint ou un partenaire est en droit de frapper ou battre sa conjointe, en certaines circonstances (1999–2006)

 

LE FAIT QUE LES ENFANTS SOIENT NÉGLIGÉS EST LA RAISON INVOQUÉE LE PLUS SOUVENT PAR CELLES QUI JUSTIFIENT LES COUPS CONTRE LES ÉPOUSES

Pourcentage de filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont répondu qu’un conjoint ou un partenaire est en droit de frapper ou battre sa conjointe en certaines circonstances (1999–2006)

 

LES FILLES PLUS ÂGÉES ET LES FEMMES PLUS JEUNES SONT UN PEU PLUS ENCLINES QUE LES FEMMES PLUS ÂGÉES À RÉPONDRE QUE LES COUPS CONTRE UNE ÉPOUSE PEUVENT SE JUSTIFIER

Pourcentage de filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont répondu qu’un conjoint ou un partenaire est en droit de frapper ou battre sa conjointe dans certains cas, par groupe d’âge (1999–2006)

 

Source des chiffres cités sur cette page : bases de données mondiales de l’UNICEF, 2007, sur la base des estimations disponibles les plus récentes des EDS, MICS et d’autres études nationales réalisées dans 57 pays pendant la période 1999–2006. En Égypte, en Somalie et au Turkménistan, seules des femmes mariées ou qui l’avaient été ont été interrogées; au Tadjikistan, seules des femmes mariées ou en union ont été interrogées. La ventilation par groupes d’âges repose sur les données d’une enquête réalisée dans 55 pays. Réponses des femmes aux mauvais traitements : OMS, Rapport mondial sur la violence et la santé, 2002.